Ce blog sur le shiatsu vous propose de découvrir les multiples facettes du shiatsu. Le cabinet de shiatsu, installé dans le quartier Schuman à Bruxelles, vous permet de ressentir ses bienfaits sur votre santé.
Monday, 26 March 2018
Shinmon Shiatsu - Le shiatsu comme art de vivre: Prendre soin de son intestin
Shinmon Shiatsu - Le shiatsu comme art de vivre: Prendre soin de son intestin: Réflexions et pratique à partir du livre de M. Takanori Naganuma On m’a offert récemment un petit livre intitulé « Prendre soi...
Prendre soin de son intestin
Réflexions et pratique à partir du livre de M. Takanori Naganuma
On m’a offert récemment un petit livre intitulé « Prendre soin de son intestin », écrit par un certain Takanori Naganuma. Ce
monsieur, nous dit-une courte biographie, est un écrivain scientifique qui
s’attache à vulgariser les travaux de grands chercheurs japonais.
La traduction semble très bonne, car, à la lecture, on voit
vraiment un Japonais vous expliquer en mots très simples et avec humour des
vérités profondes, comme ils savent si bien le faire.
Sans doute ce livre n’atteindra-t-il pas le succès de Giulia
Enders, avec « le charme discret de l’intestin ». Mais c’est dommage,
car il offre lui aussi des réflexions fondamentales sur un organe capital du
corps. En traitement shiatsu, nous parlons souvent de nourriture, de digestion…
car c’est une des bases de la Vie. Nous
essayons de comprendre les mouvements de l’énergie, de nous harmoniser, de
trouver les causes profondes et de prendre préventivement soin de notre santé à
tous les niveaux. C’est ainsi que, quand
l’énergie circule sans obstacles, nous
pouvons nous reconnecter à la joie de vivre.
C’est donc un livre à lire et voici un recensement des
constatations de M. Naganuma, auxquelles je me permettrai d’ajouter quelques
commentaires, dans la ligne du shiatsu.
Nous ne mangeons plus
correctement, en Asie comme ailleurs
En gros, l’auteur remet l’église au milieu du village.
L’intestin n’est pas le second cerveau, mais le premier (dans l’ordre chronologique
de l’évolution). Les premiers organismes vivants étaient un tube digestif,
capable, non de pensée, mais de ressenti.
Et donc, même si nous nous flattons d’avoir un cerveau, les
constituants anciens, de base, de notre organisme sont toujours bien là. Et par
conséquent, ce que nous mangeons, et comment nous éliminons, va déterminer
notre santé, bien sûr, mais aussi notre
ressenti, notre façon de penser et même notre conception du monde et des
relations avec les autres. Manger nourrit les cellules. Le cerveau est composé de cellules.
Le problème, c’est que nous ne mangeons plus correctement,
car nous nous sommes mis à transformer la
nourriture et donc, à appauvrir ses qualités nutritionnelles.
M. Naganuma prend l’exemple de Musashi Myamoto, Toyotomi
Hideyoshi et Tokugawa Yeyasu… Le premier un grand s
amouraï qui n’a jamais perdu
aucun combat. Les autres, des dirigeants politiques dont on nous dit qu’ils
avaient une force surhumaine. Tokugawa, par exemple, a fondé le shogunat, qui allait maintenir sa famille au pouvoir pendant plus de 200 ans. Je
me souviens avoir vu son mausolée, au temple Tosho Gu de Nikko, et avoir été saisi par une énergie farouche. Il reste quelque chose.
Les héros sont toujours un peu légendaires, mais si on regarde leur alimentation, on voit qu’ils mangeaient sobrement, et, surtout, des aliments complets. Ce n’est qu’après qu’on s’est mis à raffiner le riz en riz blanc et donc, à le débarrasser de tous ses nutriments. La mode du riz blanc a même amené au Japon le béri-béri, mortelle carence en vitamine B1 entraînant troubles neurologiques, fatigue extrême et insuffisance cardiaque… Des milliers de personnes sont ainsi mortes au Japon au début du 20ème siècle. Ensuite, l’occupation américaine du Japon a amené la viande, le pain, le lait, le sucre… Toutes choses inconnues des estomacs japonais et dont ils n’avaient pas besoin, avec de graves conséquences sur la santé.
Nous n’avons pas connu la carence en vitamine B1, parce que nous mangeons, notamment, beaucoup de viande (contrairement aux Japonais). Mais la viande engendre la stagnation dans les intestins, et la pourriture. Le nombre de cancers du côlon a augmenté. De plus, nous mangeons en trop grande quantité, car les aliments raffinés ne nous fournissent plus les nutriments nécessaires au quotidien. Cercle vicieux… Bref, après un repas « conventionnel », nous sommes lourds, fatigués, et nous nous précipitons sur les excitants et les sucreries, alors que nous n’avons pas éliminé les toxines du corps. La fatigue, c’est quand les cellules ne sont pas nourries correctement.
Cette attention pour les aliments complets se retrouve dans
l’ancien idéogramme du KI, l’énergie vitale, le souffle de vie. Le riz, en
cuisant, engendre la vapeur : c’est l’image de l’énergie vitale. Les 4 "points" indiquent le cycle complet du
grain de riz à travers les quatre saisons. L’écriture simplifiée a enlevé ces
quatre points. Coïncidence ?
Sûrement pas ! C’est ce qui s’est
passé. On a cessé de manger du riz complet. Du coup, le KI est affecté.
Ni régime, ni
compléments
Hahaaa, mais voilà que j’entends s’approcher une horde de
conseillers en tous genres, préconisant jeûnes et régimes, tous
contradictoires. Comment s’y
retrouver ? Qui écouter ? Gardons simplement à l’esprit deux
choses :
L'intestin, c'est aussi une question
d’immunité et… d’écologie
Travailler avec le
Hara et y redescendre sans cesse
re de quelqu’un que l’on ne connaît pas,
et surtout pas une femme, pour d’évidentes raisons d’intimité. Quelle différence avec les Chinois qui
prennent le pouls au poignet ou examinent la langue ! Travailler sur le hara, c’est mettre le naturel
avant le culturellement correct. Le mouvement de la Vie avant la conception de la Vie. La
façon japonaise me parle bien plus. D’ailleurs, on positionne son hara vers
celui des clients, et on travaille avec lui. Pas vraiment avec la tête qui a
appris la théorie.
Le shiatsu pour vivre
dans son corps toute cette sagesse
Les héros sont toujours un peu légendaires, mais si on regarde leur alimentation, on voit qu’ils mangeaient sobrement, et, surtout, des aliments complets. Ce n’est qu’après qu’on s’est mis à raffiner le riz en riz blanc et donc, à le débarrasser de tous ses nutriments. La mode du riz blanc a même amené au Japon le béri-béri, mortelle carence en vitamine B1 entraînant troubles neurologiques, fatigue extrême et insuffisance cardiaque… Des milliers de personnes sont ainsi mortes au Japon au début du 20ème siècle. Ensuite, l’occupation américaine du Japon a amené la viande, le pain, le lait, le sucre… Toutes choses inconnues des estomacs japonais et dont ils n’avaient pas besoin, avec de graves conséquences sur la santé.
Saint-François Xavier, missionnaire débarquant au Japon au
16ème siècle, s’étonne de la santé des gens et du régime
japonais : riz complet (ou blé), légumes abondants, fruits variés, parfois
un peu de poisson. Jamais de bétail. On mesure l’ampleur du changement.
C’est important d’insister sur ces choses, car, comme dit M.
Naganuma , « nous sommes ce que nous mangeons ». Nos maux physiques et psychologiques, notre
qualité d’énergie dérivent pour une bonne part de ce que nous mangeons. Modifier
une alimentation qui ne nous convient pas élimine déjà pas mal de problèmes. Aussi
bon que soit le traitement donné en shiatsu, il sera idéalement soutenu par un
mode de vie sain, c’est-à-dire qui nous convient.
En Occident, cela s’est passé de la même façon. D’ailleurs,
à peu près à la même époque. Pour moi, il y a deux dates-charnières qui
nous ont mis sur la pente descendante :
-
1750 : début du réchauffement climatique dû
à l’homme, arrivage des produits des colonies (café, thé, sucre en grandes
quantités), premières industries, et, sur le plan des idées, les dites
« Lumières ».
-
1945 : apparition d’aliments exotiques et
non-respect des saisons, élimination graduelle des paysans, destruction des
écosystèmes par les remembrements et l’agrochimie, appauvrissement de la
bio-diversité. Ce n’est apparemment pas terminé. Les Trente Glorieuses ne le
furent que pour le capital. Nous avons
gagné la guerre, nous avons perdu la Vie.
Aujourd’hui encore, et de plus en plus, le raffinage des
céréales, le pain blanc, le sucre blanc créent des ravages dans les intestins. Le
traitement des aliments, en général, d’ailleurs. La Nature produit ce qui nous
convient sous la meilleure forme possible, pas besoin de manipuler et de
modifier les propriétés des aliments.
C’est horrifiant tout ce qu’on peut trouver comme produits conservateurs,
exhausteurs, colorants… dans un seul aliment. Nous n’avons pas connu la carence en vitamine B1, parce que nous mangeons, notamment, beaucoup de viande (contrairement aux Japonais). Mais la viande engendre la stagnation dans les intestins, et la pourriture. Le nombre de cancers du côlon a augmenté. De plus, nous mangeons en trop grande quantité, car les aliments raffinés ne nous fournissent plus les nutriments nécessaires au quotidien. Cercle vicieux… Bref, après un repas « conventionnel », nous sommes lourds, fatigués, et nous nous précipitons sur les excitants et les sucreries, alors que nous n’avons pas éliminé les toxines du corps. La fatigue, c’est quand les cellules ne sont pas nourries correctement.
Cette attention pour les aliments complets se retrouve dans
l’ancien idéogramme du KI, l’énergie vitale, le souffle de vie. Le riz, en
cuisant, engendre la vapeur : c’est l’image de l’énergie vitale. Les 4 "points" indiquent le cycle complet du
grain de riz à travers les quatre saisons. L’écriture simplifiée a enlevé ces
quatre points. Coïncidence ?
Sûrement pas ! C’est ce qui s’est
passé. On a cessé de manger du riz complet. Du coup, le KI est affecté.
Rappelons que l’énergie acquise, dont nous avons besoin au quotidien, est
fournie sur base de deux apports : une respiration correcte et une
alimentation correcte.
On peut faire tous les traitements du monde, mais mettre du carburant correct dans le moteur
maximalisera évidemment les performances.
L’alimentation saine devrait être une question de santé
publique, par conséquent. La frugalité, une nécessité. La base de
l’alimentation ne peut plus être « de la viande et un
accompagnement ». Le raffinage et
la manipulation des aliments sont une des principales causes des problèmes de santé
(physiologique et psychologique) de notre époque. Donc mangeons autrement.
Ni régime, ni
compléments
Hahaaa, mais voilà que j’entends s’approcher une horde de
conseillers en tous genres, préconisant jeûnes et régimes, tous
contradictoires. Comment s’y
retrouver ? Qui écouter ? Gardons simplement à l’esprit deux
choses :
-
Ce qui me fait du bien, c’est ce qui me convient :
en supprimant tel ou tel aliment, et en observant si on se sent mieux, on peut
déjà voir ce qui nous convient ou pas.
-
Le bon sens et la simplicité : ne nous
compliquons pas la vie. Comme en shiatsu, on pose les mains, et voilà.
Tout comme Giulia Enders, Takanori Naganuma s’intéresse aux
milliards de bactéries dans nos intestins. Avec la constatation étonnante qu’il
suffit d’avoir 20% de bonnes bactéries pour que les autres, neutres ou
malveillantes, ne soient pas nuisibles. Donc, il ne sert à rien de tenter
d’éliminer les mauvaises bactéries. Pour arriver à ces fameux 20%, il suffit de
manger des fibres, avoir une bonne
hygiène de vie globale, sans trop de stress, jeûner régulièrement, et masser
ses intestins.
Pas besoin de probiotiques non plus, car l’apport est négligeable
par rapport à la synthèse réalisée naturellement par l’intestin suite à une alimentation
saine. Et quant au jeûne… M. Naganuma en propose un très facile :
s’abstenir de manger entre 20 heures et midi le lendemain, tout en buvant de l’eau
(en quantité modérée), pour donner du repos à l’intestin. Voilà qui nous
dispense des héroïques jeûnes prolongés, privations, monodiètes détox et
régimes en tous genres. Régime = frustration = risque d’échec. Le mental
s’arrange pour que cela ne marche pas, ou alors au prix d’affreuses souffrances
psychologiques.
Mais comment savoir si nous mangeons bien ? Il faut regarder à la sortie. Mme Yamamoto en
parlait déjà. Giulia Enders détaille, même. Ni trop mous, ni trop durs, des excréments plutôt beiges, du
volume d’une ou deux bananes, et sans odeur repoussante.
L'intestin, c'est aussi une question
d’immunité et… d’écologie
Les intestins assurent la nutrition, mais aussi l’immunité. Quand nos cellules sont nourries, le système
immunitaire inné, par la collaboration des cellules, élimine tout de suite
virus et bactéries. Un mauvais fonctionnement cellulaire paralyse ce processus,
et nous devons alors produire des anticorps. Cela ne peut constituer que le plan B.
Au niveau cellulaire, M. Naganuma attire l’attention sur le
rôle des mitochondries, centrales énergétiques présentes dans les cellules, et
qui fournissent une énergie bien supérieure à celle fournie par le métabolisme
du sucre (glycolyse), à condition de manger des végétaux et de bien respirer en
mangeant calmement. Viande et poisson ne
sont plus, dès lors, que des accompagnements occasionnels d’un régime
végétarien. L’énergie des mitochondries est source de longévité. A condition de
les nourrir et d’y faire appel.
Autre réflexion
intéressante : nous abritons dans nos intestins tout un écosystème. Il
s’agit, comme au niveau macrocosmique, de ne pas le polluer. De cette façon,
nous pourrons changer le monde, et faire progresser la société. Car améliorer sa santé, c’est améliorer ses
performances, et ses idées.
Ya-t-il dès lors un lien entre la façon dont nous traitons
la planète et celle dont nous malmenons nos intestins ? Microcosme = macrocosme.
Travailler avec le
Hara et y redescendre sans cesse
En fait, dit M. Naganuma, notre moi se trouve… dans nos
intestins, et pas dans notre cerveau. Penser, c’est le cerveau. Ressentir,
c’est les intestins. Les premiers organismes vivants n’étaient qu’un long tube
digestif.
La danse de l’amibe, réalisée lors d’un stage récent avec
Ohashi Sensei, est venue renforcer ce
propos. Ceux qui y étaient ne l'oublieront jamais. D’abord, l’amibe définit ses frontières, s’étend, se protège, échange
des gaz avec son environnement (Poumons et Gros
Intestin). C’est le premier
mouvement. Comme par hasard, ce mouvement se répète chaque jour dans le même
ordre, puisque les méridiens Poumons et Gros Intestin viennent en premier dans
le cycle d’énergie.
Cela nous amène au fameux Hara, le ventre cher aux Japonais.
Beaucoup d’expressions en rapport avec les émotions incluent le mot « Hara ».
Les premiers vertébrés n’avaient pas de cerveau, et pourtant avaient des
émotions, un ressenti… par les intestins. Vivre, c’est manger (digérer,
absorber, éliminer). Nos intestins nous font ressentir la vie. L’équilibre
entre savoir, sentiment et volonté vient du traitement que nous réservons à nos
intestins.
C’est ce qui explique sans doute cette grande spécificité
japonaise : le diagnostic se fait sur le ventre. On est prudent,
évidemment. On ne saute pas sur le vent
re de quelqu’un que l’on ne connaît pas,
et surtout pas une femme, pour d’évidentes raisons d’intimité. Quelle différence avec les Chinois qui
prennent le pouls au poignet ou examinent la langue ! Travailler sur le hara, c’est mettre le naturel
avant le culturellement correct. Le mouvement de la Vie avant la conception de la Vie. La
façon japonaise me parle bien plus. D’ailleurs, on positionne son hara vers
celui des clients, et on travaille avec lui. Pas vraiment avec la tête qui a
appris la théorie.
Donc, le cerveau
pense. Les intestins ressentent. Qu’est-ce qui capte ? Où est l’intuition ? M. Naganuma la met
dans le nerf coccygial, vestige de notre queue, situé exactement à l’opposé du
cerveau. Et donc, Zazen, assis pendant des heures sur notre coccyx, nous fait
prendre conscience de l’intuition fondamentale d’être relié à tous les êtres
vivants. Il y a décidément plus de choses intéressantes « en bas »
qu’ « en haut ».
A presque tous mes clients, je dis : redescendez. Ne pas avoir la tête comme un ballon
d’hélium. Ouvrir la poitrine pour
rayonner et, paradoxalement, protéger. Descendre dans le hara pour la
stabilité, le ressenti et observer les
niveaux « supérieurs » sans se laisser entraîner par tout ce qui
passe. Ancrer. Ici et maintenant. Le
centre de gravité, c’est en bas, pas en haut. Sinon, on bascule au moindre
souffle de vent. Cela s’explique, mais mieux encore, cela se ressent et cela s’applique
au quotidien.
Le shiatsu pour vivre
dans son corps toute cette sagesse
Le cadre donné par le livre « Prendre soin de son
intestin » est bien celui dans lequel nous travaillons chaque jour :
alimentation, respiration, immunité, hara, énergie vitale, primauté du corps… J'y ai retrouvé beaucoup de choses qui se travaillent en shiatsu.
Ohashi dessine l’être humain idéal comme un tube sans
obstacles. Le travail du shiatsu permet justement d’éliminer les obstacles, de
rééquilibrer. Les trois principaux points de longévité ? Ils se trouvent sur Estomac, Gros Intestin,
Intestin Grêle. Tiens, tiens, comme par
hasard. Pour vivre vieux, il ne faut pas d’obstacles sur le transit digestif.
Mais seul, le praticien ne peut pas y arriver. Un travail
sur les points permettra de réveiller le corps, de lui rendre sa place première.
Il reste au client à changer son
alimentation, son mode de vie. Less is
more. A la portée de tous. Et, en plus, cela ne coûte pas cher. Cela coûte même
moins cher, au final, que de
continuer le mode de vie actuel.
Je vois que cela fonctionne comme cela. Le toucher du shiatsu
peut donner l’impulsion, le rééquilibrage, le début du changement. Je vois bien
que tout changement durable vient d’abord par le toucher, pas par le
raisonnement. Avec l’épiphénomène qu’est
le cerveau, on discute des heures, des années… Si on prend les choses par la
base, par la cause profonde, par le toucher, par le ventre, l’alimentation, la
respiration, le mouvement, on modifie
tout le reste.
Une fois que l’énergie circule bien, le corps reprend la
direction des opérations. Il devient alors
impossible (car on ne se sent pas bien) de manger des choses qui ne nous
conviennent pas.
Prendre soin de son intestin ? C’est certainement le cadre favorable,
au sens large, au sein duquel nous travaillons tous les jours.Thursday, 15 February 2018
Conseils de printemps
Il est bien là, le printemps, même si la météo fraîche
semble nous dire que non. Les végétaux sont prêts à exploser au moindre redoux.
L’hamamélis, le jasmin, les perce-neige et les hellébores, fleurs de l’hiver,
prennent doucement congé. Les narcisses
s’impatientent, les « chatons », bourgeons du saule gris et duveteux,
apparaissent sur les arbres.
De multiples signes nous annoncent le printemps. Et il s’en
passe des choses, sur et sous
terre ! Le changement est permanent. Les anciens Chinois avaient divisé
l’année en 24 périodes de changement de 15 jours, soit trois fois 5
jours : 5 jours de préparation, 5 jours d’installation et 5 jours de
manifestation du changement. La période de début février s’appelle
« commencement du printemps », et elle coïncide avec le commencement
de l’année (« Nouvel-An Chinois »). Le milieu du printemps, pour les Chinois,
c’est l’équinoxe vers le 21 mars. Cette façon de compter est plus juste, car
elle s’aligne sur la Nature, et pas sur une conception du monde (chrétienne),
comme en Occident.
Donc, nous sommes bien au printemps. Et l’être humain ne
peut pas se dissocier de la Nature et des cycles naturels, sinon, il risque
d’avoir des problèmes, notamment de santé et d’identité. Les grands mouvements
d’énergie que nous voyons à l’œuvre dans les saisons sont également à l’œuvre
en nous. Il convient donc de suivre le mouvement de l’énergie, qui, après avoir
quitté le point le plus Yin au solstice d’hiver, repart graduellement vers le
point le plus Yang, le solstice d’été. Entre les deux, la part du Yang
augmente, et la part du Yin diminue. Le Yang, c’est-à-dire la priorité donnée à
l’action, au mouvement, à l’extraversion. Nous pouvons donc entreprendre, car
cela nous démange. Mais pas si vite.
Voyons comment les Chinois expliquaient cela. Mais si vous
voulez, vous pouvez passer directement aux conseils.
La montée du Yang, selon les Chinois
D’abord, prenons conscience de ce réveil de la Nature. Coup de tonnerre dans un ciel tout
gris !
Trois trigrammes nous montrent le chemin de la montée du
Yang, avec le Tonnerre, dit encore l’Eveilleur, qui sonne le début du cycle Yang. Ce n’est pas
rien, un coup de tonnerre. On sursaute.
« Wachet auf, ruft uns die Stimme » chantent les Protestants
dans le célèbre choral du Veilleur.
Il s’agit de se réveiller et de se secouer.
Le trigramme « Tonnerre » est suivi par le Feu (soit la clarté,
l’évidence, la conscience) au moment de l’équinoxe. Et puis vient le trigramme du Lac, ou encore
la Joyeuse Communication, la brume, la dissipation. C’est déjà le début de
l’été.
Ce mouvement Yang se traduit comme suit, si on observe ses effets : activité, fermeté, force, croissance, avance, expansion, extériorisation, positivité, légèreté, fluidité. Au cours des prochaines semaines, notre énergie va comporter une part croissante de ces éléments.
De ce côté gauche du diagramme, les traits de base sont tous
Yang. Le mouvement général est une
attraction vers le haut, on monte. Le
mouvement est de la Terre vers le Ciel, les végétaux poussent. Et nous allons
nous sentir des ailes, avec l’envie de faire mille choses.
Comme toujours, ces envies sont à ressentir et c’est bon de
ne pas les retenir, mais il faut quelque peu tempérer. D’abord, ce n’est pas
parce que le mouvement général est Yang que tout est Yang. On observe qu’il
reste toujours au moins un trait Yin dans les trigrammes qui montent à gauche du diagramme. Et une fois
arrivé au maximum du Yang, le Yin réapparaît tout de suite, comme le montre le
Tai Ji. Yin et Yang sont un rapport
dynamique : pas l’un sans l’autre.
Et ensuite, le Yang ne peut trouver à s’exprimer pleinement
que si le Yin a été nourri correctement. En d’autres termes, si nous avons mis
l’hiver à profit pour nourrir notre Yin en restant tranquille, au chaud et au calme,
en respectant une nécessaire introspection, en nous reposant suffisamment, alors,
nous pouvons nous lancer au printemps. Si ce n’est pas le cas, nous partons
avec un handicap certain, une fatigue résiduelle, un manque d’énergie. Et nous
risquons de ne pas tenir la distance.
Voilà ce que peuvent nous apprendre les trigrammes Chinois
(disposition de Fu Xi, soit le monde cosmologique). Et comme microcosme
= macrocosme, en tant qu’humains, nous sommes soumis à ces mêmes lois et
mouvements.
Et maintenant, appliquons
Si ce qui précède est du Chinois, pour vous, ce n’est pas grave. S’il est bon de comprendre
les mouvements de l’énergie, il vaut surtout mieux les appliquer.
Donc, d’abord, soyons sûrs d’avoir bien récupéré en hiver et
d’avoir protégé notre immunité.
Gare aux microbes à la sortie d’un hiver sans lumière, où
notre immunité a été mise à rude épreuve. La glace fond lentement. Les variations de température sont
redoutables pour notre santé et la bonne circulation de notre énergie. Prenons
soin de nous, et pas d’excès, restons couverts, restons prudents. C’est un peu
le conseil général : allons-y doucement. L’image est celle du chat qui
s’étire après une bonne sieste et avant d’aller courir dans le vaste monde. Dès lors, la pratique quotidienne du DO IN
(les étirements des méridiens) s’avère idéale pour remettre notre énergie en
route.
Envie de faire du DO IN ? Faites-le moi savoir, on peut
organiser une pratique de groupe.
Que peut faire le shiatsu pour vous, au printemps ?
Indépendamment, ou en plus du problème précis pour lequel
vous venez consulter, il est bon de garder à chaque saison une attention
particulière pour l’énergie du moment. Les méridiens concernés au printemps
sont le Foie et la Vésicule Biliaire.
Nous serons donc plus particulièrement attentifs à l’énergie
du Foie, qui est l’organe dominant au printemps. Le Foie évacue les toxines du
corps, fait le grand nettoyage, vous donne la capacité de réaliser et
l’endurance. Il peut aussi, s’il est trop fort, causer de soudains accès de
colère ou un sentiment de frustration, ou encore le « Feu du Foie »
peut faire monter l’énergie beaucoup trop haut et vous déséquilibrer, à l’image
d’une quille dont le centre de gravité se situerait soudain dans le haut du
corps. Un équilibre très instable ! A toute saison, une part du travail consiste à
« redescendre », à centrer, pour ne pas perdre l’ancrage.
Le Foie
doit d’ailleurs pouvoir faire le nettoyage de l’entièreté du corps et, si vous
êtes bloqué au niveau du Vaisseau Ceinture, il ne pourra pas bien travailler. C’est
pourquoi on travaillera également le méridien couplé, Vésicule Biliaire et
particulièrement le point 41 qui harmonise le Vaisseau Ceinture. Il s’appelle
Rinkyu, « Se pencher pour
pleurer ». Ne voilà-t-il pas un double mouvement vers le bas ?
Si le Foie – « Le Grand Général des Armées »
n’arrive pas à travailler correctement, vous ferez des cauchemars, dormirez
mal, vous réveillerez franchement de travers, fatigués, lourds, saturés, gavés…
L’énergie tourne en rond, il y a des frustrations, de la colère.
Je parlais plus haut de l’importance du rapport à
l’espace-temps et de la nécessité de s’y conformer. Nous avons vu que le
printemps « vient » en quelque sorte de l’hiver, moment le plus Yin
de l’année qui appelle un nouveau départ. A chaque saison, on stimulera donc
sur chaque méridien des points particuliers, car les différentes composantes de
notre énergie vitale y sont associées, et l’énergie est plus présente sur ces
points à ce moment-là.
Le Printemps est la saison où on tonifiera les points
« Eau », associés à l’hiver, dans la logique du cycle d’engendrement
des cinq mouvements. Ces points, appartenant aux points dits « Shu antiques », sont tous situés sur les bras et les jambes,
entre les extrémités et les articulations du coude et du genou. On travaillera
donc P5-MC3-C3-GI2-TF2-IG2 sur les bras et les mains, et RP9, F8, R10, ES44,
VB43 et V66 sur les jambes et les pieds.
Et plein de choses à faire soi-même
Recevoir un shiatsu est une excellente chose, mais la
participation active dans votre vie maximise les résultats.
Vous pouvez donc prendre soin de notre organe Foie en lui
offrant une cure de désintoxication de toutes les toxines accumulées en hiver.
Il existe d’excellentes cures de plantes chez les herboristes. Et le jus
matinal de citron chaud est excellent. J’aime pour ma part le vinaigre de
cidre. Et la nature offre les bonnes plantes au bon moment : jeunes orties
pour désintoxiquer, ou sève de bouleau. Si vous ne savez pas quoi manger,
informez-vous de ce qui pousse en ce moment. Il vaut toujours mieux consommer
les plantes locales, et de saison.
Puisqu’au printemps l’énergie se remet en mouvement, nous
aussi. La marche quotidienne s’avère un excellent moyen de rester en bonne
santé. Trop peu de mouvement affaiblit non seulement les jambes, mais cause
aussi des problèmes d’évacuation.
Marchons, donc, mais sans pour autant courir le marathon. Les textes
anciens disent « allons marcher dans la cour », et prendre le jeune
soleil.
Pour vivre en harmonie, il est bon d’être conséquent,
au-dedans comme au-dehors. Le grand nettoyage printanier de notre lieu de vie
et de tout ce qui nous encombre nous aidera à laisser notre créativité
s’épanouir. C’est le moment de mettre en œuvre nos projets, nos élans, nos
nouvelles aspirations.
Sur le plan de l’alimentation, enfin, répétons-le, mangeons
de saison et local. Bonne nouvelle, après la relative disette et monotonie de
l’hiver, les jeunes pousses printanières, feuilles et racines, garniront
bientôt à nouveau notre assiette. C’est la fête du Vert, la couleur dominante
du printemps. Un véritable plaisir pour les yeux… associés par ailleurs
également au Foie. La nature est bien faite.
Je vous souhaite de beaux moments printaniers.
Monday, 29 January 2018
L'art du shiatsu ou la voie de la guérison ce soir à la TV Belge
Ce soir à 21 h15 sur La Trois TV - Chaîne belge - aura lieu la diffusion du film de Guy Maezelle - Vertigo asbl sur Maître Kawada, "l'art du shiatsu ou la voie de la guérison".Maître Kawada a étudié avec les grands maîtres du 20ème siècle au Japon (Namikoshi et Masunaga, notamment), avant de voyager dans le monde pour s'installer finalement à Bruxelles, à une époque où personne ne parlait encore de shiatsu.
Il a formé de nombreux praticiens, dont votre serviteur.
Le film vous permettra de voir Maître Kawada à l'oeuvre et de l'entendre parler de shiatsu et de philosophie orientale. Une partie du documentaire est consacrée au travail accompli avec l'Hôpital Saint-Luc, département oncologie, où le shiatsu est dorénavant utilisé (et apprécié !) en soutien des patients en chimiothérapie.
Ce travail se fait également dans d'autres pays (France, avec Bernard Bouheret) et nous ne pouvons qu'appeler de tous nos voeux une collaboration régulière avec des hôpitaux et des médecins, car il est clair que le shiatsu a véritablement bien des choses à apporter aux patients, en parallèle avec de nombreux traitements, sur la voie de leur guérison.
Le titre du film est particulièrement pertinent, à ce sujet : le shiatsu est un art (basé sur une technique) et, à l'image de tant d'arts - martiaux ou non - orientaux, il peut également être une voie "dô", sur laquelle notre vie peut s'épanouir. Recevoir un shiatsu est donc certes synonyme de Bien-Etre, mais à prendre au sens le plus littéral : ETRE - profondément - BIEN, à tout moment de notre vie.
Shiatsu-Dô ! 指圧道
Voici le lien pour regarder en streaming ce soir et, si vous n'avez pas le temps, il sera possible de revoir le programme sur le site de la TV.
https://www.rtbf.be/tv/guide-tv/detail_l-art-du-shiatsu-ou-la-voie-de-la-guerison?uid=1612735916668&idschedule=5ed6fb4bc6202c0412ad40fe16098047
Saturday, 20 January 2018
Shinmon Shiatsu vous accueille dorénavant dans le quartier Schuman à Bruxelles
Ca y est ! Le déménagement a eu lieu.
Le local de Schaerbeek Boulevard Lambermont vous a accueillis pendant 7 ans et c'est sûr que le lieu s'est chargé de bonnes énergies !
Il était temps de le quitter pour de nouvelles aventures Shiatsu.
Dorénavant, je vous accueille tous les jours de la semaine sur rendez-vous entre 9h00 et 20h00 boulevard Charlemagne 47 à 1000 Bruxelles. C'est juste au coin du square Ambiorix, à 200 mètres du métro et de la gare de trains Schuman et à proximité de nombreuses lignes de bus.
Shinmon Shiatsu a le plaisir de travailler chez et avec Pedicentre, dirigé par Dany Colot, référencé sur mon site comme le meilleur podologue et pédicure médical de Bruxelles, et je le pense réellement. Un même lieu vous offre donc un soin complet, des pieds à la tête.
Le local de shiatsu n'offre absolument aucune distraction : il y a vous, et moi, et le shiatsu qui a lieu à ce moment, pour une concentration optimale de l'énergie, et du soin.
Pour les personnes du Nord-Ouest de Bruxelles, ou qui ne reculent pas devant un déplacement, j'ai également aménagé un lieu de soins chez moi à Laeken/Jette..
Bref, shiatsu quand vous voulez, et à deux endroits différents. Vous êtes les bienvenus(e)s, et mon énergie est maintenant disponible à 100% pour répondre à vos besoins. Il suffit de passer le Tori... une petite réflexion au passage !
C'est le (premier) grand changement de 2018, année qui est, pour beaucoup, synonyme de profondes évolutions.
Au plaisir de vous voir bientôt,
Mail : shinmon.shiatsu@gmail.com
Téléphone inchangé : 0471 40 56 95
Le local de Schaerbeek Boulevard Lambermont vous a accueillis pendant 7 ans et c'est sûr que le lieu s'est chargé de bonnes énergies !
Il était temps de le quitter pour de nouvelles aventures Shiatsu.
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| Entrée Pedicentre |
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| Le nouveau cabinet |
Le local de shiatsu n'offre absolument aucune distraction : il y a vous, et moi, et le shiatsu qui a lieu à ce moment, pour une concentration optimale de l'énergie, et du soin.
Pour les personnes du Nord-Ouest de Bruxelles, ou qui ne reculent pas devant un déplacement, j'ai également aménagé un lieu de soins chez moi à Laeken/Jette..
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| Comme au Japon, on passe sous le Tori en s'inclinant |
C'est le (premier) grand changement de 2018, année qui est, pour beaucoup, synonyme de profondes évolutions.
Au plaisir de vous voir bientôt,
Mail : shinmon.shiatsu@gmail.com
Téléphone inchangé : 0471 40 56 95
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| Totale concentration de l'énergie |
Friday, 12 January 2018
Manque de lumière : c’est l’hiver, mais que faire ?
Car l’homme, comme les plantes et les animaux, a besoin de
lumière pour vivre, croître, grandir. Il a fallu plus d’une semaine à mes
graines dans le germoir pour commencer seulement à germer. Et les jardiniers le
savent bien : à partir de la fin août, certaines plantes ne peuvent plus
être semées ou déclinent au jardin, car, déjà, il ne fait plus jour assez
longtemps.
Le Soleil Source de Vie
Le soleil est décidément LA source de toute vie sur Terre.
Il est curieux de constater que, si nous dépendons tous du soleil, le soleil,
lui, n’a besoin de personne. Si la Terre disparaît, il continuera à briller. Il
est donc la source d’énergie, immuable pour très longtemps. Il règne dans le
Ciel le jour et est donc le Yang du Yang, le don total, l’origine de toute vie.
Ce n’est pas pour rien que les Japonais en ont fait le Kami
suprême, AMATERASU OOMI KAMI, qui fait l’objet d’une vénération unanime et dont
descend, dit-on, l’Empereur du Japon, le Fils du Soleil.
Comment la déesse du
Soleil est revenue pour toujours
Parmi les histoires attachées à Amaterasu, une retient notre
attention. La déesse (car le Soleil,
pour les Japonais, est féminin), fort fâchée des mauvais tours que lui avait
joués son frère Susano, se retira dans
une caverne et refusa d’en sortir. Grand malheur : car voilà le monde
privé de lumière, liuvré au froid, aux ténèbres, à la mort.
Tous les Kamis se
demandaient comment l’en faire sortir et décidèrent d’organiser une grande
fête. La déesse de la Gaîté (on ne dit pas si c’était suite à trop de saké) se
mit à danser sensuellement et à dévoiler son corps, ce qui suscita les cris de
joie et les acclamations des autres Kamis (on imagine l’ambiance). Jetant un œil
dehors pour voir ce qui pouvait bien être aussi amusant, Amaterasu vit un reflet brillant, car on avait
suspendu un miroir à un arbre et, se croyant remplacée, sortit pour voir de qui
il s’agissait. On lui coupa bien vite la retraite et, depuis, le Soleil brille
pour tout le monde sans interruption.
Des conseils pour
parer au manque de lumière
En faisant du shiatsu, nous ne ramènerons pas le soleil,
évidemment, mais il y a de la sagesse dans cette histoire.
-
Le rire est l’antidote à l’obscurité et à la
déprime. D’ailleurs, la joie de vivre est l’émotion associée au Cœur, lui-même
associé à l’été et donc à la culmination du Yang. Suscitons donc des moments heureux, de
convivialité.
- C’est le moment de faire des moxas, ces bâtons d’armoise
qui servent à chauffer les points. La chaleur suscite le Yang. On peut par
exemple de stimuler les Reins, l’élément Eau,
qui est à son maximum ces temps-ci. Donner une impulsion dans le bon sens. Pour
les personnes en manque d’énergie ou qui ont froid intérieurement, ou aux
extrémités, les moxas sont très
efficaces.
- Entourons-nous de lumière, bougies et autres,
faisons un feu de bois… C’est toute l’énergie Yang de l’été qui se trouve dans
le bois et brille sous forme de feu. Pourquoi ne pas essayer aussi la luminothérapie, qui donne de bons résultats
sur les états dépressifs ?
- La fameuse vitamine D est en
carence chez tous les Belges. C’est bien d’en prendre, mais régulièrement,
toute l’année, même quand il y a de la lumière. Comme toujours, travailler son
terrain en permanence donne de meilleurs résultats que de se shooter à doses
excessives pour retrouver l’équilibre. On ne crée pas l’équilibre en suscitant
un déséquilibre opposé.
-
Côté diététique, on évitera évidemment les
aliments de nature froide ou refroidissante : boissons froides ou sucrées,
fruits exotiques… pour leur préférer le goût salé, les épices, les légumes
racines et saumurés. Face au manque de lumière, manger ce qui se conserve sous
terre, ou vit dans l’eau et qui, donc, vient de l’obscurité va nous renforcer.
Manger ce qui vient de pays où c’est maintenant l’été va nous refroidir et nous
affaiblir. Il y a toujours une logique.
Je ne suis pas sûr non plus qu’un séjour dans l’hémisphère Sud apporte la solution. Le choc au retour est puissant et le corps doit encaisser. Mentalement, partir au soleil fait du bien, évidemment. Attention à respecter l’alternance Yin/Yang. Il faut passer par le Yin pour arriver au Yang, on ne peut pas vivre sur un « hype » permanent, cela aussi finit par épuiser.
-
Enfin, la nuit, le sombre, ont de bons côtés. Ils
permettent de dormir. C’est le moment de
récupérer sous la couette en attendant des jours meilleurs. Naturellement, le
corps se réveille avec la lumière et donc, nous devrions dormir plus longtemps
en hiver.
Les points de shiatsu associés à la lumière
Enfin, les noms des points en shiatsu ne sont jamais
innocents et il ne me semblait pas qu’il y en avait tellement qui nous parlent
de lumière. Effectivement, j’en ai
trouvé 4 seulement.
Le plus évident est sans doute Vessie 1 , SEIMEI, prunelles
claires, qui traite les maux d’yeux. Il n’y a lumière que parce que nous la
voyons comme telle et la clarté provient de notre vision. C’est vrai qu’en
appuyant sur SEIMEI, des fulgurances lumineuses peuvent apparaître.
JITSUGETSU, VB 24, Soleil et Lune est le point BO de la
Vésicule Biliaire à la verticale des mamelons et sert pour hépatites, hoquet, gastralgie…
KOMEI, Lumière, VB 37, sur l’extérieur de la jambe, traite
les douleurs de jambe.
Ces trois points s’écrivent avec les kanji du Soleil et de
la Lune 日月indiquant par là la réunion, et non
l’opposition des aspects diurnes/nocturnes, deux aspects de la lumière, directe
et indirecte, le Yang diurne et le Yin nocturne. La Lumière n’est donc pas
dissociable de l’obscurité, il n’y a lumière que parce qu’il y a obscurité, et
l’inverse.
Il y a encore le très utile et polyvalent Rein 6, SHOKAI,
Mer lumineuse, point sous la malléole interne, en rapport avec les Vaisseaux
curieux (Equilibre Yin), l’équilibre du corps, le dos, le sommeil, l’énergie
vitale, etc.
Enfin, il ne nous parle pas de lumière, mais nous évoque le
ciel : UNMON, P2, la Porte des Nuages, très bon point pour dégager les
poumons, toux, asthme, douleurs dorsales… Une porte est un lieu d’échange,
entrée et sortie, passage… On se renouvelle.
Voilà pour ce qui est des points associés à la lumière, pour
des raisons pas toujours très .. . claires. Le Ciel, par contre, est bien représenté, et c’est
plus évident.
Si vous venez faire un shiatsu en cette période, nous ne
chercherons donc pas la lumière. Mais le shiatsu vous rééquilibrera, vous
détendra et vous aidera à chasser la morosité ambiante. Quand les organes
fonctionnent correctement, le Cœur Empereur peut prendre sa place et la joie de
vivre rayonne à travers vous.
Notre lumière intérieure
Pour terminer, la quête de lumière est associée à bon nombre
de spiritualités. L’homme a toujours pressenti que la lumière est source de
vie.
Pour Patrick Burensteinas, alchimiste moderne, les ténèbres /
la matière sont de la Lumière agitée et la Lumière, de la lumière immobile. Il
s’agit donc bien de deux aspects de la même chose. Pour trouver la lumière, il
s’agit de rester immobile et aligné.
On peut toujours puiser en soi ce que l’on ne voit pas à l’extérieur,
car tout est là. L’hiver est une bonne période pour méditer devant la flamme d’une
bougie et se nourrir ainsi de notre lumière intérieure, en attendant des jours
plus lumineux.
Tuesday, 26 December 2017
Nouveautés 2018 chez Shinmon Shiatsu : du shiatsu tous les jours et bientôt... ailleurs
Depuis 2011, Shinmon Shiatsu vous a proposé des massages
shiatsu à certains moments de la semaine. Il est temps maintenant de donner
toute sa place au shiatsu.
Dès à présent, je vous propose donc de venir vous faire du
bien à tout moment, puisque Shinmon Shiatsu est maintenant ouvert du lundi
matin au vendredi soir, entre 9h00 et 20h00 … toujours sur rendez-vous, bien
entendu.
Et ce n’est pas tout… Dans le courant du mois de janvier
2018, Shinmon Shiatsu déménagera et vous
accueillera dans le quartier Schuman, à 2 minutes à pied de toutes les
connexions métro/train.
Quand, et où, exactement, et avec qui ? Suivez les
prochaines nouvelles. D’ici là, vous pouvez continuer à recevoir un shiatsu à
Schaerbeek, Boulevard Lambermont.
Nouvelle année, nouveau rythme, nouveau lieu, nouvelle
énergie… Que 2018 vous apporte la joie de vivre chaque instant, la joie qui
surgit inépuisablement quand corps et cœur sont en harmonie… Plus que jamais,
je m’engage à y travailler avec vous.
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