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Saturday, 23 May 2020

Shiatsushi par temps de COVID


Ce que Corona m'a appris


Quelle pagaille, ces deux derniers mois, quel déchaînement d’énergies contraires, et quelles leçons aussi à en tirer…

Je n’ai aucun commentaire à donner ici sur la gestion de la crise par les politiques, la pertinence des avis officiels et scientifiques, les dangers potentiels de la situation pour nos libertés, les craintes et les espoirs pour l’avenir… 
Ce genre de communication a déjà eu lieu ‘ad nauseam’.

Par contre, si je regarde du point de vue de notre métier, le shiatsu, je peux me permettre deux trois réflexions.

Une crise est une opportunité d’avancer, elle permet de révéler crûment certaines réalités, de questionner nos activités….

La conclusion est, d’emblée : que faisais-je avant la crise ? Du shiatsu ! 

Que ferai-je après ? Du shiatsu ! 

Plus que jamais. Et aussi, autrement que jamais, sur les plans de la conviction, de la puissance et du lâcher, de la lucidité et de la joie.


Les choses qui ne passent pas


Il y a quand même eu des attitudes ou des réactions qui me restent en travers de la gorge.

Ainsi fus-je choqué par la rapidité déconcertante avec laquelle quelques instances censées représenter notre profession (dans plusieurs pays), des écoles, voire des praticiens à titre individuel sont rentrés sous terre en se déclarant publiquement, dès le début du confinement, ‘activité non-essentielle’.  

Evidemment que le shiatsu n’a pas de solution en phase de contagion et qu’il faut laisser faire les médecins. Evidemment que, au même titre que bien d’autres activités, le shiatsu ne rentre pas dans la liste des activités essentielles établies par les gouvernements en période de confinement. Mais se déclarer non-essentiel manque pour le moins de nuances. C’est oublier tous les moments où nous le sommes, essentiels, en amont, quand ce n’est pas la crise. Ce n’est pas deux mois de crise qui vont occulter des années de travail de prévention.

La prévention est au cœur de notre métier, et la prévention est essentielle. Notre rôle premier est d’aider le corps à cultiver ses facultés d’auto-guérison, en rééquilibrant l’énergie (et en cas de problème, on va bien entendu tenter de l’éliminer). On fait du shiatsu, et, normalement, on ne tombe plus (ou moins souvent) malade. 

Parlant de la presse grand public, j’ai peut-être vu deux articles insistant sur la nécessité de la prévention et d’entretenir une bonne immunité. Parlant de la gestion de la crise, nos pays n’ont pas appliqué de traitement médical préventif massif, les instances officielles continuent donc à attendre la dégradation des conditions de santé avant d’agir. D’autres pays ont fait un autre choix, et nous verrons plus tard qui a eu raison. 

Mais, en tous temps et en tous lieux, nous nous situons sur un terrain où il n’y a, visiblement, pas encore grand monde. Il aurait donc mieux valu rappeler cette règle d’or. Par ‘essentiel’, je comprends également l’essence et le sens de notre métier et si ce métier n’est pas essentiel, il vaut mieux faire autre chose.

Même en temps de crise et de contagion, d’ailleurs, nous n’aurions jamais dû arrêter de travailler. Trop tard pour l’immunité, sans doute, car c’est un travail de fond.  Mais ne serait-ce que pour alléger les effets pernicieux de la scandaleuse communication anxiogène propagée à tous niveaux. Je renvoie au tout premier texte publié par Jean Pelissier sur les effets de la peur. Nous le savons bien, que la peur fait baisser l’immunité, car elle impacte l’énergie des Reins. Au sortir de l’hiver, en plus, si les Reins n’ont pas été correctement nourris, le moment est particulièrement défavorable. Nous avons beaucoup de réponses en la matière. Il eût été bon de nous positionner comme les gens qui, de par la nature de leur métier et de leur énergie, ne cèdent pas à la peur. 

Le KI sort par tous les temps.

Nous aurions également pu être appelés en renfort pour détendre, aider, accompagner, renforcer, soutenir, apaiser les personnes obligées de continuer à travailler dans des conditions difficiles ou dans un climat anxiogène. Ou les personnes souffrant d’un confinement éprouvant. Ce fut le cas en France, ai-je vu, où les hôpitaux généralement partenaires de l’EST de Bernard Bouheret ont fait appel aux shiatsushi pour leur personnel soignant.

Cela me semble meilleur que 5 minutes d’applaudissement pour nos ‘héros’ (toujours cette déplacée rhétorique de guerre…). Poser les mains sur des corps, plutôt que battre des mains dans le vide… Non ? Qu'est-ce qui aide le mieux ? Et ç’aurait été l’occasion de montrer à notre Ministre Maggy De Block, prête à réquisitionner n’importe qui capable de mettre un thermomètre, qu’on peut aussi vraiment aider les professionnels de terrain, sans investissement particulier.

En tant que praticiens, nous ne pouvons nous-mêmes avoir peur. Comme le dit un de mes estimés professeurs à propos de la captation d’énergies mauvaises chez les receveurs, ‘si tu as peur, change de métier’.

A tout qui me dirait ici ‘pourquoi n’as-tu pas agi’, je répondrais que ce genre d’initiatives impliquant la représentativité et la crédibilité de toute une profession ne m’appartient pas, et que je me serais sans doute fait jeter en allant proposer mes services de façon impréparée. Ce genre d’approche ne peut être le fait d’un individu non mandaté, et doit obtenir au moins le consensus d’une partie des praticiens. Il ne s’agit pas d’une critique facile, mais d’un constat quelque peu décevant. Un échec est toutefois un moment d’apprentissage.

Leçon de crise : un gros travail de reconnaissance et de valorisation du métier va devoir être fait, par des gens qui pratiquent réellement, ont une vision claire et défendent l’intérêt, la spécificité et l’utilité du shiatsu, quel qu’en soit le style.

Le rapport à la médecine


Un deuxième enseignement de la crise est notre rapport à la médecine, allopathique ou autre.

La relation souvent ambigüe entre les thérapies dites ‘alternatives’ et la médecine dite ‘officielle’ n’a pas lieu d’être. 

Jusqu’ici, nous connaissons tous des médecins qui ne veulent pas savoir ce que nous faisons ou y sont opposés. D’autres médecins tolèrent et conseillent à leurs patients tout ce qui peut leur faire du bien, même s’ils ne connaissent pas bien. D’autres encore s’intéressent vraiment à nos activités et voient dans le shiatsu (ou d’autres pratiques) un réel soutien à leurs prescriptions.

Ces différents types d’approche sont apparus au grand jour en temps de COVID. On a pu voir des médecins dogmatiques tenant une position officielle et qui préféreraient se faire brûler plutôt que d’en changer, contre vents et marées. On en a vu d’autres travaillant empiriquement, fidèles au serment d’Hippocrate et qui diagnostiquent, puis essaient un traitement et consolident ensuite les résultats pour arriver à un protocole. On en a vu tenter d’enrayer le développement des symptômes et d’autres attendre pour déployer la grosse artillerie. On en a vu parader sur les plateaux de télé pour déverser des avis devenus contradictoires avec le temps. On a surtout vu le dénuement face auquel ont été laissés les généralistes de terrain travailler en silence dans des conditions difficiles, voire dangereuses. Ceux qui, comme nous, se retrouvent face à la souffrance et doivent décider de faire quelque chose. Parfois sans savoir vraiment quoi.


Je me sens frère des médecins honnêtes qui disent ‘je ne sais pas’, mais agissent et tentent ce qu’ils ont de mieux. Qui travaillent empiriquement, car toute science s'est établie ainsi sur une longue période, n'en déplaise aux enfants obscurs des dites 'Lumières'. Là sont les racines de la médecine et du soin, et le shiatsu, même non-médical, procède de la même façon. En mettant la prévention en amont.

Il est encore trop tôt pour savoir qui a eu raison…  Même si on a pu prendre la mesure de tous les avis contradictoires, des poids et des choix idéologiques… Dans peu de temps, on pourra dire, pour peu que l’on veuille bien considérer les mêmes choses, quelle approche aura été la meilleure et quel traitement aura été efficace…  

La crise actuelle est pour moi un appel à serrer les rangs, à nous reconnaître et à collaborer chacun dans notre spécialité. Médecins ou autres thérapeutes : ils /elles sont les bienvenu(e)s. 

Comme le dit Itsuo Tsuda (in ‘le non-faire’) : ‘il faut cesser d’appliquer les postulats physico-chimiques à l’homme. C’est ne pas tenir compte de la sensibilité et de l’affectivité propres à chacun’. L’humain ne rentre pas dans les statistiques, ni dans le principe de cause à effet.

Notre vocation commune : prendre soin de l’Etre, en donnant des soins, à tous niveaux.

La nécessité des non-spécialistes


On a entendu aussi beaucoup ricaner sur les non-experts en quelque chose qui se sont permis d’émettre un avis. En même temps, on a assisté à un foisonnement inédit d’avis ou de points de vue en tous genres sur la situation.

Il s’agit ici de trier l’ivraie du bon grain. Comme Brassens, je pense que ‘le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con’. Je pense aussi que le diplôme n’est aucunement signe d’intelligence ou de compétence et que l’intelligence consiste en la capacité à relier entre elles des choses très différentes. L’antique pensée analogique de l’Orient : telle situation me fait penser à d’autres choses et je fais des liens qui vont aider à la compréhension et à l’action.

Il faut surtout arrêter d’infantiliser les gens et leur permettre plutôt d’exprimer leur potentiel et de laisser s’exprimer leur bon sens. Des points de vue intéressants surgissent souvent d’angles inattendus. Un conseil scientifique composé de gens du même tonneau ne reflète pas la diversité de la société et ne laisse pas place à la surprise créative qui pourrait nous sortir plus vite d’une situation, parce que, justement, personne n’y a pensé. Ce n’est pas un reproche. Comme le dit Eric Baret : ils ne peuvent pas faire autrement.

Notre époque a de plus en plus besoin de bons généralistes (en médecine ou ailleurs), c’est-à-dire de gens capables de raisonner clairement, de faire des liens et d’accompagner n’importe quelle situation. Garder la vue globale. Le risque du spécialiste dans sa tour d’ivoire, c’est qu’il ne voie pas plus loin que les murs de sa tour d’ivoire.

Ainsi nous dit Tsuda : ‘Malheureusement, dit Noguchi, il y a des spécialistes des microbes, mais pas de spécialistes du corps. C’est la cause de l’erreur qui nous fait adapter une position inverse’ (à ce qu’il faudrait faire, càd que nous focalisons sur le mal et pas ‘les parties inertes’). Par le mot ‘corps’, il faut entendre ‘terrain’.

En étant de bons généralistes, en considérant la globalité, nous devenons en quelque sorte des… spécialistes de terrain. Mais oui, nous avons un avis sur beaucoup de choses car, proches des gens, nous en entendons beaucoup. Nous voyons l’humain dans son rapport à la nature. Le shiatsu, et ses praticiens, ont légitimement un avis – des avis sur la situation.

Un virus à contretemps, énergétiquement


Pour rester dans notre pré carré, par contre, énergétiquement, le monde se conduit bizarrement. Le cycle immuable de Fu Xi serait-il ébranlé ? Le cycle du Roi Wen a-t-il les moyens de contrarier les lois éternelles de l’Univers ?  Un collègue me faisait remarquer qu’après ne pas avoir eu d’hiver, nous avions eu un printemps contrarié. De fait, ce virus aurait dû surgir en hiver, période idéale pour un retour sur soi et chez soi (et pour la destruction de l’économie, en période de fêtes, si tel est bien un des buts poursuivis) et pour le nourrissement de l’énergie des Reins.

Chaque année, je conseille l’intériorité propre à l’hiver, irréalisable pour beaucoup. Zut, opportunité ratée. Car, ce qui s’est passé, c’est que l’énergie du printemps qui est expansion s’est vue du coup totalement contrariée, brimée, empêchée par le confinement. A l’heure de sortir de notre ‘kot’, nous avons dû y rentrer. On a mis le couvercle sur la marmite à pression. Il en résulte frustrations, colère, stagnations… et quels seront les effets, énergétiquement ?  Il va falloir gérer et il y aura du travail. 

Allons-nous pouvoir rattraper ces trois mois en été ? Certainement pas. Les personnes avec une immunité faible au sortir de l’hiver et avec le couvercle sur la marmite à pression au printemps n’auront pas l’énergie pour tout faire en été. Comme c’est inédit, je ne connais pas les conséquences, nous devrons être attentifs.

Quel monde meilleur ?


Mais non. J’ai lu beaucoup de commentaires utopiques, disant que cette fois, les gens allaient comprendre la nécessité de changer et de respecter la planète. C’est beau, les utopies. On a besoin de rêver. Mais c’était prévisible. Les personnes en chemin ont fait du chemin. Les autres, non (Brassens, toujours…). Je crains qu’il ne faille abandonner l’espoir d’une transformation majeure, immédiate, de la société.

Si le confinement améliorait les gens, les monastères du monde entier, toutes religions confondues, seraient remplis de saints. Ils ne le sont pas.

Le meilleur commentaire que j’aie lu en la matière est dû à Valérie Bugault (in ‘Géopolitique du Coronavirus’, revue Strategika du 1er avril 2020) : ‘ A cela s’ajoute un autre phénomène d’émiettement et d’isolement des populations : les milieux médicaux fréquentent peu ou pas d’autres milieux, chacun restant dans son pré carré par l’organisation même de la société. Ainsi, les constats et la vie que mènent les uns sont quasi hermétiques aux constats et à la vie que mènent les autres, leurs seuls points de contact étant leur façon (directe ou indirecte) de consommer’.

Mais c’est bien sûr. Il n’y a plus de valeurs, de vision, de projets communs à cette société. Chacun vit dans son monde ou sa vision du monde, tout cela coexiste et, en fait, ne se comprend pas et ne se parle pas. On se retrouve uniquement dans la consommation, la société est devenue le ‘grand marché’ appelé de tous ses vœux par l’Europe.

Un modèle, ici, serait le Japon, pays où coexistent les visions les plus archaïques et les plus modernes du monde… dans la tolérance mutuelle et le goût du paradoxe. En Occident, on verrait plutôt les choses comme une lutte et une tentative d’imposer son point de vue.

Valérie Bugault nous donne donc un clair avertissement : ‘Nous sommes collectivement sur une ligne de crête et les choses peuvent basculer, en fonction de la capacité de réaction des citoyens, soit dans le sens du globalisme intégral avec gouvernement mondial, soit dans celui d’une reprise en main politique des pays par leurs ressortissants’.

Pour nous, le changement ne se situe pas dans le débat d’idées, mais dans le ressenti de ce qui est juste. Notre accompagnement sur le chemin de nos receveurs est aussi celui-là : les amener dans le ressenti de ce qui est juste, dans la connexion à l’Univers, dans l’interrelation, sans influencer (laissons cela aux gourous). Un jour, le toucher touche au plus profond. Le regard s’embue… le Cœur fera le reste.

Tsuda nous dit : ‘la pollution qu’apporte la civilisation n’est pas seulement de nature chimique ou physique. Il faut y inclure la pollution verbale et intellectuelle’. Nul besoin de polluer nous-mêmes, d’argumenter ou de convaincre, plutôt laisser advenir le meilleur en chacun.

L’urgence de l’instant


A nous qui prônons trop facilement l’instant présent, sans y être souvent (facile à dire, mais comment on fait ?), la situation est au moins venue rappeler l’urgence de l’instant.

Un texte écrit récemment à la demande d’Ivan Bel sur la mort et le shiatsu (à lire ici) est venu me rappeler cette urgence de l’instant, à tout moment.

Vis chaque jour comme si c’était le dernier jour de ta vie. Donne chaque shiatsu comme si c’était le seul que tu vas donner, et donc il faut tout donner, chaque fois. Qui sait si le prochain rendez-vous pourra être honoré ? Et quand ?

C’est un bel enseignement dans l’intensité du travail.  

Le travail sur soi pour aider les autres


Finalement, la seule chose à faire en toutes périodes pour nous, c’est de travailler sur nous-mêmes. Le bonheur du confinement a été de pouvoir le faire plus longtemps. Mettre en place ce que nous préconisons : prendre soin de soi, pour prendre soin des autres.

Ce travail sur soi nous permettra d’être ancrés, et d’être des phares dans l’incertitude ambiante, pour ceux qui voudront…

Le monde a besoin de nous… Je crois que nous avons tous été en contact avec des receveurs pendant le confinement. Pour simplement garder le lien, s’enquérir du bien-être, parler, briser le silence…

C’est très bien. Le shiatsu ne s’arrête pas à la fin de la séance, il est pour moi un accompagnement sur le chemin de vie. Jusqu’au bout.

Hymne à la joie



Et pour finir, quand tout est en place, quand on est bien aligné, on revient toujours à la joie, qui surgit inévitablement.

Eteignons la télé et les réseaux… On n’y voit que des peine à jouir discutaillant sans fin ou nous menaçant d’une litanie de catastrophes. Pas un qui sourit. Pas un qui fait une blague pour détendre l’atmosphère. Pas un pour considérer le bon côté des choses, qui existe toujours. Le premier qui rit aura une tapette. Mais même dans les lieux où on nous impose de mettre un masque, on n’est pas obligé de cacher nos sentiments et de tirer la tête. 

Dans cette sinistrose malsaine, distribuons des sourires et des rires, et affichons-nous sur les réseaux et dans la vraie vie comme ‘Gens Sans Peur’, gens joyeux et heureux, ce que notre pratique devrait induire. Le Shen qui rayonne est contagieux et témoigne de l’art précieux qui nous anime. 

Et voici que maintenant, notre bel art du shiatsu repasse du côté de la manifestation… Travaillons, travaillons...




Tuesday, 24 April 2018

Traiter à temps l’Hallux Valgus, par la podologie et le shiatsu


Non, Hallux Valgus n’est pas le nom d’un centurion romain dans Astérix, mais une déformation douloureuse des pieds, plus précisément une déviation du premier métatarsien (os du squelette de l’avant-pied) vers le milieu du corps. Le gros orteil « rentre » peu à peu  au-dessous ou au-dessus de l’orteil voisin. En langage de tous les jours, on parle de « l’oignon du pied ».

Shinmon Shiatsu collabore sous un même toit avec Pedicentre, cabinet de podologie et de pédicures médicales,  et les deux disciplines en présence (podologie et shiatsu) peuvent vous aider, à leur façon, à soigner à temps un Hallux Valgus, et à éviter ainsi des moments très pénibles. Comme pour tant de choses, la prévention et la prise en charge dès les premiers symptômes ou douleurs donneront les meilleurs résultats.

Voici donc une explication, et ce que nous pouvons faire pour vous.

Problèmes, causes et pathologies

A la jonction du métatarsien et de la première phalange va apparaître une « bosse »sur la partie
médiale du pied, qui frottant contre le soulier peut créer une inflammation (appelée bursite).
Cette déformation est la pathologie la plus fréquente de l’avant pied.

Parmi les causes identifiées :
  • Une prédisposition/ hérédité familiale, touchant principalement les femmes
  • Favorisée ou majorée par l’âge (quarantaine, cinquantaine…)
  • Favorisée par le port de chaussures à talons haut et à bouts étroits

Cette déformation articulaire s’accentue de manière progressive et à une vitesse variable, créant une gêne au chaussage. La déformation s’aggrave progressivement,  la bursite grossit et le pied se déforme.  Les douleurs peuvent être intenses. Apparaissent ainsi des hyper appuis plantaires douloureux avec développement de durillons sous le pied et des cors sur les orteils latéraux qui évoluent progressivement en «  griffes ».

En cas de non-traitement, le risque principal est l’ouverture de la peau, avec possibilité d’infection de la bourse (bursite infectieuse) puis de l’articulation (arthrite) et enfin des ostéites. Cette situation peut devenir très grave pour les diabétiques entre autres. En effet, la perte de sensibilité aux pieds (neuropathie) et le risque d’artérite, rendant difficile la cicatrisation, peuvent mener, chez les diabétiques à de graves problèmes, allant jusqu’à l’amputation.

Traitement non-chirurgical, réalisé par votre podologue

Un traitement non-chirurgical, entamé à temps, devra permettre d’éviter une opération.

Plusieurs possibilités, selon le cas :
  •          Le port de chaussures larges et souples, en aucun cas serrantes ou avec des talons
  •         Un moyen mécanique
     
    •       la confection d’une orthèse plantaire. Réalisée sur place en une dizaine de minutes, l’orthèse consiste en un « boudin » de silicone qui maintiendra le gros orteil éloigné de son voisin. Elle peut se porter avec les chaussures en journée.
    •           Un correcteur nocturne ou une orthèse rigide pour la nuit peuvent également être envisagés.
  •            Un traitement antalgique est également possible

Quel que soit le problème aux pieds, les  personnes diabétiques devraient, plus que tout autre, faire surveiller étroitement  et soigner leurs pieds par un podologue, pour les raisons évoquées  plus haut.

Traitement chirurgical

La chirurgie consiste à ré-axer votre premier orteil, par une ostéotomie (on enlève la saillie osseuse) et un allongement des tendons et articulations. On peut implanter des vis, agrafes et broches en métal. 

La rééducation est longue et relativement douloureuse. La chirurgie n’interviendra donc qu’en dernière extrémité, et si les douleurs consécutives à l’Hallux Valgus ne sont plus maîtrisables. C’est donc évitable, si on s’y prend à temps.

Traitement par le shiatsu

D’inspiration orientale et de nature énergétique, le shiatsu propose une lecture des causes de l’Hallux Valgus.

Il considère le trajet des méridiens dans la zone concernée par la déformation et va aider le corps à rétablir une situation énergétique correcte.

L’Hallux Valgus étant articulatoire, nous allons tout de suite soupçonner la fonction du Foie, qui règle, notamment, tendons et articulations.  De plus, ce méridien débute son trajet sur le gros orteil, du côté du 2ème métatarse.  Sur ce même orteil, de l’autre côté, démarre un autre méridien, la Rate. Le Foie, plus fort que la Rate, tire vers lui et occasionne la déformation. C’est un peu comme ce jeu Anglais du tug of war (tir à la corde) où deux équipes essaient d’amener la corde dans leur camp, en déstabilisant l’autre équipe. 

Si le Foie est trop fort, on examinera également sa relation à d'autres organes, au travers des cycles d'engendrement et de contrôle. Y a-t-il déséquilibre sur les Reins et les Poumons ?  

Travailler les Reins aurait par ailleurs du sens, particulièrement dans ce cas,  ce méridien commençant sur la plante du pied et remontant sur le côté intérieur de la jambe, avec le Foie et la Rate, les rejoignant brièvement au point dit « saninko » (trois réunions Yin) pour se retrouver avec eux au niveau du genou à d’infimes distances.

Donc, le shiatsu consistera probablement dans les grandes lignes  – outre le ressenti particulier propre à chaque traitement - à calmer le Foie, tonifier la Rate, harmoniser les Reins, au niveau du pied et en remontant la jambe jusqu’au genou. On libèrera bien les articulations au passage. Et puisque l'Hallux Valgus est en rapport avec la posture, un travail sur les malléoles interne et externe, et un renforcement des lombaires seront également pertinents.  Le port de chaussures à talons hauts s’avère particulièrement nocif  pour les lombaires, surtout si une lordose ou hyper-lordose (bas du dos creusé) est déjà présente.   

L’apparition d’une grosseur sur le pied indique une accumulation, une stagnation et des étirements/massages/légères percussions sur le pied permettront de remettre en route la circulation de l’énergie.

S’interroger sur les causes profondes

Bref, on peut faire pas mal de choses en local pour soulager et atténuer. En amont, il sera intéressant de chercher les causes profondes. Un déséquilibre sur la fonction du foie ne signifie pas pour autant que vous avez un problème au foie. 

L’origine peut-être alimentaire, dans votre style de vie, émotionnelle, une accumulation de toxines… Il faudra examiner votre style de vie, de façon générale.

Enfin, nous sortons du shiatsu, mais la phyto propose également des solutions (laurier, huile de ricin…) Et il y a aussi les bains de pied (sel d’Epsom) que nos grands-mères  prenaient fréquemment parce qu’ils soulageaient bien des maux. Un phytothérapeute, herboriste, naturopathe, pharmacien spécialisé pourra vous conseiller utilement.

Podologue, praticien de shiatsu et autres thérapeutes… tout le monde est d’accord pour dire que la prévention, ou la prise en charge des problèmes au tout début, offrent les meilleures chances de succès et permettent d’éviter une intervention lourde. On remarque que beaucoup de personnes font prendre soin de leurs pieds, car, forcément, la douleur se rappelle à elles dès qu’elles posent le pied par terre. Mais l’Hallux Valgus n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de cette démarche de précaution qui devrait toujours guider notre vie, dès qu’il s’agit de notre santé, et même si cela ne fait pas (encore) mal.

Action !


Pour un traitement en podologie : Dany Colot – Tel. : 02 -280 18 37

Pour un traitement shiatsu : Stéphane Cuypers –  Tel. : 0471-40 56 95

Thursday, 15 February 2018

Conseils de printemps

Il est bien là, le printemps, même si la météo fraîche semble nous dire que non. Les végétaux sont prêts à exploser au moindre redoux. L’hamamélis, le jasmin, les perce-neige et les hellébores, fleurs de l’hiver, prennent doucement congé.  Les narcisses s’impatientent, les « chatons », bourgeons du saule gris et duveteux, apparaissent sur les arbres.

De multiples signes nous annoncent le printemps. Et il s’en passe des choses,  sur et sous terre ! Le changement est permanent. Les anciens Chinois avaient divisé l’année en 24 périodes de changement de 15 jours, soit trois fois 5 jours : 5 jours de préparation, 5 jours d’installation et 5 jours de manifestation du changement. La période de début février s’appelle « commencement du printemps », et elle coïncide avec le commencement de l’année (« Nouvel-An Chinois »).  Le milieu du printemps, pour les Chinois, c’est l’équinoxe vers le 21 mars. Cette façon de compter est plus juste, car elle s’aligne sur la Nature, et pas sur une conception du monde (chrétienne), comme en Occident.

Donc, nous sommes bien au printemps. Et l’être humain ne peut pas se dissocier de la Nature et des cycles naturels, sinon, il risque d’avoir des problèmes, notamment de santé et d’identité. Les grands mouvements d’énergie que nous voyons à l’œuvre dans les saisons sont également à l’œuvre en nous. Il convient donc de suivre le mouvement de l’énergie, qui, après avoir quitté le point le plus Yin au solstice d’hiver, repart graduellement vers le point le plus Yang, le solstice d’été. Entre les deux, la part du Yang augmente, et la part du Yin diminue. Le Yang, c’est-à-dire la priorité donnée à l’action, au mouvement, à l’extraversion. Nous pouvons donc entreprendre, car cela nous démange. Mais pas si vite.

Voyons comment les Chinois expliquaient cela. Mais si vous voulez, vous pouvez passer directement aux conseils.


La montée du Yang, selon les Chinois

D’abord, prenons conscience de ce réveil de la Nature.  Coup de tonnerre dans un ciel tout gris !

Trois trigrammes nous montrent le chemin de la montée du Yang, avec le Tonnerre, dit encore l’Eveilleur, qui sonne le début du cycle Yang. Ce n’est pas rien, un coup de tonnerre. On sursaute.  « Wachet auf, ruft uns die Stimme » chantent les Protestants dans le célèbre choral du Veilleur. 

Il s’agit de se réveiller et de se secouer. Le trigramme « Tonnerre » est suivi par le Feu (soit la clarté, l’évidence, la conscience) au moment de l’équinoxe.  Et puis vient le trigramme du Lac, ou encore la Joyeuse Communication, la brume, la dissipation. C’est déjà le début de l’été. 


Ce mouvement Yang se traduit comme suit, si on observe ses effets : activité, fermeté, force, croissance, avance, expansion, extériorisation, positivité, légèreté, fluidité. Au cours des prochaines semaines, notre énergie va comporter une part croissante de ces éléments.

De ce côté gauche du diagramme, les traits de base sont tous Yang. Le mouvement  général est une attraction vers le haut, on monte.  Le mouvement est de la Terre vers le Ciel, les végétaux poussent. Et nous allons nous sentir des ailes, avec l’envie de faire mille choses.

Comme toujours, ces envies sont à ressentir et c’est bon de ne pas les retenir, mais il faut quelque peu tempérer. D’abord, ce n’est pas parce que le mouvement général est Yang que tout est Yang. On observe qu’il reste toujours au moins un trait Yin dans les trigrammes  qui montent à gauche du diagramme. Et une fois arrivé au maximum du Yang, le Yin réapparaît tout de suite, comme le montre le Tai Ji.  Yin et Yang sont un rapport dynamique : pas l’un sans l’autre.

Et ensuite, le Yang ne peut trouver à s’exprimer pleinement que si le Yin a été nourri correctement. En d’autres termes, si nous avons mis l’hiver à profit pour nourrir notre Yin en restant tranquille, au chaud et au calme, en respectant une nécessaire introspection, en nous reposant suffisamment, alors, nous pouvons nous lancer au printemps. Si ce n’est pas le cas, nous partons avec un handicap certain, une fatigue résiduelle, un manque d’énergie. Et nous risquons de ne pas tenir la distance.

Voilà ce que peuvent nous apprendre les trigrammes Chinois (disposition de Fu Xi, soit le monde cosmologique). Et comme microcosme = macrocosme, en tant qu’humains, nous sommes soumis à ces mêmes lois et mouvements.

Et maintenant, appliquons

Si ce qui précède est du Chinois, pour vous,  ce n’est pas grave. S’il est bon de comprendre les mouvements de l’énergie, il vaut surtout mieux les appliquer.

Donc, d’abord, soyons sûrs d’avoir bien récupéré en hiver et d’avoir protégé notre immunité.

Gare aux microbes à la sortie d’un hiver sans lumière, où notre immunité a été mise à rude épreuve. La glace fond lentement. Les variations de température sont redoutables pour notre santé et la bonne circulation de notre énergie. Prenons soin de nous, et pas d’excès, restons couverts, restons prudents. C’est un peu le conseil général : allons-y doucement. L’image est celle du chat qui s’étire après une bonne sieste et avant d’aller courir dans le vaste monde.  Dès lors, la pratique quotidienne du DO IN (les étirements des méridiens) s’avère idéale pour remettre notre énergie en route.

Envie de faire du DO IN ? Faites-le moi savoir, on peut organiser une pratique de groupe. 

Que peut faire le shiatsu pour vous, au printemps ?

Indépendamment, ou en plus du problème précis pour lequel vous venez consulter, il est bon de garder à chaque saison une attention particulière pour l’énergie du moment. Les méridiens concernés au printemps sont le Foie et la Vésicule Biliaire.

Nous serons donc plus particulièrement attentifs à l’énergie du Foie, qui est l’organe dominant au printemps. Le Foie évacue les toxines du corps, fait le grand nettoyage, vous donne la capacité de réaliser et l’endurance. Il peut aussi, s’il est trop fort, causer de soudains accès de colère ou un sentiment de frustration, ou encore le « Feu du Foie » peut faire monter l’énergie beaucoup trop haut et vous déséquilibrer, à l’image d’une quille dont le centre de gravité se situerait soudain dans le haut du corps. Un équilibre très instable !  A toute saison, une part du travail consiste à « redescendre », à centrer, pour ne pas perdre l’ancrage. 

Le Foie doit d’ailleurs pouvoir faire le nettoyage de l’entièreté du corps et, si vous êtes bloqué au niveau du Vaisseau Ceinture, il ne pourra pas bien travailler. C’est pourquoi on travaillera également le méridien couplé, Vésicule Biliaire et particulièrement le point 41 qui harmonise le Vaisseau Ceinture. Il s’appelle Rinkyu,  « Se pencher pour pleurer ». Ne voilà-t-il pas un double mouvement vers le bas ?

Si le Foie – « Le Grand Général des Armées » n’arrive pas à travailler correctement, vous ferez des cauchemars, dormirez mal, vous réveillerez franchement de travers, fatigués, lourds, saturés, gavés… L’énergie tourne en rond, il y a des frustrations, de la colère.

Je parlais plus haut de l’importance du rapport à l’espace-temps et de la nécessité de s’y conformer. Nous avons vu que le printemps « vient » en quelque sorte de l’hiver, moment le plus Yin de l’année qui appelle un nouveau départ. A chaque saison, on stimulera donc sur chaque méridien des points particuliers, car les différentes composantes de notre énergie vitale y sont associées, et l’énergie est plus présente sur ces points à ce moment-là.

Le Printemps est la saison où on tonifiera les points « Eau », associés à l’hiver, dans la logique du cycle d’engendrement des cinq mouvements. Ces points, appartenant aux  points dits « Shu antiques », sont tous situés sur les bras et les jambes, entre les extrémités et les articulations du coude et du genou. On travaillera donc P5-MC3-C3-GI2-TF2-IG2 sur les bras et les mains, et RP9, F8, R10, ES44, VB43 et V66 sur les jambes et les pieds.

Et plein de choses à faire soi-même  

Recevoir un shiatsu est une excellente chose, mais la participation active dans votre vie maximise les résultats.

Vous pouvez donc prendre soin de notre organe Foie en lui offrant une cure de désintoxication de toutes les toxines accumulées en hiver. Il existe d’excellentes cures de plantes chez les herboristes. Et le jus matinal de citron chaud est excellent. J’aime pour ma part le vinaigre de cidre. Et la nature offre les bonnes plantes au bon moment : jeunes orties pour désintoxiquer, ou sève de bouleau. Si vous ne savez pas quoi manger, informez-vous de ce qui pousse en ce moment. Il vaut toujours mieux consommer les plantes locales, et de saison.

Puisqu’au printemps l’énergie se remet en mouvement, nous aussi. La marche quotidienne s’avère un excellent moyen de rester en bonne santé. Trop peu de mouvement affaiblit non seulement les jambes, mais cause aussi des problèmes d’évacuation.  Marchons, donc, mais sans pour autant courir le marathon. Les textes anciens disent « allons marcher dans la cour », et prendre le jeune soleil.

Pour vivre en harmonie, il est bon d’être conséquent, au-dedans comme au-dehors. Le grand nettoyage printanier de notre lieu de vie et de tout ce qui nous encombre nous aidera à laisser notre créativité s’épanouir. C’est le moment de mettre en œuvre nos projets, nos élans, nos nouvelles aspirations.

Sur le plan de l’alimentation, enfin, répétons-le, mangeons de saison et local. Bonne nouvelle, après la relative disette et monotonie de l’hiver, les jeunes pousses printanières, feuilles et racines, garniront bientôt à nouveau notre assiette. C’est la fête du Vert, la couleur dominante du printemps. Un véritable plaisir pour les yeux… associés par ailleurs également au Foie. La nature est bien faite.

Je vous souhaite de beaux moments printaniers.

Saturday, 20 January 2018

Shinmon Shiatsu vous accueille dorénavant dans le quartier Schuman à Bruxelles

Ca y est ! Le déménagement a eu lieu.

Le local de Schaerbeek Boulevard Lambermont vous a accueillis pendant 7 ans et c'est sûr que le lieu s'est chargé de bonnes énergies !

Il était temps de le quitter pour de nouvelles aventures Shiatsu.

Entrée Pedicentre
Dorénavant, je vous accueille tous les jours de la semaine  sur rendez-vous entre 9h00 et 20h00 boulevard Charlemagne 47 à 1000 Bruxelles. C'est juste au coin du square Ambiorix, à 200 mètres du métro et de la gare de trains Schuman et à proximité de nombreuses lignes de bus.

Le nouveau cabinet
Shinmon Shiatsu a le plaisir de travailler chez et avec Pedicentre, dirigé par Dany Colot, référencé sur mon site comme le meilleur podologue et pédicure médical de Bruxelles, et je le pense réellement. Un même lieu vous offre donc un soin complet, des pieds à la tête.

Le local de shiatsu n'offre absolument aucune distraction : il y a vous, et moi, et le shiatsu qui a lieu à ce moment, pour une concentration optimale de l'énergie, et du soin.

Pour les personnes du Nord-Ouest de Bruxelles, ou qui ne reculent pas devant un déplacement, j'ai également aménagé un lieu de soins chez moi à Laeken/Jette..

Comme au Japon, on passe sous le Tori en s'inclinant
Bref, shiatsu quand vous voulez, et à deux endroits différents. Vous êtes les bienvenus(e)s, et mon énergie est maintenant disponible à 100% pour répondre à vos besoins. Il suffit de passer le Tori... une petite réflexion au passage !

C'est le (premier) grand changement de 2018, année qui est, pour beaucoup, synonyme de profondes évolutions.

Au plaisir de vous voir bientôt,

Mail : shinmon.shiatsu@gmail.com

Téléphone inchangé : 0471 40 56 95

Totale concentration de l'énergie