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Wednesday, 31 October 2018

Combien de fois venir en shiatsu ?


Nous poursuivons notre exploration de différents aspects du shiatsu avec une nouvelle vidéo, consacrée à la question souvent entendue « combien de fois dois-je venir ? ».

A l’issue d’une séance, il arrive en effet que nos clients soit reprennent rendez-vous, soit décident de nous rappeler plus tard, soit nous demandent notre avis sous la forme « combien de fois dois-je venir ? ».



Essayons, comme d’habitude, d’aller au-delà des quelques réflexions générales émises dans la vidéo.

Nous avons discuté dans l’article précédent le fait que rien ne doive et que l’obligation de quoi que ce soit n’est pas pertinente dès que l’on fait du shiatsu.

Il semble toutefois naturel de poser la question de la fréquence des séances. Je me souviens de ma toute première séance de shiatsu chez un thérapeute trèèèèèèès connu à Bruxelles. Au moment de le quitter, et comme il ne disait rien, j’osai lui demander quand je devais revenir, pour m’entendre congédier sèchement sur un « vous n’avez rien ! ». Du coup, cela a pris quelques années avant d’y retourner (mais je n’ai pas été perdu pour le shiatsu).

Ce qui se cache derrière la question « combien de fois dois-je venir ? », c’est la question de la régularité, qui n’est pas propre au shiatsu. 

La régularité, mot-clé de la longévité…


… comme l’exprime Jean Pélissier. L’Univers est régularité, succession de cycles, et notre organisme n’est fait que de cycles (circulation, digestion, sommeil…). Une certaine régularité dans la planification et l’enchaînement de ces cycles est souhaitable, sans tomber pour autant dans l’insupportable habitude. Car, nous dit Jean Pélissier, trop de régularité tue la régularité. Et il importe de garder la notion de « jouissance ». 

Comme discuté dans les précédents articles, nous aligner sur les grands cycles de la Terre et du Ciel nous offre effectivement les meilleures garanties d’une vie longue et harmonieuse.

C’est pareil pour toute discipline que nous pratiquons (physique, intellectuelle, spirituelle…). Nous savons bien que seule la régularité offre les meilleures chances de résultat. Nous le savons bien, mais nous ne le mettons pas en pratique.

C’est clair qu’il vaut mieux méditer 5 minutes chaque jour qu’une heure d’un seul coup une fois de temps en temps, s’entraîner un peu tous les jours à la course ou au vélo plutôt que de se lancer sans préparation dans un marathon dominical, pratiquer tous les jours quelques étirements plutôt qu’à l’occasion…

Les effets d’une pratique régulière


Ainsi du shiatsu : il vaut mieux en recevoir régulièrement plutôt que d’y penser quand c’est trop tard. La régularité est même en fait inhérente à notre art, en tout premier lieu axé sur la  prévention des problèmes.

Ainsi, les receveurs et receveuses qui viennent régulièrement me confirment-ils /elles tous (toutes) que, depuis que cette régularité est installée :

  1. Ils se sentent mieux (la réponse à la banale question « comment ça va » ? est, spontanément, « je me sens bien »)
  2. Certains maux récurrents dans leur corps ont disparu ou se sont allégés
  3. Ils ont une meilleure énergie et un état d’esprit plutôt optimiste. Ce qui confirme bien l’intérêt de faire du shiatsu régulièrement et sans attendre de souffrir de quelque chose.

A quel rythme pratiquer le shiatsu ?


Il n’y a donc certainement pas de « vous devez », pas de règle concernant la fréquence à observer, au demeurant différente pour chacun. Mais le bon sens et l’expérience permettent de dire que :
  • faire du shiatsu une ou deux-trois fois par an ne permet pas d’installer une régularité. Une séance offre des bienfaits à court terme (on se sent détendu, par exemple) et à plus long terme (travail sur l’énergie vitale ou sur un problème donné). Une séance de temps en temps n’offre pas ces bénéfices à long terme, qui se consolident en quelque sorte de séance en séance.
  • Faire du shiatsu une fois par mois environ (même si ce n’est pas une norme absolue) permet par contre déjà de mettre en place les bénéfices à court terme et à long terme. Cela peut être un peu plus ou moins souvent. Il n’est par contre pas nécessaire de venir toutes les semaines.
  • Il peut toutefois être opportun de venir plusieurs fois sur un court intervalle, et ensuite d’espacer les séances. C’est le cas pour les problèmes aigus, survenus récemment, mais aussi pour les problèmes anciens, bien incrustés, mais qui ont besoin d’une forte stimulation pour pouvoir être évacués.



Personnellement, je reçois un shiatsu environ deux fois par mois et m’en trouve fort bien. Pour un praticien, il est impératif de recevoir régulièrement pour pouvoir donner à son tour. Et de ressentir dans notre corps ce que nous faisons, de nous connecter à notre propre ressenti, de nous confier à des mains expertes… J’ai ce bonheur de connaître les bonnes personnes qui me ramènent en mon centre énergétique. Hommage soit ici rendu à ces belles collègues ! Ressenti et délectation, disions-nous, dans un article précédent.

Donc, lorsqu’on me pose la question « combien de fois dois-je venir ? » ou « quand nous revoyons-nous ?  », je ne suis pas trop directif, mais j’explique généralement ces différentes possibilités. Il faut bien dire quelque chose, car « rappelez-moi quand vous voulez » est trop aléatoire. Tant que cela reste au niveau du mental…

Sortir du mental, sinon on n'en sort pas



Car notre mental est ainsi fait que, si on lui confie l’organisation de notre bien-être, il n’en résultera pas grand-chose, voire rien du tout. Le besoin doit, en effet, venir du corps, et alors, c’est gagné.

Constatons simplement comment nous repoussons sans cesse les échéances qui concernent notre santé, voire simplement notre détente ou notre bien-être. Que ce soit un simple rendez-vous chez le dentiste, un check up, une intervention médicale… Ou que ce soit un moment pour soi qui va faire du bien à notre corps (une activité physique, un massage, un shiatsu…), notre mental trouve mille et une raisons de remettre à plus tard, arguant que nous n’avons pas le temps ou que nous nous en occuperons demain, c’est-à-dire jamais.

Il s’agit peut-être, à la base, d’un reliquat de mauvaise éducation qui nous a enseigné que l’effort était une plus grande valeur que le plaisir, qu’il fallait d’abord travailler dur avant de profiter de la vie et qu’il était égoïste de penser à soi. Idioties… Toujours est-il que c’est ancré quelque part en nous.

Le mental n’écoute donc généralement pas les signaux du corps (sauf si on arrive à lui faire très peur) et, à force de remettre à plus tard, il peut arriver que ce soit trop tard, auquel cas le corps manifeste sa désapprobation par une bonne maladie, un épuisement, un burn out, un accident… imposant ainsi l’arrêt des activités.

Il va donc falloir ruser et passer outre aux mille prétextes du mental pour ne pas nous faire du bien, notamment en installant cette fameuse régularité parce que le corps la demande.

Les quatre étapes de tout apprentissage


Il y a tout d’abord, pour les férus d’explications, la prise de conscience de la façon dont nous fonctionnons.

Ainsi y a-t-il quatre étapes à tout processus d’apprentissage :

  1. Incompétence inconsciente : je ne sais pas que je ne sais pas. Je ne suis absolument pas conscient des besoins de mon corps, et donc je ne fais rien pour.
  2. Incompétence consciente : je sais que je ne sais pas. Je suis conscient des besoins de mon corps, mais je sais que je ne fais rien pour.
  3. Compétence consciente : je sais que je sais. Je suis conscient des besoins de mon corps, et j’y travaille consciemment tous les jours. Pour cela, je suis obligé d’y penser, ou je m’y oblige.
  4. Compétence inconsciente : je ne sais plus que je sais. Je n’ai plus besoin de m’appliquer pour prendre soin de moi, cela vient naturellement.

Le quatrième stade est en fait le stade du corps, lorsqu’il reprend sa place, exprime ses besoins et que nous sommes à l’écoute. La régularité est le fait du corps, la pratique régulière nous amène à ce stade.

Donc, plus on fait du shiatsu, plus on en ressent les bienfaits, plus il y a de chances que le corps reprenne sa place. Dès ce moment, la régularité de la pratique s’impose et la prise de rendez-vous devient entièrement autonome. Ce que certains clients expriment en disant « je sentais qu’il était temps de revenir ».


Ainsi par exemple de la pratique du Do In (étirements propres au shiatsu), qui se fait, idéalement, au quotidien. Au début, il a fallu m’obliger à les faire. Ensuite, la pratique est venue naturellement. Maintenant, quand il m’arrive de ne pas pouvoir les faire, la journée n’est pas pareille, je sens dans mon corps qu’il manque quelque chose, il réclame son dû.


Pratiquer et observer : la régularité pour les praticiens aussi 


Et si nous devions trouver un conseil qui soit tout aussi valable pour le praticien que pour les receveurs, ce serait celui entendu récemment d’un ami moine bouddhiste, lors d’une intéressante discussion sur son expérience de la méditation.

Il n’y a que deux choses à faire : pratiquer, et observer.

Cela vaut pour tous les arts, pour notre santé, pour notre développement personnel…

  • Pratiquer, pratiquer et encore pratiquer (donner et recevoir) : c’est l’art.
     
  • Observer ce qui se passe dans son corps pendant et après la pratique, devenir conscient, rendre sa place au corps : c’est le ressenti. 
Comme le dit Eric Baret (« De l’abandon »), il y a encore plus vrai que la conceptualisation, c’est le ressenti. « Revenir à ce ressenti, humblement, simplement, et vous rendre compte que c’est ce qu’il y a de plus haut ».  Peu importe donc ce que disent les livres, les belles théories profondes, « restez tranquille, car il n’y a rien à comprendre ».

Dès que ces deux choses simples cessent d’être compliquées, la vie change. « Bingo », comme disait Maître Kawada.


Et une dernière pour la route… Une cliente a complété la liste la semaine passée par un « je dois » inédit : « dois-je dormir ? ». Inattendu, celui-là, quand même...

Thursday, 15 February 2018

Conseils de printemps

Il est bien là, le printemps, même si la météo fraîche semble nous dire que non. Les végétaux sont prêts à exploser au moindre redoux. L’hamamélis, le jasmin, les perce-neige et les hellébores, fleurs de l’hiver, prennent doucement congé.  Les narcisses s’impatientent, les « chatons », bourgeons du saule gris et duveteux, apparaissent sur les arbres.

De multiples signes nous annoncent le printemps. Et il s’en passe des choses,  sur et sous terre ! Le changement est permanent. Les anciens Chinois avaient divisé l’année en 24 périodes de changement de 15 jours, soit trois fois 5 jours : 5 jours de préparation, 5 jours d’installation et 5 jours de manifestation du changement. La période de début février s’appelle « commencement du printemps », et elle coïncide avec le commencement de l’année (« Nouvel-An Chinois »).  Le milieu du printemps, pour les Chinois, c’est l’équinoxe vers le 21 mars. Cette façon de compter est plus juste, car elle s’aligne sur la Nature, et pas sur une conception du monde (chrétienne), comme en Occident.

Donc, nous sommes bien au printemps. Et l’être humain ne peut pas se dissocier de la Nature et des cycles naturels, sinon, il risque d’avoir des problèmes, notamment de santé et d’identité. Les grands mouvements d’énergie que nous voyons à l’œuvre dans les saisons sont également à l’œuvre en nous. Il convient donc de suivre le mouvement de l’énergie, qui, après avoir quitté le point le plus Yin au solstice d’hiver, repart graduellement vers le point le plus Yang, le solstice d’été. Entre les deux, la part du Yang augmente, et la part du Yin diminue. Le Yang, c’est-à-dire la priorité donnée à l’action, au mouvement, à l’extraversion. Nous pouvons donc entreprendre, car cela nous démange. Mais pas si vite.

Voyons comment les Chinois expliquaient cela. Mais si vous voulez, vous pouvez passer directement aux conseils.


La montée du Yang, selon les Chinois

D’abord, prenons conscience de ce réveil de la Nature.  Coup de tonnerre dans un ciel tout gris !

Trois trigrammes nous montrent le chemin de la montée du Yang, avec le Tonnerre, dit encore l’Eveilleur, qui sonne le début du cycle Yang. Ce n’est pas rien, un coup de tonnerre. On sursaute.  « Wachet auf, ruft uns die Stimme » chantent les Protestants dans le célèbre choral du Veilleur. 

Il s’agit de se réveiller et de se secouer. Le trigramme « Tonnerre » est suivi par le Feu (soit la clarté, l’évidence, la conscience) au moment de l’équinoxe.  Et puis vient le trigramme du Lac, ou encore la Joyeuse Communication, la brume, la dissipation. C’est déjà le début de l’été. 


Ce mouvement Yang se traduit comme suit, si on observe ses effets : activité, fermeté, force, croissance, avance, expansion, extériorisation, positivité, légèreté, fluidité. Au cours des prochaines semaines, notre énergie va comporter une part croissante de ces éléments.

De ce côté gauche du diagramme, les traits de base sont tous Yang. Le mouvement  général est une attraction vers le haut, on monte.  Le mouvement est de la Terre vers le Ciel, les végétaux poussent. Et nous allons nous sentir des ailes, avec l’envie de faire mille choses.

Comme toujours, ces envies sont à ressentir et c’est bon de ne pas les retenir, mais il faut quelque peu tempérer. D’abord, ce n’est pas parce que le mouvement général est Yang que tout est Yang. On observe qu’il reste toujours au moins un trait Yin dans les trigrammes  qui montent à gauche du diagramme. Et une fois arrivé au maximum du Yang, le Yin réapparaît tout de suite, comme le montre le Tai Ji.  Yin et Yang sont un rapport dynamique : pas l’un sans l’autre.

Et ensuite, le Yang ne peut trouver à s’exprimer pleinement que si le Yin a été nourri correctement. En d’autres termes, si nous avons mis l’hiver à profit pour nourrir notre Yin en restant tranquille, au chaud et au calme, en respectant une nécessaire introspection, en nous reposant suffisamment, alors, nous pouvons nous lancer au printemps. Si ce n’est pas le cas, nous partons avec un handicap certain, une fatigue résiduelle, un manque d’énergie. Et nous risquons de ne pas tenir la distance.

Voilà ce que peuvent nous apprendre les trigrammes Chinois (disposition de Fu Xi, soit le monde cosmologique). Et comme microcosme = macrocosme, en tant qu’humains, nous sommes soumis à ces mêmes lois et mouvements.

Et maintenant, appliquons

Si ce qui précède est du Chinois, pour vous,  ce n’est pas grave. S’il est bon de comprendre les mouvements de l’énergie, il vaut surtout mieux les appliquer.

Donc, d’abord, soyons sûrs d’avoir bien récupéré en hiver et d’avoir protégé notre immunité.

Gare aux microbes à la sortie d’un hiver sans lumière, où notre immunité a été mise à rude épreuve. La glace fond lentement. Les variations de température sont redoutables pour notre santé et la bonne circulation de notre énergie. Prenons soin de nous, et pas d’excès, restons couverts, restons prudents. C’est un peu le conseil général : allons-y doucement. L’image est celle du chat qui s’étire après une bonne sieste et avant d’aller courir dans le vaste monde.  Dès lors, la pratique quotidienne du DO IN (les étirements des méridiens) s’avère idéale pour remettre notre énergie en route.

Envie de faire du DO IN ? Faites-le moi savoir, on peut organiser une pratique de groupe. 

Que peut faire le shiatsu pour vous, au printemps ?

Indépendamment, ou en plus du problème précis pour lequel vous venez consulter, il est bon de garder à chaque saison une attention particulière pour l’énergie du moment. Les méridiens concernés au printemps sont le Foie et la Vésicule Biliaire.

Nous serons donc plus particulièrement attentifs à l’énergie du Foie, qui est l’organe dominant au printemps. Le Foie évacue les toxines du corps, fait le grand nettoyage, vous donne la capacité de réaliser et l’endurance. Il peut aussi, s’il est trop fort, causer de soudains accès de colère ou un sentiment de frustration, ou encore le « Feu du Foie » peut faire monter l’énergie beaucoup trop haut et vous déséquilibrer, à l’image d’une quille dont le centre de gravité se situerait soudain dans le haut du corps. Un équilibre très instable !  A toute saison, une part du travail consiste à « redescendre », à centrer, pour ne pas perdre l’ancrage. 

Le Foie doit d’ailleurs pouvoir faire le nettoyage de l’entièreté du corps et, si vous êtes bloqué au niveau du Vaisseau Ceinture, il ne pourra pas bien travailler. C’est pourquoi on travaillera également le méridien couplé, Vésicule Biliaire et particulièrement le point 41 qui harmonise le Vaisseau Ceinture. Il s’appelle Rinkyu,  « Se pencher pour pleurer ». Ne voilà-t-il pas un double mouvement vers le bas ?

Si le Foie – « Le Grand Général des Armées » n’arrive pas à travailler correctement, vous ferez des cauchemars, dormirez mal, vous réveillerez franchement de travers, fatigués, lourds, saturés, gavés… L’énergie tourne en rond, il y a des frustrations, de la colère.

Je parlais plus haut de l’importance du rapport à l’espace-temps et de la nécessité de s’y conformer. Nous avons vu que le printemps « vient » en quelque sorte de l’hiver, moment le plus Yin de l’année qui appelle un nouveau départ. A chaque saison, on stimulera donc sur chaque méridien des points particuliers, car les différentes composantes de notre énergie vitale y sont associées, et l’énergie est plus présente sur ces points à ce moment-là.

Le Printemps est la saison où on tonifiera les points « Eau », associés à l’hiver, dans la logique du cycle d’engendrement des cinq mouvements. Ces points, appartenant aux  points dits « Shu antiques », sont tous situés sur les bras et les jambes, entre les extrémités et les articulations du coude et du genou. On travaillera donc P5-MC3-C3-GI2-TF2-IG2 sur les bras et les mains, et RP9, F8, R10, ES44, VB43 et V66 sur les jambes et les pieds.

Et plein de choses à faire soi-même  

Recevoir un shiatsu est une excellente chose, mais la participation active dans votre vie maximise les résultats.

Vous pouvez donc prendre soin de notre organe Foie en lui offrant une cure de désintoxication de toutes les toxines accumulées en hiver. Il existe d’excellentes cures de plantes chez les herboristes. Et le jus matinal de citron chaud est excellent. J’aime pour ma part le vinaigre de cidre. Et la nature offre les bonnes plantes au bon moment : jeunes orties pour désintoxiquer, ou sève de bouleau. Si vous ne savez pas quoi manger, informez-vous de ce qui pousse en ce moment. Il vaut toujours mieux consommer les plantes locales, et de saison.

Puisqu’au printemps l’énergie se remet en mouvement, nous aussi. La marche quotidienne s’avère un excellent moyen de rester en bonne santé. Trop peu de mouvement affaiblit non seulement les jambes, mais cause aussi des problèmes d’évacuation.  Marchons, donc, mais sans pour autant courir le marathon. Les textes anciens disent « allons marcher dans la cour », et prendre le jeune soleil.

Pour vivre en harmonie, il est bon d’être conséquent, au-dedans comme au-dehors. Le grand nettoyage printanier de notre lieu de vie et de tout ce qui nous encombre nous aidera à laisser notre créativité s’épanouir. C’est le moment de mettre en œuvre nos projets, nos élans, nos nouvelles aspirations.

Sur le plan de l’alimentation, enfin, répétons-le, mangeons de saison et local. Bonne nouvelle, après la relative disette et monotonie de l’hiver, les jeunes pousses printanières, feuilles et racines, garniront bientôt à nouveau notre assiette. C’est la fête du Vert, la couleur dominante du printemps. Un véritable plaisir pour les yeux… associés par ailleurs également au Foie. La nature est bien faite.

Je vous souhaite de beaux moments printaniers.

Sunday, 19 June 2016

Le shiatsu comme art de vivre - Conférence le 17 juillet

Dimanche 17 juillet prochain - de 14 à 17 H .

A Overijse - Kapucijnendreef 34 - Au Centre Djohi Belgium pour l'étude du Yi Jing

Je donnerai une conférence (interactive, rassurez-vous) intitulée "Le shiatsu comme art de vivre".

Cela peut paraître curieux de parler de shiatsu plutôt que d'en faire, mais 1. il n'y a pas la place pour pratiquer et donc 2. c'est l'occasion de mener une réflexion sur le  shiatsu parmi les disciplines orientales et la place qu'il pourrait recevoir dans nos vies.

Partant de l'idéogamme - "HITO - être humain", nous verrons comment nous situer dans l'univers, comment nous insérer dans le rythme des saisons et vivre en harmonie avec la nature.  L'interaction incessante des forces Yin et Yang - ainsi que nous l'observons d'ailleurs dans les hexagrammes  du Yi Jing - est une clé fondamentale de compréhension.


Relaxation, régénération, revitalisation….. le shiatsu, porte d'entrée du corps, touche et rééquilibre tous les niveaux de l'être.  Nous devenons plus sensibles.  A l'écoute de notre corps, qui ne ment jamais, c'est notre façon de vivre que nous sommes amenés à reconsidérer.
 
Vous repartirez avec : 
  • une compréhension générale de la conception orientale de l'être humain
  • des conseils très concrets pour préserver votre santé
  • des points très précieux à presser avec modération 
  •  des pistes à creuser car … . tout est Un"

La réunion sera suivie , pour ceux qui le souhaitent, d'un goûter-souper, s'il fait beau dans le magnifique jardin de Rose-Marie et Michel.   
La participation est de 15 euros.
 
Merci de vous inscrire sans tarder si l'aventure vous tente auprès de Rose-Marie Beckers, responsable de Djohi Belgium : rose-.marie.beckers@telenet.be
 

Thursday, 26 May 2016

Shiatsu et condition physique

Avec le printemps, viennent les travaux au jardin. Je m’installe en seiza sur le sol, saisis la bêche et désherbe en poussant l’outil une bonne vingtaine de mètres sous une haie. Cela fera 6 bonnes brouettes de hautes herbes à charger et transporter à l’autre bout du jardin. Tout en travaillant, je sais que le lendemain, je n’aurai ni mal au dos, ni même la plus petite raideur à un muscle ou une articulation.

Pourtant, ce n’était pas gagné au départ. De constitution plutôt frêle, de prédisposition plutôt intellectuelle, et nous ne parlerons même pas de souplesse, je n’étais pas attiré par le travail physique ou la gym. Mais voilà, pratiquer le shiatsu, a changé beaucoup de choses.

Le shiatsu nourrit l'énergie vitale

Un des fruits du shiatsu est en effet de rétablir et d’entretenir une bonne énergie vitale et donc de faire des choses dont on ne se croirait pas capable au départ. Le shiatsu est un art oriental, et on peut trouver des analogies dans d’autres arts, martiaux par exemple. Sans vouloir comparer, me revient à l’esprit l’exemple d’O Sensei, le fondateur de l’aikido, de constitution très fragile au départ et qui, pendant une partie de sa vie, s’astreignit à de très lourds travaux, avec des résultats étonnants. Cette activité ne nourrissait pas que son physique, elle renforçait aussi un mental hors du commun.

Car cela fonctionne dans les deux sens. L’art que l’on pratique donne une grande énergie, et le travail physique régulier fait circuler cette énergie. J’insiste sur la régularité et sur le fait que cela ne doive en aucun cas être dans la performance. Je ne parle donc pas ici d’aller courir le marathon dans 2 mois. Une de mes clientes, Katrien, me le confirmait d’ailleurs hier encore : affligée d’une très grande fatigue « d’origine inconnue », elle s’offrait de temps à autre des séances de shiatsu. Elle me dit que cela l’a aidée à reconnecter à son énergie et elle se lance maintenant progressivement dans des programmes « Start to run ». On peut considérer qu’elle est à nouveau dans une spirale ascendante. Vive le shiatsu. Mais une fois que l’énergie circule bien, il faut que le corps soit lui-même en mouvement.
Tous fatigués ?

Il y a là une technique et un enseignement extrêmement simples, accessibles à tout un chacun. Je m’étonne toujours du nombre ahurissant de mes contemporains qui ne souffrent de rien de particulier mais qui ont besoin à tout bout de champ de se reposer. Je ne vois pas là tellement de fatigue, mais plutôt de la lassitude, due à un cocktail toxique d’hyper-sédentarité, de dégoût de l’effort, de limites que l’on se fixe, de manque de confiance dans ses capacités, de stress, d’intellect en surchauffe, d’émotions volatiles, d’alimentation intoxicante et que sais-je encore…

Notre existence hyper-sédentaire est un sérieux problème.  Depuis que la technologie existe, celle-ci ne semble avoir d’autre but que de « ne pas nous fatiguer », faire le plus gros travail au moindre effort. Ainsi, on ne se baisse plus, on ne balaie plus, on ne frotte plus, on ne ratisse plus, on ne lave plus, on ne marche plus… On pousse sur un bouton. L’énergie électrique a remplacé l’énergie humaine. Or, moins on se fatigue, plus on est fatigué. Il vaudrait mieux continuer à faire le travail physique, mais en apprenant les techniques permettant de s’économiser, de faire les mouvements efficacement sans s’épuiser. 
Mon client le plus âgé a 91 ans et a passé son enfance à couper du bois (sans outil électrique ou autre, cela va de soi). Il est dans une forme mentale et physique éclatante. Dans cette vitalité, il y a sans doute une part héréditaire, mais aussi beaucoup de travail et un « moto perpetuo » : tout le temps en mouvement.

Soit dit en passant, ce qui est en haut étant comme ce qui est en bas, la fameuse agilité (« agility ») prônée par certains consultants en entreprise est vaine si elle ne s’accompagne pas de souplesse et de résistance physique.
Paradoxalement, plus on en fait, moins on est fatigué, car le corps retrouve ses capacités d’origine. La fatigue qui s’installe en fin de journée est alors saine et annonciatrice d’un sommeil profond. La petite sieste est excellente pour qui se remue dès les aurores. N’oublions pas qu’au regard de l’évolution, nous sommes toujours bâtis comme des hommes des bois et que l’homo informaticus est une accentuation nouvelle de la séparation d’avec la Nature. Il n’est pas mauvais ou inutile d’aller se promener dans la virtualité à l’occasion, mais là n’est pas la Vie.

Reconnecter à l'élan vital
Le shiatsu vient rééquilibrer tout cela. Le pratiquer, sur les autres ou sur soi-même, au travers d’étirements, par exemple, ou simplement le recevoir, reconnecte à cette fabuleuse énergie du corps. L’impossible d’aujourd’hui est le possible de demain et le chemin est progressif. Cela vaut pour tout le monde. Ainsi pour Arlette, une autre de mes clientes qui n’a plus aucun équilibre et ne peut plus marcher sans assistance. Quand elle me dit « tous vos exercices, là, ce n’est pas pour moi », c’est exact. Elle ne va pas faire le Makko Ho demain. Mais dans son lit ou dans son fauteuil, elle peut étirer ses extrémités et faire des mouvements qui acquerront avec le temps une plus grande amplitude et permettront d’autres choses.

Un seul secret : le faire tous les jours. La régularité.

Soyons donc notre énergie, c’est-à-dire sans cesse en mouvement, souples et tranquilles. Les bienfaits du shiatsu vont au-delà d’une simple séance, il nous revient ensuite de sentir l’élan vital retrouvé et de nous laisser couler sur la vague de la Vie.
En savoir plus sur le shiatsu : www.shinmon-shiatsu.be

Wednesday, 16 March 2016

Conseils de printemps


Si, Si, il est là, le printemps, même si la froide météo semble nous dire que non. Tout est prêt à exploser au moindre redoux. Les anciens Chinois ont fixé le début du printemps au 4 février, avec le Nouvel-An (chinois). Ils ont divisé l’année en périodes de 15 jours, et chaque période porte un joli nom. La période avant le 21 mars s’appelle « Réveil des vers et des microbes » et le 21 mars est évidemment l’équinoxe.
Gare aux microbes, justement, à la sortie d’un hiver humide et fatigant, où notre immunité a été mise à rude épreuve. Les fortes variations de température que nous connaissons en Belgique sont également redoutables pour notre santé et la bonne circulation de notre énergie. Donc : prenons soin de nous, et pas d’excès, sortons couverts, restons prudents.
C’est un peu le conseil général que donnent les vieux textes orientaux : le printemps est la montée de l’énergie Yang, et donc un nouvel élan, c’est entendu, mais allons-y prudemment. Si nous avons suivi un peu le rythme des saisons, nous nous sommes reposés en hiver, maintenant, l’image est celle du chat qui s’étire après une bonne sieste.

Dès lors, le DO IN (étirements des méridiens que l'ont peut pratiquer, à la demande chez Shinmon) s’avère idéal pour remettre notre énergie en route.  Comme en massage shiatsu, nous serons plus particulièrement attentifs à l’énergie du Foie, qui est l’organe dominant au printemps. Le Foie évacue les toxines du corps, fait le grand nettoyage, nous donne la capacité de réaliser et l’endurance. Il peut aussi, s’il est trop fort, nous procurer de soudains accès de colère ou un sentiment de frustration.
Nous pouvons également prendre soin de notre Foie en lui offrant une cure de désintoxication de toutes les toxines accumulées en hiver. Il existe d’excellentes cures chez les herboristes (notamment la sève de bouleau). Et le jus matinal de citron chaud est excellent.
Puisqu’au printemps l’énergie se remet en mouvement, nous aussi. La marche quotidienne s’avère un excellent moyen de rester en bonne santé. Trop peu de mouvement affaiblit non seulement les jambes, mais cause aussi des problèmes d’évacuation.  Marchons, donc, mais sans pour autant courir le marathon. Les textes anciens disent « allons marcher dans la cour ».

Pour vivre en harmonie, il est bon d’être conséquent, au-dedans comme au-dehors. Le grand nettoyage printanier de notre lieu de vie et de tout ce qui nous encombre nous aidera à laisser notre créativité s’épanouir. C’est le moment de mettre en œuvre nos projets, nos élans, nos nouvelles aspirations.
Sur le plan de l’alimentation, enfin, mangeons de saison et local. Bonne nouvelle, après la relative disette et monotonie de l’hiver, les jeunes pousses printanières, feuilles et racines, garniront bientôt à nouveau notre assiette. C’est la fête du Vert, la couleur dominante, qui nous repose et nous inspire.
Je vous souhaite de beaux moments printaniers. Et pour recevoir un shiatsu de printemps, contactez-moi.
Je vous souhaite de beaux moments printaniers.