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Friday, 3 April 2026

Resurrexi

Toucher le corps, mais lequel ? Et comment ?


Pâques approche ! Fête majeure des chrétiens dans le monde entier,  sans laquelle il n’y aurait tout simplement pas de christianisme.

Fortement résumé, le message de Pâques est le suivant : la mort n’est pas la fin, la Vie l’emporte, la résurrection est possible. Jésus a été le premier à faire cela, préfigurant en quelque sorte ce qui nous est promis à tous et toutes, au Jugement Dernier, dont personne ne sait si la date est déjà programmée.

A priori, les fêtes chrétiennes nous sont bien étrangères, à nous, praticiens et praticiennes de Shiatsu et donc, en principe, orientalisants dans notre conception de l’Univers. Nous considérons plutôt le YinYang, les 5 Mouvements, les 3 Trésors, les Méridiens, les 3 Foyers.

Mais, à y bien regarder, il n’y a  peut-être pas d’incompatibilité entre Occident et Orient.

Je vous propose pour le plaisir un petit exercice d’analogie (méthode orientale, précisément) et de théologie, afin de voir si les traditions diverses et variées sont finalement si éloignées qu’on le pense (ou qu’on le veut).

Le corps tout d’abord


Rappelons quand même d’emblée que le christianisme version occidentale n’est que l’aboutissement d’une religion née au Moyen-Orient, plus précisément enracinée dans le Judaïsme et le monde gréco-romain, et qui s’est ensuite coulée dans le monde celte, dit ‘païen’, après avoir emprunté le Latin comme langage.  Ceci pour ne pas oublier la grande diversité des racines et qu’il y a bien des influences à la base de ce qui est devenu l’Occident.

Ce qui nous intéresse au premier chef, en tant que praticien(ne)s de Shiatsu, c’est le corps. C’est de lui que nous prenons soin en séance. On connaît l’aversion pour et le rejet du corps longtemps professé par l’Eglise, car assimilé au péché de la chair, au mal (le diable) et au mal nécessaire de vivre dans un monde transitoire, la vraie Vie n’étant pas celle-ci, mais la suivante, où l’âme, et non le corps, va au Ciel (si on se conduit bien) ou en Enfer (si on se tient mal).

Tout cela, ce sont des développements qui se sont incrustés dans la religion au fil du temps, après de longs et virulents conflits d’opinion, et il faut bien reconnaître que ce ne sont pas les plus ouverts d’esprit, Paul en tête, qui ont fini par imposer leur point de vue.

Face à ce corps devenu bien encombrant, on a considéré que la version putrescible n’était pas la bonne version, que la vie sur terre n’était pas la vraie vie et qu’il y aurait une résurrection des corps et la vie éternelle… après la mort, ce qu’avait bien montré la résurrection de Jésus.

Dans notre pratique, nous expérimentons le corps-esprit, càd que nous voyons l’humain comme l’union indissoluble de niveaux d’énergie, des plus denses (le corps physiologique) aux plus subtils (l’esprit). Par le corps, nous touchons tous les niveaux et il n’y a là évidemment ni bien ni mal. Une bonne formulation de cette réalité se trouve dans le Shivaïsme cachemirien, où le corps engendre l’esprit et l’esprit engendre le corps. Double mouvement intrinsèquement et indissolublement mêlé.

En apparence, ces deux visions, la chrétienne et l’orientale,  semblent irréconciliables. A moins de reporter le processus des fêtes chrétiennes sur un schéma qui nous est bien connu, avec un axe vertical et un axe horizontal.  




 Tentons l’expérience.


Pâques au centre

Si nous devions placer Pâques sur un diagramme, nous le placerions au centre, puisque l’événement est au cœur de la foi chrétienne.


Outre le dogme, il existe des preuves musicales de la centralité de l’événement, notamment dans l’immense corpus grégorien. L’Office de Pâques comporte en effet la seule pièce écrite à la première personne, où Jésus dit ‘Resurrexi’, JE suis ressuscité. Toutes les autres pièces sont à la seconde ou la troisième personne, sauf une autre, où Jésus après l’Ascension parle depuis l’autre monde (Pater, cum essem cum eis). Pour les grégorianistes, ceci est fondamental.

Le compositeur Charles Tournemire, auteur de l’Orgue Mystique, recueil qui commente en musique tous les offices de l’année liturgique (comme Bach l'a fait pour les Luthériens), soit plus de 250 pièces, ne s’y est pas trompé, puisqu’il compose d’abord l’Office de Pâques, comme étant le cœur de l’année liturgique. Il précise dans ses notes ‘ Cette portion de l’année liturgique en est la plus sacrée, celle vers où converge le cycle tout entier.’  

(Ecoutez : Tournemire - l'étourdissant final de l'Office de Pâques sur 5 différents thèmes grégoriens)





Le Graduel de la Messe de Pâques dit ceci : Haec dies quam fecit Dominus: exultemus et laetemur in ea, Alleluia. L’émotion est clairement la Joie, qui s’exprime dans l’exultation. La Joie est centrale et, avec elle, la lumière éclatante, le rayonnement indescriptible du changement d’état.

Nous associons quant à nous la joie à l’Empereur, l’énergie à son zénith, la lumière, le Sud. Quant au centre, dans le schéma classique des 5 Mouvements, nous y placerions la Terre.

Les deux visions ne sont pas forcément opposées, car :

  • Il ne s’agit pas purement de Feu ou de lumière, on nous parle bien d’une résurrection du corps, nous sommes dans le domaine de la Terre, mais transfigurée.

  • La Terre est l’organisme vivant capable de se régénérer sans fin, d’année en année et c’est bien le triomphe de la Vie qui se perpétue avec une grande puissance, passant par des phases de mort, mais toujours ressuscitant. Le mot ‘resurrectio’, enployé dans un sens chrétien, vient à l’origine du verbe ‘resurgere’, càd surgir à nouveau, jaillir à nouveau, une résurgence après un temps d’absence.

Temporellement, Pâques a d’ailleurs été placé à la sortie de l’hiver, associant ainsi la commémoration au renouveau de la Nature. Les Chinois ne sont pas les seuls à manier l’analogie.


Deux axes : remettre la croix au bon endroit


A partir du centre, deux axes se déploient, un vertical et un horizontal. Ce qui fait immanquablement penser à la croix, symbole majeur du christianisme. En plaçant Pâques à l’intersection des deux branches de la croix, nous remettons le symbole à sa juste place. Les chrétiens, prenant en modèle la crucifixion, ont en effet posé la base de la croix sur la Terre et ses branches en l’air. Hors sol ! C’est en quelque sorte une torsion du sens du symbole, ce qui le rend non-signifiant et inopérant. Car si l’axe vertical est bien le Ciel /Terre, l’horizontal se situe en fait, lui, exactement, à la surface de la Terre.

On devrait donc toujours dessiner la croix avec un axe horizontal au niveau de la surface de la Terre, partageant ainsi le monde entre le domaine de la matière /Yin et le domaine de l’énergie /Yang, les deux interagissant et s’interprénétrant, on va le voir. Nota bene : dans la vision orientale, cet axe est décalé à 45 degrés, car on considère le yinyang, mais l’ordre de grandeur est le même.

Nous sommes donc, à cette intersection de Pâques, au point de rencontre du corps-esprit, avec une partie inférieure : corps/terre/matière/densité et une partie supérieure esprit/ciel/immatériel/subtilité, les deux traversées et réunies par un axe vertical.

Il est regrettable que l’iconographie chrétienne ait opté pour une croix surélevée à laquelle est suspendue un macchabée, cfr les calvaires et autres joyeusetés parsemant les carrefours. Car ce n’est pas le cœur du message. Le cœur, c’est la résurrection. Les rosicruciens sont donc plus proches de la vérité en dessinant une rose à l’intersection, le tout représentant l’union du corps (ici, la croix représente le corps physique) et de l’esprit (la rose représente l’âme, la conscience dans son évolution vers l’état de sagesse).


Résurrection du corps


Intéressons-nous donc à ce phénomène.

La résurrection de Jésus semble une manifestation particulière du corps-esprit et la seule qui soit documentée sous cette forme à ce jour, si du moins, on veut bien croire les textes (Evangiles canoniques et apocryphes), nettement postérieurs à l’événement.

Notez que c’est une femme, Marie-Madeleine, dont il se dit bien des choses au sujet de sa relation intime et initiatique avec Jésus, qui découvre le pot aux roses, à savoir l’absence : le tombeau est vide. Les autres, les grands disciples masculins, balaient ses dires du revers de la main. Voilà qui donne déjà le ton pour les 2000 ans à venir, soit dit en passant.

Et puis l’absence devient présence.  Et rencontre.


Jean-Yves Leloup,
dans son livre ‘Une femme innombrable’ a écrit des pages très poétiques sur ce non-événement apparent. Là où le raisonnement fait défaut, la Beauté peut faire sentir.

Pour nous, qui voyons le corps constitué de niveaux énergétiques, du plus matériel au plus subtil, la question de la résurrection est particulièrement intéressante. De quoi s’agit-il exactement ?

Jean-Yves Leloup nous dit qu’en fait, tout le monde (les chrétiens y compris) confond résurrection et réanimation. ‘Un corps ressuscité n’est pas un corps réanimé, celui-ci serait alors de retour’, pour mourir à nouveau plus tard. C’est le cas de toutes les personnes revenues d’un bref ou d’un long coma, assorti parfois d’expériences spirituelles.

L’Evangile (apocryphe) de Marie (Madeleine) est le seul à donner une clef sur la perception d’un corps ressuscité.

‘Est-ce par la psyché que je te connais, ou par le pneuma ? Ce n’est ni par la psyché ni par le pneuma que tu me connais, mais par le noùs, qui est entre les deux’.

Ce qui signifie :

  • Il n’est pas possible de percevoir un corps ressuscité par la psyché et les sens où elle se projette : ouïe, odorat, vue, goût et toucher.

  • Il n’est pas possible de le percevoir par le pneuma, l’Esprit, le souffle silencieux où le vivant naît et se résorbe. 

  • Mais par le noùs, mot grec que l’on peut traduire par l’intelligence contemplative, que l’on associe volontiers avec l’expression de Maître Eckhart ‘la fine pointe de l’âme’ et qui est donc entre parole et silence, entre visible charnel et invisible spirituel.
Un corps ressuscité n’est donc ni visible ni invisible, ni palpable ni impalpable, ni matière ni esprit. Pour le sentir, il faut ‘un psychisme apaisé ouvert à la présence de l’Esprit’

Percevoir par la peau


Et l’organe de perception est alors la peau. La perception de Marie, nous dit Jean-Yves Leloup, est un pressentiment du réel dans sa peau, car le noùs voit ‘le lien, le fil qui relie le ciel et la terre, le corps terreux et le corps céleste, le corps rêvé qui n’est pas un rêve mais appartient aux deux mondes’.

Cette perception par la peau, nous la retrouvons chez Jean-Marc Eyssalet (Le secret de la Maison des Ancêtres), quand il nous parle de la mise en place de la tactilité et de l’écoute. Il nous dit en effet que le revêtement cutané tout entier est écoute. Le musicothérapeute A. Tomatis avait déjà découvert que la peau est en effet un morceau d’oreille, et pas le contraire.

Et donc, ‘les sons, les vibrations de l’air représenteraient des modalités particulières de la tactilité : les sensations tactiles, le contact des êtres et des objets, les rayons solaires, lunaires et stellaires, les messages profonds nous renseignant sur notre position spatiale ou l’état dynamique de nos viscères seraient des modalités particulières du monde sonore et vibratoire’.

Ainsi, pour l’écoute comme pour la tactilité, le dénominateur commun est SHEN, avec comme organe subtil de référence le Cœur, que l’on traduit aussi par Conscience.

La perception par la peau, niveau subtil du toucher, est clairement quelque chose que nous pratiquons et affinons toute notre vie. Tomatis avait d’ailleurs trouvé qu’une des zones les plus favorables à la réception sonique est la pince pouce-index de la main droite.

Masunaga
(Shiatsu et Médecine Orientale) nous dit que Setsushin (toucher pour décider du traitement) est un dialogue entre deux peaux qui se touchent. Il doit y avoir entre le thérapeute et le patient une relation de cœur à cœur. Et il ajoute ‘De même que c’est dans l’union sexuelle que réside ce qu’il y a de plus fondamental dans l’amour humain, ce qui se transmet dans le contact mutuel des peaux, c’est la forme première, la plus élémentaire de l’amour’. Nous sommes dans le domaine du Cœur, de la Conscience, de la sexualité, de l’amour… sphère – Une - du sacré, finalement.

Le message de la résurrection va sans doute encore un pas plus loin, puisque c’est toute la peau, à travers son écoute, qui nous met en contact avec les réalités subtiles de l’Univers, parmi lesquelles un corps ‘ressuscité’.


Peut-on dire que Marie-Madeleine avait Jésus dans la peau ? Et, de votre ressenti, est-ce possible lors d’une relation intime, ou lors de toute étreinte ? Ou en dehors d’une étreinte ? Toucher, être touché, sans passer par le sens commun du toucher.

En quelque sorte, la peau fonctionne comme la surface de la planète Terre, réceptive aux énergies subtiles, et créant sous sa surface de multiples mouvements qui ne remontent pas toujours à la conscience. Pâques se situe à l’exacte rencontre du corps-esprit, toutefois encore dans la dimension Terre. 

Ce qui n’arrive pas tous les jours. Il semblerait bien que Jésus, par une sorte d’achèvement spirituel non réédité à ce jour, ait pu réaliser cette condition. Que l’on pense aux 36 niveaux énergétiques que les systèmes tantriques shivaïtes appellent ‘tattva’ et qui répartissent le cosmos entre Shiva, les plans de conscience humains, les sens et la matière la plus grossière. Il est donc ‘monté’ très haut, tout en restant perceptible par la Conscience à travers la peau. On parle du mystère pascal… en effet.


La résurrection du corps, c’est pour nous ?


Pour revenir à notre schéma, il y a  donc bien déplacement sur l’axe vertical et nous voici, clairement, au centre, avec l’accès à la fois au Ciel et à la Terre et quelque chose qui participe des deux.

La question subsidiaire est de savoir si nous pouvons faire la même chose.

  • Nous avons parlé des réanimés dont la vie est transformée suite à une expérience spirituelle, mais qui finissent par mourir ‘définitivement’.
  • Il y a  toutes ces histoires de revenants, énergies psychiques et émotionnelles qui ne veulent ou ne peuvent pas partir, perceptibles ou non aux sens.

  • Nous pourrions parler de nombreux saints avec une pratique spirituelle forte et qui continuent, après leur mort, à agir dans ce monde et dont le corps est incorruptible, mais pas vivant. Didier Van Cauwelaert dans son livre ‘L’insolence des miracles’ documente de nombreux cas, dont Saint-Charbel ou le Padre Pio.

Ce corps incorruptible existe d’ailleurs également chez des ascètes bouddhistes, qui, même mort, restent en méditation, ou s’éclipsent en ‘corps d’arc-en-ciel’.

Mais la résurrection, c’est encore autre chose. Cela pour dire qu’il reste beaucoup de choses à explorer quant aux niveaux énergétiques atteignables par le corps et que celui-ci est bien plus qu’un sac d’organes voué à la putréfaction. Aussi, mais pas seulement.

La théologie des Corps Glorieux


Pour les catholiques, il y a la théologie des Corps Glorieux, forme qui nous est promise à nous humains et répétée à chaque Credo sans qu’on y pense (« Je crois à la résurrection des corps »). Mais cela n’aura pas lieu dans ce monde comme pour Jésus, seulement au jugement dernier.

La théologie des Corps Glorieux annonce en quelque sorte l’existence d’un corps à la fois humain et divin, immortel, lumineux, sans souffrance. Parmi ses qualités, joie et clarté, force et agilité… telles que magistralement et musicalement illustrées par Olivier Messiaen dans son recueil ‘Les Corps Glorieux’.

Ecoutez : Messiaen : Joie et clarté des Corps Glorieux





Attention qu’il ne s’agit pas d’une tentative transhumaniste d’immortalité du corps actuel comme la rêvent, paraît-il, les pontes de la Silicon Valley, mais d’une transmutation, une transfiguration de la matière en lumière, tout en restant matière. Il y a ici aussi beaucoup d’analogies dans d’autres traditions, l’alchimie, les religions de l’Inde, le bouddhisme tibétain avec des pratiques permettant d’atteindre des niveaux vibratoires tels que la lumière passe à travers la matière.

Alors, plus tard, ou maintenant, et comment ? Jésus semble bien le seul à être revenu sous une forme tangible et animée. D’autres ont atteint d’autres états. Pour moi, ceci montre, simplement, la réalité du corps-esprit et la possibilité, sans pour autant devenir des ‘illuminés’ de contacter  par le toucher / par la peau des niveaux subtils de la réalité qui nous ramènent, finalement, à la prescience de l’axe Ciel/Terre, de niveaux vibratoires puissants et nous rapprochent, en remontant le flux du ki, comme le dit Echart Tolle, du Non-Manifesté. C’est une expérience très joyeuse, à approfondir sans cesse.

Peut-être qu’en élevant le niveau vibratoire de notre corps, en contactant la jubilation des cellules qui se sentent pleinement vivantes, nous réveillons en nous la Sôteria, la Grande Santé, celle du corps-esprit. Le mot Sôter étant d’ailleurs aussi appliqué à Jésus sous la traduction de Sauveur : Iesus Christos Theou Uios Sôter. La boucle est bouclée.

Vous connaissez une pratique qui fait ça ? Moi, oui. 

L’Eau, le baptême


Reprenons notre schéma.

Si nous descendons maintenant l’axe vertical selon la compréhension orientale, nous trouvons l’Eau, ce qui immanquablement fait penser au baptême. Il faut en effet passer par l’Eau pour rentrer dans le monde chrétien et donc dans la sphère spirituelle qui propose ce modèle de compréhension de la Vie et de l’Univers. Le mouvement s’amorce donc bien par le bas et monte selon l’axe vertical. Tout en bas, on pourrait placer Noël et on connaît bien la proximité de cette fête avec le solstice d’hiver, la fête du sol invictus chez les Romains.

Retour de la lumière invaincue, début de la vie, point le plus bas du Yin qui repart vers le Yang. C’est cohérent.

Dans l’année liturgique, nous avons en effet : Noël, suivi du baptême, puis du carême (période non pas de privation mais d’économie et d’optimisation des ressources), et enfin  le renouveau de Pâques, transmutant la condition humaine pour bondir ensuite vers  le Ciel.

Le Feu, Ascension et Pentecôte


De toute évidence, ce mouvement est symbolisé par l’Ascension, 40 jours après la Résurrection, comme si ce corps transmuté ne pouvait éternellement rester dans cette dimension.

A noter que, dans un premier temps, Jésus interdit à Marie-Madeleine de le toucher, comme si ce corps magnifié n’était pas encore totalement accessible au sens du toucher, visible, audible, comme un hologramme, pas encore totalement  incorporé, imprimé en 3D. Ce n’est qu’après que Saint-Thomas pourra glisser sa main dans le flanc de Jésus, pleinement matérialisé à ce moment.

Dans l’Evangile de Marie, Jésus dit ‘Ne me retiens pas’. C’est plus intéressant, comme si la perception du corps ressuscité ne pouvait être figée et que cet état même est mouvement. En effet, comme un flash, cet état ne dure que 40 jours, de même que le Carême dure exactement 40 jours avant Pâques. Il y a là une analogie symbolique avec d’autres traditions.

Ainsi, les Orthodoxes, considèrent que l’âme d’un défunt met 40 jours à cheminer vers Dieu, avec une commémoration spéciale à ce moment. En cela, ils sont semblables aux Shintoïstes et aux Bouddhistes, qui voient une période de 49 jours avant que l’âme ne quitte la dimension terrestre. Dans tous les cas, il faut des cérémonies à des moments précis pour aider ce passage.

Dans le cas de Jésus, ce mouvement ascendant est on ne peut plus explicite, puisqu’il s’élève ‘corps et âme’ en direction du Ciel, sous les yeux médusés de ses disciples.

Mais tout mouvement ascendant amène un mouvement descendant, qui aura lieu 10 jours plus tard à la Pentecôte (le mot voulant dire cinquante). Là, c’est l’Esprit-Saint, 3ème personne de la Trinité, interrelation active et immatérielle du Père et du Fils, qui descend sur les apôtres sous la forme de… langues de feu, avec pour effet une sorte d’Eveil, puisqu’ils n’ont plus peur, parlent plusieurs langues et sortent annoncer la Bonne Nouvelle.  Phénomène d’expansion et de redistribution, à l’opposé exact du point le plus bas, mais dirigé vers le point le plus bas. L’énergie est celle du Feu, ce qui ne nous surprend pas à cet endroit.

On pourrait dire également, ce qui n’est pas propre au christianisme uniquement, qu’il s’agit de la descente de la grâce, cet éclair de compréhension profonde au niveau du Cœur et qui balaie d’un coup toutes les barrières, les séparations, les limitations.

On peut donc lire une partie de la théologie chrétienne sur cet axe vertical, ce qui ramène le christianisme parmi d’autres traditions en apparence très éloignées et avec lesquelles il a certainement voulu prendre ses distances, en partie de par son caractère monothéiste, se proclamant la seule religion valable (un seul Seigneur, une seule Foi, un seul baptême). On a vu les dérives que cette attitude a données au cours de l’Histoire.

A notre époque où les églises sont vides, c’est qu’on a perdu le sens profond et qu’il est temps, non pas de moderniser encore, mais de désencombrer le christianisme de tout le fatras dogmatique, moral, social, décalé, désacralisé et déprimant qu’il a accumulé avec le temps. Bref sortir de son splendide isolement, remettre du sens, du ressenti, des rituels et du sacré pour ranimer précisément la flamme : le corps-esprit.

Le déplacement vertical Terre /Ciel n’est pas propre à l’Orient, ni au christianisme.  On décèle le même mouvement de fond dans beaucoup de traditions, religieuses ou non.  

Si nous considérons le tantrisme, par exemple, nous pourrions décrire un processus semblable avec la montée de Kundalini qui, selon André Padoux est la montée de l’énergie divine endormie dans le corps. Et nous pourrions faire une description analogue sur le même diagramme avec les solides de Platon.

Plus prosaïquement, je vois le ShaoYin, la couche la plus profonde et la plus décisive du processus humain, où l’apparent grand écart entre l’énergie des Reins et le Cœur se résorbe au plus profond de l’individu. Si les Reins tirent vers le bas et le Cœur monte, ça explose : désintégration. Si les Reins ‘montent’ (désir, naissance, élan, Noël) et le Cœur ‘descend’ (le Feu réchauffe l’Eau, rayonnement tous azimuts, Pentecôte), l’individu est parfaitement dans son axe vital et à même de contacter et d’innerver toutes les couches. La rencontre entre Jing et Shen manifeste la vitalité du Ki.



Que faire de tout cela ?


Voyant ce fond commun  y a-t-il un message un message pour nous ?

  • Constatons que les humains ont toujours eu le pressentiment de ces processus à l’œuvre dans l’Univers et en eux et qu’ils ont tenté de les formaliser selon leurs compréhensions, leurs langages, leur ‘Weltanschauung’, leurs cultures, leurs environnements… Ici rien ne s’oppose, un œcuménisme s’imposerait plus tôt au sens où nous avons tous cela en commun.

  • Quelle que soit la Tradition invoquée, portons simplement le regard sur le monde pour voir ‘Musubi’, comme le décrivent les Japonais, le processus de régénération permanente de la Vie sous toutes ses formes, qui est cyclique, périodique et qui passera ultimement par ‘Mors et Resurrectio’, ce que certains formulent comme ‘sortir dans la Vie’ (et non pas  ‘entrer dans la Mort’).
  • Considérons les différents aspects de cette énergie vitale en nous, du plus dense au plus subtil et la possibilité de transmuter/transcender/ressentir/expérimenter en nous déplaçant sur cet axe vertical sans jamais perdre le centre.
  • Recontactons sans cesse le corps-esprit indissoluble, ce que la Tradition hermétique formule par ‘Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas’, car il faut bien distinguer ‘pour des raisons pédagogiques’, comme dit Eric Baret.

Âme spirituelle, âme corporelle


Pour terminer, revenons au diagramme, vous remarquerez que je n’ai rien posé sur l’axe horizontal, alors que le schéma oriental y place des éléments.

J’y placerais précisément deux mouvements, correspondant à ce que les Orientaux appellent le Hun l’âme spirituelle et le Po l’âme corporelle.

La première veut s’élever et nous amène vers le Ciel.
La seconde veut descendre et nous tire vers la Terre.

Ce sont les deux aspirations de l’humain, à la fois Fils du Ciel et gardien de la Terre. La Vie consiste à garder l’équilibre entre les deux, en profitant pleinement des deux. Monter et donc descendre, descendre et donc monter. Expérimenter à travers nos 5 sens, ce que les purs esprits sont incapables de faire. Ce qui donne une joie profonde.

Dans ma pratique, cela s’appelle la jouissance du toucher, le bonheur d’être ici sur Terre, de pressentir tant de choses, de les partager, de me sentir à ma place entre Ciel et Terre, avec de temps en temps, ce que Messiaen appelle des ‘Eclairs sur l’Au-Delà’.


 

Joie du Ciel, jouissance de la Terre.

A la mort, tout cela se dénoue, le Hun part vers le Ciel, le Po revient à la Terre. Mais là, il n’y a plus personne pour en parler.

Joyeuse fête de la lumière, quelles que soient vos croyances.


Haec Dies quam fecit Dominus, exultemus et laetemur in ea.

Ecoutez : la version ancienne, en chant vieux-romain, du Haec Dies. 





  









Wednesday, 26 December 2018

Le Shiatsu, ou la Voie de la Grande Santé



La vidéo précédente expliquait à qui s’adressait au fond le shiatsu. Nous avons vu qu’il n’y a pas de restrictions d’espèce, d’âge, de genre, de condition physique, de culture …

Cette nouvelle vidéo explique simplement dans quels cas on peut faire appel au shiatsu.
Comme vous l’entendrez, les possibilités sont très larges et, à tout moment, en toutes situations, le shiatsu peut s’avérer utile dans votre vie. A la base et en tout premier lieu, c’est un outil de prévention. Mieux vaut ne pas attendre les problèmes et faire ce qu’il faut pour rester en bonne santé.




Mais au fait, qu’est-ce que la santé ? Et la maladie ? Et, du coup, quelle est la place du shiatsu dans tout cela ?

Qu’est-ce que la santé ?


La santé, on se la souhaite chaque fois que l’on lève son verre, sans y réfléchir. C’est donc très important. Mais comme toujours, il faut faire attention aux mots que l’on emploie et bien regarder les définitions, voire l’étymologie.

Le mot français santé vient directement du latin sanitas, famille du latin « sanus », signifiant bien portant de corps et d’esprit (voir par ailleurs le proverbe « mens sana in corpore sano », les deux vont ensemble).

L’OMS, qui est l’organisation mondiale la mieux placée pour s'exprimer en matière de santé, donne cette définition : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». (Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, tel qu'adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19 juin -22 juillet 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats, entré en vigueur le 7 avril 1948).

Cette définition n'a pas été modifiée depuis 1946. On n’a apparemment pas trouvé mieux entre-temps.

Elle est toutefois plus large que la conception couramment répandue et, surtout, génère des associations. Alors, allons-y à la Chinoise et tentons des analogies pour les confronter à la pratique du shiatsu.

Première association : privatio boni 


En cherchant les définitions de santé et maladie, je ne peux m’empêcher de penser au concept théologique augustinien du mal comme étant une « privatio boni », une absence de bien, ce qui a donné lieu à d’interminables discussions théologiques sur la réalité ou non du mal. Le bien existe, mais pas le mal, sauf en tant qu’absence de bien. Deux contraires ne peuvent exister dans une seule chose, dit Augustin.

Jung a beaucoup discuté et réfuté ces affirmations et établi la « complexio oppositorum », l’union des contraires. Quant à nous, à la base du shiatsu, nous avons la vision du YinYang en perpétuel mouvement (voir article précédent). L’opposition et le dualisme ne sont que théoriques vues de l’esprit, la réalité est mélange de différents aspects à des doses changeantes en permanence. Et il n’est pas question pour nous de jugement selon des critères « bien » ou « mal ».

Mais ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’Augustin (Enchiridion, chapitre 3-11, traduction anglaise de
ALBERT C. OUTLER, Ph.D., D.D.) part en fait de la santé du corps pour extrapoler à celle de l’âme.

Voici le texte intégral : “dans les corps animaux, par exemple, la maladie et les blessures ne sont rien que la privation de la santé. Quand un traitement est apporté, les maux qui étaient présents (par exemple la maladie et les blessures) ne se retirent pas et ne vont pas ailleurs. Simplement, ils n’existent plus. Car un tel mal n’est pas une substance; la blessure ou la maladie est un défaut de la substance corporelle, qui, en tant que substance, est bonne. Le mal est alors un accident, càd une privation de ce bien appelé la santé. Donc, les défauts de l’âme, quels qu’ils soient, sont des privations du bien naturel. Quand un traitement a lieu, ils ne sont pas transférés ailleurs, mais, vu qu’ils ne sont plus présents dans l’état de santé, ils n’existent plus du tout ».   

Or, curieusement, aujourd’hui, quand on cherche une définition de la maladie, on n’en trouve pas à l’OMS (seulement des descriptions détaillées des maladies existantes), ni dans le dictionnaire médical comme quelque chose ayant une existence propre, mais toujours par rapport à l’état de santé.

Maladie vient du latin « male habitus », signifiant « se trouvant en mauvais état » (Robert étymologique). Cette façon de voir est propre aux langues latines que sont le Français, l’Italien et l’Espagnol, tandis que les langues germaniques et l’Anglais proposent une plus grande variété de sens (disease – illness – sickness).

Mon Larousse Médical, avec d’autres sources, donne comme définition de la maladie : « une altération de la santé (ou des fonctions) d’un être vivant ».

Je ne sais pas s’il y a un lien, mais Saint-Augustin aurait des raisons de jubiler, comme quoi il nous l’avait bien dit. En faisant abstraction du Bien et du Mal : on en est resté à dire que la santé est l’état naturel, préexistant, et puis il y a  des « accidents », des « altérations » à la santé.
 

Deuxième association : Sôteria


La définition de l’OMS va plus loin que l’individu considéré au simple niveau physiologique. Elle inclut les aspects mentaux et les interactions sociales. 
Cela fait penser à la « Sôteria », mot grec que l’on retrouve d’abord dans la mythologie ancienne (divinité allégorique de la sécurité, de la préservation et de la délivrance du mal) et à son pendant masculin « Sôter ». Le fameux anagramme « ichthus » (poisson), pour « Iesus CHristos THeou Uios Sôter » (Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur) inclut d’ailleurs la notion de Sôter pour caractériser le Christ. Les récits rapportent de nombreuses guérisons dues à l’intervention du Christ.

Le mot Sôteria se retrouve dans le Nouveau Testament (écrit en Grec), et renvoie à diverses acceptions du Salut des âmes et des corps : être sauvé d’une maladie physique, du danger, de la contamination des mauvaises énergies ambiantes, de la perdition, des péchés… et jusque dans une dimension eschatologique. Le Sauveur apporte le Salut, c.-à-d. aide à retrouver la santé et traverser le monde et le temps, en restant indemne.

En Shiatsu, ce qui précède n’est pas pour nous étonner. On a coutume de dire que le Shiatsu s’adresse à tous les niveaux de l’être : physique, mental, émotionnel, spirituel… Si la porte d’entrée est bien le corps au travers du toucher (il n’y a pas plus concret que cela), c’est certain que nous touchons à tous les niveaux et toutes les qualités d’énergie, de la plus incarnée à la plus subtile, de la plus figée à la plus immatérielle, de la plus lente à la plus rapide au niveau vibratoire…

Il est clair que le corps énergétique est bien plus grand que le corps que nous percevons par nos 5 sens et que nous travaillons sur ces dimensions également (Bernard Bouheret dit : « corps de souffle »).

Quant aux relations sociales, Ohashi parle lui aussi de la nécessité de considérer l’individu sous ces aspects pour bien le cerner. Nous ne sommes pas des tours d’ivoire, mais le résultat d’une multitude d’interactions, le croisement de fils sur la trame de l’univers. Interrelation, disent les Bouddhistes. On l’observe a contrario : lorsque quelqu’un se rééquilibre, change son attitude intérieure, et son « body language », ses relations avec les autres se modifient automatiquement.

On pourrait dire de Sôteria qu’elle est la grande santé, au sens très large, pas seulement le mental, mais toutes les couches qui nous constituent et notre place sur la trame. En ce sens, le shiatsu s’occupe de la grande santé, ce qui sous-entend une troisième association.

Troisième association : l’écologie du microcosme/macrocosme


La troisième association est en quelque sorte « par défaut ». Il manque dans la définition de l’OMS une dimension fondamentale, mais elle est révélatrice de l’état d’esprit qui a malheureusement prévalu depuis que l’homme a pensé se mettre en dehors de la Nature pour la dominer (avec les monothéismes, puis les prétendus et auto-proclamés philosophes des « Lumières »). Notre shiatsu, dans la ligne de la philosophie des anciens Chinois, inclut l’indispensable lien à la Nature comme faisant partie de la santé, avec, notamment, l’axe Ciel/Homme/Terre et les 5 mouvements (voir article précédent).

Heureusement, l’humanité semble évoluer sur ce plan. L’écologie appelle l’être humain à se remettre à sa juste place. Il y a une écologie planétaire, bien sûr, indissociable d’une  écologie des organes, ou d’une écologie spirituelle… 

Le rétablissement de la santé de l’humain passe par le rétablissement de la santé de la planète. Ces évolutions récentes nous ramènent au microcosme = macrocosme des Chinois. Espérons simplement qu’il soit encore temps.


Quatrième association : « Shen »



Je suis enfin ravi de lire que la santé, pour l’OMS, n’est « pas seulement une absence de maladie ou d’infirmité ». Il ne suffit pas de ne pas être malade pour être bien, mais il faut encore un ressenti de bien-être complet. Complet, cela veut dire qu’il n’y a pas de sensation de manque.

On pourrait bien y voir l’émergence du Shin/Shen, la joie de vivre profonde et naturelle à tout un chacun qui jaillit quand tout est en place et que le Cœur peut régner tel un Empereur Chinois ou Japonais, car tout est à sa place et fonctionne bien.

Un Shen bien présent se voit au rayonnement de la personne en bonne santé, à la joie de vivre qui en émane et à sa capacité de la faire ressentir à ceux qui entrent à son contact. Quand on est bien, on est naturellement et contagieusement joyeux. C’est l’émotion à la base de toutes les émotions : l’émotion d’Etre.

La santé, un état de complet bien-être


Si donc nous mettons ensemble ces quelques sources fondamentales (la moderne OMS, l’Antiquité,  l’Occident, le Moyen-Orient, l’Extrême-Orient), nous voyons bien les apports à la définition de la santé.
  1. La santé est l’état naturel et initial, primordial
  2. Il convient d’éviter ses « altérations »
  3. Elle est holistique, elle s’adresse à l’individu total.
  4. Cet individu n’est pas considéré comme une entité isolée, mais en interaction avec la société / l’Univers.

Peu importe le style de shiatsu…


Petite réflexion pour les collègues, dans la logique de ce qui précède…

Si la santé est un « état de complet bien-être », on peut se poser la question de la pertinence des discussions que l’on entend parfois dans le monde du shiatsu entre ceux qui disent faire du « bien-être » et ceux qui ont une approche des pathologies. Nulle opposition là-dedans. La santé étant un état de complet bien-être, on peut travailler sur le bien-être uniquement et on améliore donc la santé. Et si on traite les « altérations » à la santé, on rétablit l’état de bien-être. Ce sont des angles d’approche, l’un plus général et l’autre plus symptomatique.

Selon les besoins en présence, mais aussi en fonction de nos affinités personnelles, de nos apprentissages et de nos compétences actuelles, nous utiliserons les deux approches, ou nous en privilégierons une. Au final, les deux sont profitables à la santé, ne s’excluent pas et ne s’opposent pas. 

Nous devons toutefois savoir ce que nous faisons, travailler avec sincérité, dans la justesse, avec la bonne intention, et en dosant correctement technique et intuition. Le praticien doit être bien dans sa pratique, sinon cela se ressent. Le shiatsu, ou la voie de la grande santé, cela vaut pour celui /celle qui traite et celui /celle qui est traité(e).


Revenir à votre état naturel grâce au shiatsu


Le shiatsu, avec ses forts aspects préventifs, son action sur tous les niveaux de l’être, s’inscrit donc parfaitement dans l’entretien et le rétablissement de la santé comme votre état naturel.

Pourquoi faire du shiatsu, donc, eh bien, pour votre bonne santé, soit pour la conserver soit pour la retrouver. 

Et pour les exemples pratiques, je vous renvoie à la vidéo, qui vous parle de prévention au sens large, d’avoir mal, d’être mal… 

Sachant que l’on pourra toujours faire quelque chose et que tout pas, si minime soit-il, vous ramène vers votre état naturel : la santé.




Crédits photographiques :


  • OMS - https://www.who.int/fr
  • https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/
  • Shinmon Shiatsu - www.shinmon-shiatsu.be