Monday, 10 September 2018

Au-dessus, en-dessous et autour d'une séance de shiatsu


La deuxième vidéo de la série est en ligne. Elle montre en quelques minutes ce qui peut se passer pendant une séance de shiatsu, comme on ferait une démo rapide à un public de passage. C’est son but. 

On peut expliquer le shiatsu de multiples façons. Mais, quelle que soit l’explication, longue ou courte, rien ne remplacera jamais le ressenti. Les mains se posent, et alors seulement, on comprend, avec tout le corps. 

C’est pourquoi nous devons donner un grand nombre de séances, de démos… afin de toucher le plus grand nombre et de faire ainsi beaucoup de bien autour de nous.



En complément, il m’a semblé intéressant d’explorer ce qu’il peut y avoir autour d’une séance de shiatsu : verticalement, horizontalement et dans toutes les directions. Car de même que dans un film, il y a des plans, en séance, nous sommes traversés par, reliés et connectés à différentes dimensions. Nous sommes certes deux, mais en interrelation.

Donc : zoom arrière.


Vertigineuse verticalité


Humains, nous sommes situés entre Ciel et Terre. Les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles, dit-on.

J’ai dans mon cabinet une calligraphie de Maître Ohashi avec le signe « hito », être humain. Ainsi ai-je en permanence sous les yeux que nous nous inscrivons dans le plan vertical et que nous formons le lien entre le Ciel et la Terre.

Dans les articles précédents, nous avons vu tout le sens qu’il y a à analyser les kanji, les idéogrammes. Que voit-on dans le kanji de l’homme ? L’interprétation « le lien entre le Ciel et la Terre » est bien correcte, mais pas nécessairement la visualisation que l’on peut en avoir. 

L’évolution du Kanji dans le temps est trompeuse. Ce ne sont en effet pas deux jambes posées sur le sol et un être sans tête qui sont représentés, mais une personne de profil, avec les bras inclinés à 45°, comme nous le montre la graphie ancienne.  C’est comme si on voyait quelqu’un à distance sur la rue ou dans les champs.

Donc, l’Homme, c’est cette créature redressée qui, considérée à distance, ne peut être confondue avec un quadrupède. « A distance » fait penser à certaines peintures chinoises où il y a toujours dans un magnifique paysage un humain minuscule, qui n’est pas l’essentiel de la peinture. Cherchez-le sur cette peinture. 

La connexion entre Ciel et Terre n’est pas une raison pour se mettre en avant, se grandir et occuper tout le tableau. L’homme, dans sa petitesse, est toutefois un élément indispensable du Tout. Question de perspective.


Pour dire « grand », d’ailleurs, le kanji est aussi un homme, vu de face cette fois,  qui écarte les bras pour indiquer la grandeur autour de lui. 



Ce n’est pas l’homme qui est grand, mais son ressenti de la grandeur du monde qui l’entoure. 

Faites l’exercice de lever les bras au dessus de la tête et de les étendre à l’horizontale, jusqu’à tenter de toucher l’horizon de chaque côté, et vous ressentirez cette ouverture de la poitrine et cette extension des bras à l’infini… C’est cela, la sensation de « grand ». Face à un beau paysage, c’est magique.


Et pour dire « le Ciel », on rajoute un trait au-dessus, comme pour dire, voilà, c’est le sommet, il n’y a pas plus grand que cela.


Les Chinois décrivent le Ciel et la Terre comme étant les limites supérieure et inférieure du monde manifesté, par rapport à l’Homme, observateur et nécessairement à la place centrale. Notre place est donc bien « entre Ciel et Terre ».

Suivre les lois du Ciel et de la Terre


« Tout vient du Ciel et le Ciel commande », dit-on. D'un point de vue cosmique, c’est évident. Le Ciel n’a pas besoin de la Terre ni de l’Homme, mais la Terre et l’Homme ont besoin du Ciel et des énergies cosmiques. Le Ciel est le don total et désintéressé. Le Soleil envoie ses rayons sans rien attendre en retour.

Si l’Empereur de Chine était appelé le fils du Ciel, c’est parce qu’il était en charge des affaires du Ciel. Il devait accomplir les mouvements rituels garantissant le maintien de l’harmonie de l’Univers. L’Empereur du Japon est toujours désigné du nom de Tennô, Empereur céleste.  


Et donc, il n’est d’autre « DO », d’autre Voie pour l’Homme que de suivre le mouvement éternel du Ciel et de la Terre. Si nous pratiquons cela, selon la discipline qui nous convient le mieux, nous faisons partie de l’harmonie de l’Univers. L’état actuel du monde montre ce que cela donne quand nous ignorons les lois de la Nature.

Bernard Bouheret, dans ses stages, parle souvent du Ciel dans la pratique du shiatsu. Le donneur a la tête ouverte au Ciel. « Le Ciel est touché par les hommes sincères ». Et oui, on peut appeler le Ciel en travaillant, dans un moment compliqué ou en demande d’inspiration : tout de suite la qualité de l’énergie change. Appeler le Ciel n’implique pas d’appeler l’une ou l’autre puissance céleste, mais de s’aligner, de s’ouvrir et de laisser passer l’énergie du Ciel.

Si nous parcourons l’axe Ciel/Homme/Terre, nous voyons que le Ciel est qualité, la Terre est quantité. La Terre est la manifestation, la matière en transformation perpétuelle et l’impermanence. L’Homme a pour mission de nourrir la Terre et d’observer le Ciel. Les deux énergies, ascendante Terre et descendante Ciel, se réunissent en l’Homme. C’est pourquoi on peut dessiner le symbole de l’Infini au niveau de l’Homme.

Le point ES 25, commun au méridien de l’Estomac et au vaisseau Ceinture (croisement axe vertical et horizontal), ne s’appelle pas pour rien « Tensu » - Charnière Céleste. C’est le point du corps où l’énergie du Ciel va au plus bas. C’est également le point BO du Gros Intestin. On pourrait se croire au cœur de la matière, mais il y a là encore une parcelle d’énergie céleste.

Le Ciel et la Terre se rejoignent en l’Homme. Cette subdivision ternaire « Terre-Homme-Ciel » se retrouve à tous les niveaux, comme l’indique le docteur Serge Desportes dans ses excellents livres. La structure ternaire est la plus fondamentale des structures de l‘Univers.

Ainsi, le Ciel,  l’Homme et la Terre ont-ils chacun une subdivision Ciel/Homme/Terre. Il y a donc 9 subdivisions sur l’axe vertical, 9 niveaux hiérarchisés du temps. L’Homme a une partie Ciel et une partie Terre. Au centre, pile au chiffre 5 est « l’Homme de l’Homme ».




Retenons les chiffres 9 (3X3) et 5, ils vont nous intéresser pour la suite.  

Résumons :

  • Ciel : qualité, essence, temps, infini, cercle
  • Terre : quantité, substance, espace, fini, carré
  • Homme : concilie en lui tous les contraires, crée une différenciation ou polarisation dans l’Unité et participe des deux.




Se délecter des formes, être relié au Ciel



Comme le dit Alain Daniélou (dans « Shivaïsme et Tradition primordiale ») « l’espèce humaine est porteuse d’un double héritage : celui, génétique, de son être physique qui perçoit les formes extérieures et s’en délecte, mais fait aussi partie du décor et celui, initiatique, de la connaissance ».

N’est-ce pas ce que nous faisons en shiatsu ? Il y a la forme. Le shiatsu est très physique, nous touchons au plus concret. Nous faisons partie du « décor ». Le mot « délectation » est très approprié. Quand on se délecte, c’est tellement bon que l’on en ferme les yeux. A chaque fois, j’ai cette délectation à toucher, à pratiquer. C’est si bon ! Et en même temps, il y a cette dimension « initiatique », qui est du domaine du monde révélé, ce que nous savons, percevons de l’énergie qui en nous relie au Ciel.

Nous touchons à la fois au plus concret du plus concret et au plus subtil du plus subtil. C’est pour moi une des grandes spécificités du shiatsu : en touchant, on accède à tous les niveaux de l’énergie du corps, au sens très large. Se tenir dans l’axe vertical implique de faire sans cesse appel au tangible et à l’intangible, au génétique et à l’initiatique. Les deux sont indispensables. Y faire appel au moment opportun est notre privilège d’humains.

Elevés, mais au sol



Laissons le Ciel pour nous intéresser au Sol sous nos pieds et nos genoux.

Nous avons vu (article précédent dans ce blog) que le mot même shiatsu contient le Kanji de la Terre, toutefois dans sa dimension verticale : la pierre dressée, le mouvement Yin vers le haut, l’élan vers le Ciel.

Ce n’est pas cela que nous considérons ici, mais l’organisation de l’espace. Si le Ciel a pour symbole le cercle, la Terre est le carré.

Les anciennes pièces de monnaie chinoise (les sapèques de bronze) étaient rondes comme le Ciel avec un trou carré comme la Terre au milieu et représentaient donc un petit condensé de l’univers, avec une face vide (Yin) et une face où apparaissait en relief le nom du Fils du Ciel (Yang). (Cyril Javary, le Discours de la tortue). De plus, les deux idéogrammes du nom du Souverain étaient placés sur l’axe vertical, manifestant ainsi la dimension Ciel-Terre instituée pour le bien du peuple, tandis que  les caractères « monnaie » sur le plan horizontal sont le niveau des affaires humaines et des trésors en circulation. Ainsi, la modélisation de l’Univers était-elle rappelée en permanence à tout qui avait un sou en poche.

Ce symbole carré vient peut-être de la curieuse (et destructrice) propension de notre cerveau gauche à tracer des lignes droites et à clôturer pour s’approprier l’espace, alors que la Nature montre peu de lignes droites. Il faut à nouveau regarder le kanji de la rizière pour voir d’où cela vient. Et nous mettre dans la position centrale de l’observateur sédentaire cultivant son lopin de terre ou sa rizière, « TA ou DA », qui s’écrit comme ceci. 

Encore aujourd’hui, les écritures japonaises, kana et kanji, s’inscrivent strictement dans des carrés semblables. Pas de débordements dans l’organisation de sa feuille et du monde.

Cette propension à mettre la Terre au carré marque une rupture par rapport au Ciel. J’ai vu en effet au Japon à Takayama la reconstitution d’une rizière primitive, ronde avec un pieu au milieu. 

Le « Kurumada » était planté en cercles concentriques autour d’un pieu symbolisant les kami (axe vertical) et le riz planté de cette façon  leur était spécialement dédié. La nourriture céleste répond aux lois du Ciel, la nourriture terrestre aux lois de la Terre.

La subdivision en carrés va loin, puisque, nous dit Marcel Granet (« La pensée chinoise »), « Yu le Grand parcourut et mesura… arrangeant le sol qu’on put enfin mettre en culture, c’est-à-dire qu’on partagea en champs, lesquels étaient carrés et divisés en neuf carrés ».

D’où l’organisation de l’espace en huit directions cardinales et sous-cardinales, sans oublier le centre, où se trouve l’observateur, lieu de la pierre plantée.

Posés sur notre carré

Il y a peu de maisons circulaires, ou de pièces d’habitation circulaires. En shiatsu, nous travaillons au sol sur un tapis carré ou rectangulaire. J’utilise trois tatamis qui forment un « carré allongé ». Nous voici donc clairement inscrits dans cette antique spatialité. En général, nous nous mettrons au centre de notre tapis, pas au bord, et donc « au lieu de la pierre plantée ». Cette disposition satisfait sans doute notre besoin de nous situer précisément en un lieu, et permet, par ailleurs, comme le regard du paysan chinois de jadis, de nous tourner dans toutes les directions, de nous mouvoir autour de notre receveur.

Dans les 8 directions, rien n’est immobile. Tout, en nous et autour de nous, participe au mouvement perpétuel de l’Univers, à l’impermanence des phénomènes, à l’alternance Yin/Yang dynamique et cyclique, antagoniste et complémentaire. Cette impermanence génère 5 modes d’expression de l’énergie : ce sont les 5 mouvements.

5 mouvements

Deux Kanjis expriment l’idée des 5 mouvements. 五行

Le Kanji 5 nous intéresse par sa graphie ancienne, puisque 5 est le centre, l’endroit en l’Homme où, sur l’axe vertical, se rencontrent les énergies du Ciel et de la Terre (voir schéma plus bas).

Le Kanji de droite se compose de deux parties, à gauche « avancer le pied gauche pour faire un pas », à droite « ramener le pied droit ». Il s’agit donc bien de marcher, et d’ailleurs le verbe « aller », IKU, s’écrit de la même façon.

Il y a donc mouvement, dynamisme. Trop d’ouvrages mentionnent encore la traduction « 5 éléments », ce qui donne une idée fausse de matérialité statique (cfr. le tableau des éléments de Mendeleev).

Pas des élements, et pas 4

Dire 5 éléments génère d’ailleurs d’interminables discussions sur le fait qu’il n’y en a pas 5, mais 4, comme nous ont dit les Grecs. Il vaut mieux éviter une telle discussion, car elle contient pas moins de  quatre erreurs : 
  1. Nous venons de voir qu’il ne s’agit pas, étymologiquement, d’éléments dans la pensée orientale.
  2. La traduction « éléments » est tout aussi erronée concernant le système grec terre-eau-air-feu. Selon Marc Halevy, traduire 4 éléments n’est pas correct. La théorie d’Empédocle a découvert que tout ce qui existe peut s’offrir à l’expérience selon quatre modalités : Solide (terre)   Liquide (Eau) Gazeux (air) Lumineux (Feu)
     
  3. Certaines écoles grecques tenaient par ailleurs compte d’une cinquième modalité, (la fameuse quintessence) à savoir l’Ether, qui correspond au Ciel et qui a été évacué par la suite. Le lien au Ciel a été coupé, exactement comme dans l’évolution de la structure de la rizière.
  4. On ne doit pas opposer,on peut tout à fait raccorder le modèle grec à 4 et le modèle chinois à 5. Ainsi, Maud Ernoult, dans son « Manuel complet de médecine chinoise et de shiatsu », présente-t-elle comme suit le modèle d’Hippocrate.

    Dans sa théorie des humeurs, il observe le corps et l’esprit selon ces quatre modalités :

  • Air/Printemps/type sanguin – correspond au Bois
  • Feu/été/type colérique – correspond au Feu
  • Terre/Automne/type mélancolique – correspond au Métal
  • Eau/hiver/type lymphatique – correspond à l’Eau

Il est juste intéressant de constater que, dans les modèles grecs, une fois il manque le Ciel, une fois il manque la Terre au centre. L’Homme a vraiment perdu, au cours de son évolution, la conscience et la reconnaissance de sa connexion Ciel/Terre.  

5 mouvements, 5 chiffres, et de multiples déductions

Pratiquant le shiatsu, nous considérons qu’il y a bien 5 mouvements qui sont des caractéristiques de l’énergie. Il nous est en effet impossible de faire l'économie du centre, qui est la Terre : 

  1. Eau : conservation et écoulement vers le bas.
  2. Feu : chaleur et mouvement ascendant 
  3. Bois : croissance, impulsion 
  4. Métal : Décroissance, tendance à trancher et restreindre
  5. Terre : production, transformation  



Il y a une raison à l'attribution des chiffres.
  1. Un l’Eau car le fondement de toute manifestation
  2. Deux le Feu, car il est ambivalent (lumière et chaleur)
  3. Trois le Bois, car le ternaire évoque tout phénomène visible de la vie (Yin, Yang et leur relation)
  4. Quatre le Métal, car il est par contre « sans vie » (les Japonais évitent de prononcer quatre « shi » car ce son est le même que celui du verbe « mourir », ils disent « yon »).
  5. Cinq la Terre-Mère, au centre, le Centre indifférencié, le moyeu de la roue.


On peut, à l'infini, jouer avec les caractéristiques des 5 mouvements, par exemple, les points cardinaux :
  • La Terre est bien au centre
  • Nord, Eau : le froid et l’humidité viennent de là, on leur tourne le dos
  • Sud, Feu : on se tourne par contre vers le Feu, l’Empereur
  •  Est, Bois : l’énergie Yang monte, l’énergie Yin décroît
  • Ouest, Métal : l’énergie Yin monte, l’énergie Yang décroît

Notez que le Sud est en haut, car le Feu monte, et le Nord en bas, car l’eau descend. Mais aussi, on se tourne vers l’Empereur qui est le Feu. Aujourd’hui encore, cette disposition cardinale est parfois utilisée. Je suis tombé ainsi une fois à Tokyo sur un plan de ville avec le Sud en haut, ce qui m’a valu de partir du mauvais côté.

Le carré magique

Une autre lecture ajoute la Terre à chaque mouvement, c’est la disposition en carré magique de trois. Souvenez-vous de la division de la Terre en 9 carrés. Rapportons-y les 5 mouvements et nous obtenons un schéma que nous a partagés jadis Kawada Sensei et qui correspond au cycle d’engendrement des 5 mouvements.

A chaque mouvement on ajoute la Terre (chiffre 5). L’eau 1 +5 la Terre = 6, donc 1-6 et ainsi de suite. De cette façon, le mouvement Terre, l’Intersaison, le recentrage, l’assimilation et en quelque sorte la digestion de la période qui précède sont pris en compte avant d’évoluer vers la suivante. Et il y a bien sûr l’Intersaison majeure qui suit la fin de l’été /mouvement Feu.



5 mouvements dans tout


Le docteur Serge Desportes (« Les cycles du Ciel et de la Terre ») nous rappelle que le symbole « 5 mouvements » est à l’origine de toutes les classifications astronomiques, du comportement rituel, de l’organisation sociale, des vertus civiques, des devoirs impériaux, de l’organisation psycho-physiologique en médecine et, en fait, de toutes les questions sur l’organisation et le fonctionnement de la dynamique vitale sous toutes ses formes.

La théorie des cinq mouvements constitue, selon le Pr Eric Marié (in « Précis de Médecine Chinoise ») une méthode de classification de l’ensemble des objets et des phénomènes.  Ils sont des étapes particulières dans les mutations du Qi, interdépendants et en permanente relation, reliés entre eux selon 4 modalités (cycles d’engendrement, de contrôle, d’exploitation et d’outrage).  

Laissons là les grilles de lecture...

Les 5 mouvements nous permettent de réconcilier en une même lecture les axes vertical et horizontal. Nous les retrouverons partout, dans le diagnostic, les types physiologiques, les méridiens, les directions, les saisons, le cycle circadien et… en nous-mêmes.

Reconnaissons l'intuition géniale des Chinois, capables de synthétiser ainsi l'essence de l'Univers en un système qui fonctionne à tous les niveaux. 

Ainsi de nous, sur notre tapis, entre Ciel et Terre, posés sur le Sol, participant à ces mouvements permanents de l'énergie en nous et autour de nous.

Il n'est pas nécessaire de se rappeler tout cela en travaillant, mais, simplement, de nous sentir en harmonie avec le Tout, dont nous ne sommes pas séparés.

A notre juste place.

Quand nous nous positionnons sur le tatami et que notre client s’allonge, il y a tout cela. Vertigineux et enthousiasmant ! Zoom arrière, disais-je en commençant. Je ne m'imaginais pas aller jusque là.

Comme je dis à mes client(e)s : « le shiatsu, c’est formidable ».

De bonnes lectures


  • Docteur Serge Desportes : L’homme sous le Ciel – Les signes et les origines – Les cycles du Ciel et de la Terre
  • Professeur Eric Marié : Précis de Médecine Chinoise
  • Alain Daniélou : Shivaïsme et tradition primordiale
  • Maud Ernoult : Manuel complet de médecine chinoise et de shiatsu
  • Cyril Javary : le discours de la tortue
  • Marc Halévy : les mensonges des Lumières