Monday, 26 March 2018

Shinmon Shiatsu - Le shiatsu comme art de vivre: Prendre soin de son intestin

Shinmon Shiatsu - Le shiatsu comme art de vivre: Prendre soin de son intestin: Réflexions et pratique à partir du livre de M. Takanori Naganuma   On m’a offert récemment un petit livre intitulé   « Prendre soi...

Prendre soin de son intestin

Réflexions et pratique à partir du livre de M. Takanori Naganuma

 

On m’a offert récemment un petit livre intitulé  « Prendre soin de son intestin »,  écrit par un certain Takanori Naganuma. Ce monsieur, nous dit-une courte biographie, est un écrivain scientifique qui s’attache à vulgariser les travaux de grands chercheurs japonais.
La traduction semble très bonne, car, à la lecture, on voit vraiment un Japonais vous expliquer en mots très simples et avec humour des vérités profondes, comme ils savent si bien le faire.
Sans doute ce livre n’atteindra-t-il pas le succès de Giulia Enders, avec « le charme discret de l’intestin ». Mais c’est dommage, car il offre lui aussi des réflexions fondamentales sur un organe capital du corps. En traitement shiatsu, nous parlons souvent de nourriture, de digestion…  car c’est une des bases de la Vie. Nous essayons de comprendre les mouvements de l’énergie, de nous harmoniser, de trouver les causes profondes et de prendre préventivement soin de notre santé à tous les niveaux.  C’est ainsi que, quand l’énergie circule sans obstacles,  nous pouvons nous reconnecter à la joie de vivre.
C’est donc un livre à lire et voici un recensement des constatations de M. Naganuma, auxquelles je me permettrai d’ajouter quelques commentaires, dans la ligne du shiatsu.

Nous ne mangeons plus correctement, en Asie comme ailleurs

En gros, l’auteur remet l’église au milieu du village. L’intestin n’est pas le second cerveau, mais le premier (dans l’ordre chronologique de l’évolution). Les premiers organismes vivants étaient un tube digestif, capable, non de pensée, mais de ressenti.

Et donc, même si nous nous flattons d’avoir un cerveau, les constituants anciens, de base, de notre organisme sont toujours bien là. Et par conséquent, ce que nous mangeons, et comment nous éliminons, va déterminer notre santé, bien sûr, mais aussi  notre ressenti, notre façon de penser et même notre conception du monde et des relations avec les autres. Manger nourrit les cellules. Le cerveau  est composé de cellules.
Le problème, c’est que nous ne mangeons plus correctement, car nous nous sommes mis à transformer la  nourriture et donc, à appauvrir ses qualités nutritionnelles.

M. Naganuma prend l’exemple de Musashi Myamoto, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Yeyasu… Le premier un grand s
amouraï qui n’a jamais perdu aucun combat. Les autres, des dirigeants politiques dont on nous dit qu’ils avaient une force surhumaine. Tokugawa, par exemple,  a fondé le shogunat, qui allait  maintenir sa famille au pouvoir pendant plus de 200 ans.  Je me souviens avoir vu son mausolée, au temple Tosho Gu de Nikko, et avoir été saisi par une énergie farouche. Il reste quelque chose.
Les héros sont toujours un peu légendaires, mais si on regarde leur alimentation,  on voit qu’ils mangeaient sobrement, et, surtout, des aliments complets. Ce n’est qu’après qu’on s’est mis à raffiner le riz en riz blanc et donc, à le débarrasser de tous ses nutriments.  La mode du riz blanc a même amené au  Japon le béri-béri, mortelle carence en vitamine B1 entraînant troubles neurologiques, fatigue extrême et insuffisance cardiaque… Des milliers de personnes sont ainsi mortes au Japon au début du 20ème siècle. Ensuite, l’occupation américaine du Japon a amené la viande, le pain, le lait, le sucre… Toutes choses inconnues des estomacs japonais et dont ils n’avaient pas besoin, avec de graves conséquences sur la santé.

Saint-François Xavier, missionnaire débarquant au Japon au 16ème siècle, s’étonne de la santé des gens et du régime japonais : riz complet (ou blé), légumes abondants, fruits variés, parfois un peu de poisson. Jamais de bétail. On mesure l’ampleur du changement.
C’est important d’insister sur ces choses, car, comme dit M. Naganuma , « nous sommes ce que nous mangeons ».  Nos maux physiques et psychologiques, notre qualité d’énergie dérivent pour une bonne part de ce que nous mangeons. Modifier une alimentation qui ne nous convient pas élimine déjà pas mal de problèmes. Aussi bon que soit le traitement donné en shiatsu, il sera idéalement soutenu par un mode de vie sain, c’est-à-dire qui nous convient.  

En Occident, cela s’est passé de la même façon. D’ailleurs, à peu près à la même époque. Pour moi, il y a deux dates-charnières qui nous ont mis sur la pente descendante :
-          1750 : début du réchauffement climatique dû à l’homme, arrivage des produits des colonies (café, thé, sucre en grandes quantités), premières industries, et, sur le plan des idées, les dites « Lumières ».
-          1945 : apparition d’aliments exotiques et non-respect des saisons, élimination graduelle des paysans, destruction des écosystèmes par les remembrements et l’agrochimie, appauvrissement de la bio-diversité. Ce n’est apparemment pas terminé. Les Trente Glorieuses ne le furent que pour le capital.  Nous avons gagné la guerre, nous avons perdu la Vie.
Aujourd’hui encore, et de plus en plus, le raffinage des céréales, le pain blanc, le sucre blanc créent des ravages dans les intestins. Le traitement des aliments, en général, d’ailleurs. La Nature produit ce qui nous convient sous la meilleure forme possible, pas besoin de manipuler et de modifier les propriétés  des aliments. C’est horrifiant tout ce qu’on peut trouver comme produits conservateurs, exhausteurs, colorants… dans un seul aliment.

Nous n’avons pas connu la carence en vitamine B1, parce que nous mangeons, notamment, beaucoup de viande (contrairement aux Japonais). Mais la  viande engendre la stagnation dans les intestins, et la pourriture. Le nombre de cancers du côlon a augmenté. De plus, nous mangeons en trop grande quantité, car les aliments raffinés ne nous fournissent plus les nutriments nécessaires au quotidien. Cercle vicieux… Bref, après un repas « conventionnel », nous sommes lourds, fatigués, et nous nous précipitons sur les excitants et les sucreries, alors que nous n’avons pas éliminé les toxines du corps. La fatigue, c’est quand les cellules ne sont pas nourries correctement.

Cette attention pour les aliments complets se retrouve dans l’ancien idéogramme du KI, l’énergie vitale, le souffle de vie. Le riz, en cuisant, engendre la vapeur : c’est l’image de l’énergie vitale.  Les 4 "points" indiquent le cycle complet du grain de riz à travers les quatre saisons. L’écriture simplifiée a enlevé ces quatre points.  Coïncidence ? Sûrement pas !  C’est ce qui s’est passé. On a cessé de manger du riz complet. Du coup, le KI est affecté.
Rappelons que l’énergie acquise, dont nous avons besoin au quotidien, est fournie sur base de deux apports : une respiration correcte et une alimentation correcte.
On peut faire tous les traitements du monde, mais  mettre du carburant correct dans le moteur maximalisera évidemment les performances.
L’alimentation saine devrait être une question de santé publique, par conséquent. La frugalité, une nécessité. La base de l’alimentation ne peut plus être « de la viande et un accompagnement ».  Le raffinage et la manipulation des aliments sont une des principales causes des problèmes de santé (physiologique et psychologique) de notre époque. Donc mangeons autrement.

Ni régime, ni compléments

Hahaaa, mais voilà que j’entends s’approcher une horde de conseillers en tous genres, préconisant jeûnes et régimes, tous contradictoires.  Comment s’y retrouver ? Qui écouter ? Gardons simplement à l’esprit deux choses :

-          Ce qui me fait du bien, c’est ce qui me convient : en supprimant tel ou tel aliment, et en observant si on se sent mieux, on peut déjà voir ce qui nous convient ou pas.

-          Le bon sens et la simplicité : ne nous compliquons pas la vie. Comme en shiatsu, on pose les mains, et voilà.
Tout comme Giulia Enders, Takanori Naganuma s’intéresse aux milliards de bactéries dans nos intestins. Avec la constatation étonnante qu’il suffit d’avoir 20% de bonnes bactéries pour que les autres, neutres ou malveillantes, ne soient pas nuisibles. Donc, il ne sert à rien de tenter d’éliminer les mauvaises bactéries. Pour arriver à ces fameux 20%, il suffit de  manger des fibres, avoir une bonne hygiène de vie globale, sans trop de stress, jeûner régulièrement, et masser ses intestins. 

Pas besoin de probiotiques non plus, car l’apport est négligeable par rapport à la synthèse réalisée naturellement  par l’intestin suite à une alimentation saine. Et quant au jeûne… M. Naganuma en propose un très facile : s’abstenir de manger entre 20 heures et midi le lendemain, tout en buvant de l’eau (en quantité modérée), pour donner du repos à l’intestin. Voilà qui nous dispense des héroïques jeûnes prolongés, privations, monodiètes détox et régimes en tous genres. Régime = frustration = risque d’échec. Le mental s’arrange pour que cela ne marche pas, ou alors au prix d’affreuses souffrances psychologiques.
Mais comment savoir si nous mangeons bien ?  Il faut regarder à la sortie. Mme Yamamoto en parlait déjà. Giulia Enders détaille, même. Ni trop mous, ni trop durs, des excréments plutôt beiges, du volume d’une ou deux bananes, et sans odeur repoussante.

L'intestin, c'est aussi une question d’immunité et… d’écologie


Les intestins assurent la nutrition, mais aussi l’immunité.  Quand nos cellules sont nourries, le système immunitaire inné, par la collaboration des cellules, élimine tout de suite virus et bactéries. Un mauvais fonctionnement cellulaire paralyse ce processus, et nous devons alors produire des anticorps. Cela ne peut constituer que le plan B.
Au niveau cellulaire, M. Naganuma attire l’attention sur le rôle des mitochondries, centrales énergétiques présentes dans les cellules, et qui fournissent une énergie bien supérieure à celle fournie par le métabolisme du sucre (glycolyse), à condition de manger des végétaux et de bien respirer en mangeant calmement.  Viande et poisson ne sont plus, dès lors, que des accompagnements occasionnels d’un régime végétarien. L’énergie des mitochondries est source de longévité. A condition de les nourrir et d’y faire appel.
Autre réflexion intéressante : nous abritons dans nos intestins tout un écosystème. Il s’agit, comme au niveau macrocosmique, de ne pas le polluer. De cette façon, nous pourrons changer le monde, et faire progresser la société.  Car améliorer sa santé, c’est améliorer ses performances, et ses idées.

Ya-t-il dès lors un lien entre la façon dont nous traitons la planète et celle dont nous malmenons nos intestins ?  Microcosme = macrocosme.

Travailler avec le Hara et y redescendre sans cesse


En fait, dit M. Naganuma, notre moi se trouve… dans nos intestins, et pas dans notre cerveau. Penser, c’est le cerveau. Ressentir, c’est les intestins. Les premiers organismes vivants n’étaient qu’un long tube digestif. 
La danse de l’amibe, réalisée lors d’un stage récent avec Ohashi Sensei,  est venue renforcer ce propos. Ceux qui y étaient ne l'oublieront jamais. D’abord, l’amibe définit ses frontières, s’étend, se protège, échange des gaz avec son environnement (Poumons et Gros  Intestin).  C’est le premier mouvement. Comme par hasard, ce mouvement se répète chaque jour dans le même ordre, puisque les méridiens Poumons et Gros Intestin viennent en premier dans le cycle d’énergie.  

Cela nous amène au fameux Hara, le ventre cher aux Japonais. Beaucoup d’expressions en rapport avec les émotions incluent le mot « Hara ». Les premiers vertébrés n’avaient pas de cerveau, et pourtant avaient des émotions, un ressenti… par les intestins. Vivre, c’est manger (digérer, absorber, éliminer). Nos intestins nous font ressentir la vie. L’équilibre entre savoir, sentiment et volonté vient du traitement que nous réservons à nos intestins.
C’est ce qui explique sans doute cette grande spécificité japonaise : le diagnostic se fait sur le ventre. On est prudent, évidemment. On ne saute pas sur le ventre de quelqu’un que l’on ne connaît pas, et surtout pas une femme, pour d’évidentes raisons d’intimité.  Quelle différence avec les Chinois qui prennent le pouls au poignet ou examinent la langue ! Travailler sur le hara, c’est mettre le naturel avant le culturellement correct. Le mouvement de la Vie avant la conception de la Vie. La façon japonaise me parle bien plus. D’ailleurs, on positionne son hara vers celui des clients, et on travaille avec lui. Pas vraiment avec la tête qui a appris la théorie.

Donc, le cerveau pense. Les intestins ressentent. Qu’est-ce qui capte ?  Où est l’intuition ? M. Naganuma la met dans le nerf coccygial, vestige de notre queue, situé exactement à l’opposé du cerveau. Et donc, Zazen, assis pendant des heures sur notre coccyx, nous fait prendre conscience de l’intuition fondamentale d’être relié à tous les êtres vivants. Il y a décidément plus de choses intéressantes « en bas » qu’ « en haut ».
A presque tous mes clients, je dis : redescendez.  Ne pas avoir la tête comme un ballon d’hélium. Ouvrir la poitrine  pour rayonner et, paradoxalement, protéger. Descendre dans le hara pour la stabilité, le ressenti et  observer les niveaux « supérieurs » sans se laisser entraîner par tout ce qui passe.  Ancrer. Ici et maintenant. Le centre de gravité, c’est en bas, pas en haut. Sinon, on bascule au moindre souffle de vent. Cela s’explique, mais mieux encore, cela se ressent et cela s’applique au quotidien.

Le shiatsu pour vivre dans son corps toute cette sagesse


Le cadre donné par le livre « Prendre soin de son intestin » est bien celui dans lequel nous travaillons chaque jour : alimentation, respiration, immunité, hara, énergie vitale, primauté du corps… J'y ai retrouvé beaucoup de choses qui se travaillent en shiatsu.
Ohashi dessine l’être humain idéal comme un tube sans obstacles. Le travail du shiatsu permet justement d’éliminer les obstacles, de rééquilibrer. Les trois principaux points de longévité ?  Ils se trouvent sur Estomac, Gros Intestin, Intestin Grêle.  Tiens, tiens, comme par hasard. Pour vivre vieux, il ne faut pas d’obstacles sur le transit digestif. 
Mais seul, le praticien ne peut pas y arriver. Un travail sur les points permettra de réveiller le corps, de lui rendre sa place première.  Il reste au client à changer son alimentation, son mode de vie.  Less is more. A la portée de tous. Et, en plus, cela ne coûte pas cher. Cela coûte même moins cher, au final,  que de continuer  le mode de vie actuel.
Je vois que cela fonctionne comme cela. Le toucher du shiatsu peut donner l’impulsion, le rééquilibrage, le début du changement. Je vois bien que tout changement durable vient d’abord par le toucher, pas par le raisonnement.  Avec l’épiphénomène qu’est le cerveau, on discute des heures, des années… Si on prend les choses par la base, par la cause profonde, par le toucher, par le ventre, l’alimentation, la respiration,  le mouvement, on modifie tout le reste.

Une fois que l’énergie circule bien, le corps reprend la direction des opérations. Il devient alors  impossible (car on ne se sent pas bien) de manger des choses qui ne nous conviennent pas.
Prendre soin de son intestin ? C’est certainement le cadre favorable, au sens large, au sein duquel nous travaillons tous les jours.


Thursday, 15 February 2018

Conseils de printemps

Il est bien là, le printemps, même si la météo fraîche semble nous dire que non. Les végétaux sont prêts à exploser au moindre redoux. L’hamamélis, le jasmin, les perce-neige et les hellébores, fleurs de l’hiver, prennent doucement congé.  Les narcisses s’impatientent, les « chatons », bourgeons du saule gris et duveteux, apparaissent sur les arbres.

De multiples signes nous annoncent le printemps. Et il s’en passe des choses,  sur et sous terre ! Le changement est permanent. Les anciens Chinois avaient divisé l’année en 24 périodes de changement de 15 jours, soit trois fois 5 jours : 5 jours de préparation, 5 jours d’installation et 5 jours de manifestation du changement. La période de début février s’appelle « commencement du printemps », et elle coïncide avec le commencement de l’année (« Nouvel-An Chinois »).  Le milieu du printemps, pour les Chinois, c’est l’équinoxe vers le 21 mars. Cette façon de compter est plus juste, car elle s’aligne sur la Nature, et pas sur une conception du monde (chrétienne), comme en Occident.

Donc, nous sommes bien au printemps. Et l’être humain ne peut pas se dissocier de la Nature et des cycles naturels, sinon, il risque d’avoir des problèmes, notamment de santé et d’identité. Les grands mouvements d’énergie que nous voyons à l’œuvre dans les saisons sont également à l’œuvre en nous. Il convient donc de suivre le mouvement de l’énergie, qui, après avoir quitté le point le plus Yin au solstice d’hiver, repart graduellement vers le point le plus Yang, le solstice d’été. Entre les deux, la part du Yang augmente, et la part du Yin diminue. Le Yang, c’est-à-dire la priorité donnée à l’action, au mouvement, à l’extraversion. Nous pouvons donc entreprendre, car cela nous démange. Mais pas si vite.

Voyons comment les Chinois expliquaient cela. Mais si vous voulez, vous pouvez passer directement aux conseils.


La montée du Yang, selon les Chinois

D’abord, prenons conscience de ce réveil de la Nature.  Coup de tonnerre dans un ciel tout gris !

Trois trigrammes nous montrent le chemin de la montée du Yang, avec le Tonnerre, dit encore l’Eveilleur, qui sonne le début du cycle Yang. Ce n’est pas rien, un coup de tonnerre. On sursaute.  « Wachet auf, ruft uns die Stimme » chantent les Protestants dans le célèbre choral du Veilleur. 

Il s’agit de se réveiller et de se secouer. Le trigramme « Tonnerre » est suivi par le Feu (soit la clarté, l’évidence, la conscience) au moment de l’équinoxe.  Et puis vient le trigramme du Lac, ou encore la Joyeuse Communication, la brume, la dissipation. C’est déjà le début de l’été. 


Ce mouvement Yang se traduit comme suit, si on observe ses effets : activité, fermeté, force, croissance, avance, expansion, extériorisation, positivité, légèreté, fluidité. Au cours des prochaines semaines, notre énergie va comporter une part croissante de ces éléments.

De ce côté gauche du diagramme, les traits de base sont tous Yang. Le mouvement  général est une attraction vers le haut, on monte.  Le mouvement est de la Terre vers le Ciel, les végétaux poussent. Et nous allons nous sentir des ailes, avec l’envie de faire mille choses.

Comme toujours, ces envies sont à ressentir et c’est bon de ne pas les retenir, mais il faut quelque peu tempérer. D’abord, ce n’est pas parce que le mouvement général est Yang que tout est Yang. On observe qu’il reste toujours au moins un trait Yin dans les trigrammes  qui montent à gauche du diagramme. Et une fois arrivé au maximum du Yang, le Yin réapparaît tout de suite, comme le montre le Tai Ji.  Yin et Yang sont un rapport dynamique : pas l’un sans l’autre.

Et ensuite, le Yang ne peut trouver à s’exprimer pleinement que si le Yin a été nourri correctement. En d’autres termes, si nous avons mis l’hiver à profit pour nourrir notre Yin en restant tranquille, au chaud et au calme, en respectant une nécessaire introspection, en nous reposant suffisamment, alors, nous pouvons nous lancer au printemps. Si ce n’est pas le cas, nous partons avec un handicap certain, une fatigue résiduelle, un manque d’énergie. Et nous risquons de ne pas tenir la distance.

Voilà ce que peuvent nous apprendre les trigrammes Chinois (disposition de Fu Xi, soit le monde cosmologique). Et comme microcosme = macrocosme, en tant qu’humains, nous sommes soumis à ces mêmes lois et mouvements.

Et maintenant, appliquons

Si ce qui précède est du Chinois, pour vous,  ce n’est pas grave. S’il est bon de comprendre les mouvements de l’énergie, il vaut surtout mieux les appliquer.

Donc, d’abord, soyons sûrs d’avoir bien récupéré en hiver et d’avoir protégé notre immunité.

Gare aux microbes à la sortie d’un hiver sans lumière, où notre immunité a été mise à rude épreuve. La glace fond lentement. Les variations de température sont redoutables pour notre santé et la bonne circulation de notre énergie. Prenons soin de nous, et pas d’excès, restons couverts, restons prudents. C’est un peu le conseil général : allons-y doucement. L’image est celle du chat qui s’étire après une bonne sieste et avant d’aller courir dans le vaste monde.  Dès lors, la pratique quotidienne du DO IN (les étirements des méridiens) s’avère idéale pour remettre notre énergie en route.

Envie de faire du DO IN ? Faites-le moi savoir, on peut organiser une pratique de groupe. 

Que peut faire le shiatsu pour vous, au printemps ?

Indépendamment, ou en plus du problème précis pour lequel vous venez consulter, il est bon de garder à chaque saison une attention particulière pour l’énergie du moment. Les méridiens concernés au printemps sont le Foie et la Vésicule Biliaire.

Nous serons donc plus particulièrement attentifs à l’énergie du Foie, qui est l’organe dominant au printemps. Le Foie évacue les toxines du corps, fait le grand nettoyage, vous donne la capacité de réaliser et l’endurance. Il peut aussi, s’il est trop fort, causer de soudains accès de colère ou un sentiment de frustration, ou encore le « Feu du Foie » peut faire monter l’énergie beaucoup trop haut et vous déséquilibrer, à l’image d’une quille dont le centre de gravité se situerait soudain dans le haut du corps. Un équilibre très instable !  A toute saison, une part du travail consiste à « redescendre », à centrer, pour ne pas perdre l’ancrage. 

Le Foie doit d’ailleurs pouvoir faire le nettoyage de l’entièreté du corps et, si vous êtes bloqué au niveau du Vaisseau Ceinture, il ne pourra pas bien travailler. C’est pourquoi on travaillera également le méridien couplé, Vésicule Biliaire et particulièrement le point 41 qui harmonise le Vaisseau Ceinture. Il s’appelle Rinkyu,  « Se pencher pour pleurer ». Ne voilà-t-il pas un double mouvement vers le bas ?

Si le Foie – « Le Grand Général des Armées » n’arrive pas à travailler correctement, vous ferez des cauchemars, dormirez mal, vous réveillerez franchement de travers, fatigués, lourds, saturés, gavés… L’énergie tourne en rond, il y a des frustrations, de la colère.

Je parlais plus haut de l’importance du rapport à l’espace-temps et de la nécessité de s’y conformer. Nous avons vu que le printemps « vient » en quelque sorte de l’hiver, moment le plus Yin de l’année qui appelle un nouveau départ. A chaque saison, on stimulera donc sur chaque méridien des points particuliers, car les différentes composantes de notre énergie vitale y sont associées, et l’énergie est plus présente sur ces points à ce moment-là.

Le Printemps est la saison où on tonifiera les points « Eau », associés à l’hiver, dans la logique du cycle d’engendrement des cinq mouvements. Ces points, appartenant aux  points dits « Shu antiques », sont tous situés sur les bras et les jambes, entre les extrémités et les articulations du coude et du genou. On travaillera donc P5-MC3-C3-GI2-TF2-IG2 sur les bras et les mains, et RP9, F8, R10, ES44, VB43 et V66 sur les jambes et les pieds.

Et plein de choses à faire soi-même  

Recevoir un shiatsu est une excellente chose, mais la participation active dans votre vie maximise les résultats.

Vous pouvez donc prendre soin de notre organe Foie en lui offrant une cure de désintoxication de toutes les toxines accumulées en hiver. Il existe d’excellentes cures de plantes chez les herboristes. Et le jus matinal de citron chaud est excellent. J’aime pour ma part le vinaigre de cidre. Et la nature offre les bonnes plantes au bon moment : jeunes orties pour désintoxiquer, ou sève de bouleau. Si vous ne savez pas quoi manger, informez-vous de ce qui pousse en ce moment. Il vaut toujours mieux consommer les plantes locales, et de saison.

Puisqu’au printemps l’énergie se remet en mouvement, nous aussi. La marche quotidienne s’avère un excellent moyen de rester en bonne santé. Trop peu de mouvement affaiblit non seulement les jambes, mais cause aussi des problèmes d’évacuation.  Marchons, donc, mais sans pour autant courir le marathon. Les textes anciens disent « allons marcher dans la cour », et prendre le jeune soleil.

Pour vivre en harmonie, il est bon d’être conséquent, au-dedans comme au-dehors. Le grand nettoyage printanier de notre lieu de vie et de tout ce qui nous encombre nous aidera à laisser notre créativité s’épanouir. C’est le moment de mettre en œuvre nos projets, nos élans, nos nouvelles aspirations.

Sur le plan de l’alimentation, enfin, répétons-le, mangeons de saison et local. Bonne nouvelle, après la relative disette et monotonie de l’hiver, les jeunes pousses printanières, feuilles et racines, garniront bientôt à nouveau notre assiette. C’est la fête du Vert, la couleur dominante du printemps. Un véritable plaisir pour les yeux… associés par ailleurs également au Foie. La nature est bien faite.

Je vous souhaite de beaux moments printaniers.

Monday, 29 January 2018

L'art du shiatsu ou la voie de la guérison ce soir à la TV Belge


Ce soir à 21 h15 sur La Trois TV - Chaîne belge -  aura lieu la diffusion du film de Guy Maezelle - Vertigo asbl sur Maître Kawada, "l'art du shiatsu ou la voie de la guérison".

Maître Kawada a étudié avec les grands maîtres du 20ème siècle au Japon (Namikoshi et Masunaga, notamment), avant de voyager dans le monde pour s'installer finalement à Bruxelles, à une époque où personne ne parlait encore de shiatsu.

Il a formé de nombreux praticiens, dont votre serviteur.

Le film vous permettra de voir Maître Kawada à l'oeuvre et de l'entendre parler de shiatsu et de philosophie orientale. Une partie du documentaire est consacrée au travail accompli avec l'Hôpital Saint-Luc, département oncologie, où le shiatsu est dorénavant utilisé (et apprécié !) en soutien des patients en chimiothérapie.

Ce travail se fait également dans d'autres pays (France, avec Bernard Bouheret) et nous ne pouvons qu'appeler de tous nos voeux une collaboration régulière avec des hôpitaux et des médecins, car il est clair que le shiatsu a véritablement bien des choses à apporter aux patients, en parallèle avec de nombreux traitements, sur la voie de leur guérison.

Le titre du film est particulièrement pertinent, à ce sujet : le shiatsu est un art (basé sur une technique) et, à l'image de tant d'arts - martiaux ou non - orientaux, il peut également être une voie "dô", sur laquelle notre vie peut s'épanouir. Recevoir un shiatsu est donc certes synonyme de Bien-Etre, mais à prendre au sens le plus littéral : ETRE - profondément -  BIEN, à tout moment de notre vie.

Shiatsu-Dô ! 指圧道


Voici le lien pour regarder en streaming ce soir et, si vous n'avez pas le temps, il sera possible de revoir le programme sur le site de la TV.


https://www.rtbf.be/tv/guide-tv/detail_l-art-du-shiatsu-ou-la-voie-de-la-guerison?uid=1612735916668&idschedule=5ed6fb4bc6202c0412ad40fe16098047






Saturday, 20 January 2018

Shinmon Shiatsu vous accueille dorénavant dans le quartier Schuman à Bruxelles

Ca y est ! Le déménagement a eu lieu.

Le local de Schaerbeek Boulevard Lambermont vous a accueillis pendant 7 ans et c'est sûr que le lieu s'est chargé de bonnes énergies !

Il était temps de le quitter pour de nouvelles aventures Shiatsu.

Entrée Pedicentre
Dorénavant, je vous accueille tous les jours de la semaine  sur rendez-vous entre 9h00 et 20h00 boulevard Charlemagne 47 à 1000 Bruxelles. C'est juste au coin du square Ambiorix, à 200 mètres du métro et de la gare de trains Schuman et à proximité de nombreuses lignes de bus.

Le nouveau cabinet
Shinmon Shiatsu a le plaisir de travailler chez et avec Pedicentre, dirigé par Dany Colot, référencé sur mon site comme le meilleur podologue et pédicure médical de Bruxelles, et je le pense réellement. Un même lieu vous offre donc un soin complet, des pieds à la tête.

Le local de shiatsu n'offre absolument aucune distraction : il y a vous, et moi, et le shiatsu qui a lieu à ce moment, pour une concentration optimale de l'énergie, et du soin.

Pour les personnes du Nord-Ouest de Bruxelles, ou qui ne reculent pas devant un déplacement, j'ai également aménagé un lieu de soins chez moi à Laeken/Jette..

Comme au Japon, on passe sous le Tori en s'inclinant
Bref, shiatsu quand vous voulez, et à deux endroits différents. Vous êtes les bienvenus(e)s, et mon énergie est maintenant disponible à 100% pour répondre à vos besoins. Il suffit de passer le Tori... une petite réflexion au passage !

C'est le (premier) grand changement de 2018, année qui est, pour beaucoup, synonyme de profondes évolutions.

Au plaisir de vous voir bientôt,

Mail : shinmon.shiatsu@gmail.com

Téléphone inchangé : 0471 40 56 95

Totale concentration de l'énergie


Friday, 12 January 2018

Manque de lumière : c’est l’hiver, mais que faire ?

En Belgique, cette année, nous manquons cruellement de lumière.  Il n’y a eu que … 5 heures d’ensoleillement en décembre 2017 : un record. Dans les pays scandinaves, en hiver, il fait jour de … 9h30 à 14h30. L’hiver est une période éprouvante.

Car l’homme, comme les plantes et les animaux, a besoin de lumière pour vivre, croître, grandir. Il a fallu plus d’une semaine à mes graines dans le germoir pour commencer seulement à germer. Et les jardiniers le savent bien : à partir de la fin août, certaines plantes ne peuvent plus être semées ou déclinent au jardin, car, déjà, il ne fait plus jour assez longtemps.

Le Soleil Source de Vie

Le soleil est décidément LA source de toute vie sur Terre. Il est curieux de constater que, si nous dépendons tous du soleil, le soleil, lui, n’a besoin de personne. Si la Terre disparaît, il continuera à briller. Il est donc la source d’énergie, immuable pour très longtemps. Il règne dans le Ciel le jour et est donc le Yang du Yang, le don total, l’origine de toute vie.

Ce n’est pas pour rien que les Japonais en ont fait le Kami suprême, AMATERASU OOMI KAMI, qui fait l’objet d’une vénération unanime et dont descend, dit-on, l’Empereur du Japon, le Fils du Soleil.

Comment la déesse du Soleil est revenue pour toujours


Parmi les histoires attachées à Amaterasu, une retient notre attention. La déesse (car le  Soleil, pour les Japonais, est féminin), fort fâchée des mauvais tours que lui avait joués son frère Susano, se retira  dans une caverne et refusa d’en sortir. Grand malheur : car voilà le monde privé de lumière, liuvré au froid, aux ténèbres, à la mort.
Tous les Kamis se demandaient comment l’en faire sortir et décidèrent d’organiser une grande fête. La déesse de la Gaîté (on ne dit pas si c’était suite à trop de saké) se mit à danser sensuellement et à dévoiler son corps, ce qui suscita les cris de joie et les acclamations des autres Kamis (on imagine l’ambiance). Jetant un œil dehors pour voir ce qui pouvait bien être aussi amusant,  Amaterasu vit un reflet brillant, car on avait suspendu un miroir à un arbre et, se croyant remplacée, sortit pour voir de qui il s’agissait. On lui coupa bien vite la retraite et, depuis, le Soleil brille pour tout le monde sans interruption.

Des conseils pour parer au manque de lumière


En faisant du shiatsu, nous ne ramènerons pas le soleil, évidemment, mais il y a de la sagesse dans cette histoire.
-        Le rire est l’antidote à l’obscurité et à la déprime. D’ailleurs, la joie de vivre est l’émotion associée au Cœur, lui-même associé à l’été et donc à la culmination du Yang.  Suscitons donc des moments heureux, de convivialité.

-        C’est le moment de faire des moxas, ces bâtons d’armoise qui servent à chauffer les points. La chaleur suscite le Yang. On peut par exemple de stimuler les Reins, l’élément Eau,  qui est à son maximum ces temps-ci. Donner une impulsion dans le bon sens. Pour les personnes en manque d’énergie ou qui ont froid intérieurement, ou aux extrémités,  les moxas sont très efficaces.

-        Entourons-nous de lumière, bougies et autres, faisons un feu de bois… C’est toute l’énergie Yang de l’été qui se trouve dans le bois et brille sous forme de feu. Pourquoi ne pas essayer aussi la luminothérapie, qui donne de bons résultats sur les états dépressifs ? 

-        La fameuse vitamine D  est  en carence chez tous les Belges. C’est bien d’en prendre, mais régulièrement, toute l’année, même quand il y a de la lumière. Comme toujours, travailler son terrain en permanence donne de meilleurs résultats que de se shooter à doses excessives pour retrouver l’équilibre. On ne crée pas l’équilibre en suscitant un déséquilibre opposé.
 
-        Côté diététique, on évitera évidemment les aliments de nature froide ou refroidissante : boissons froides ou sucrées, fruits exotiques… pour leur préférer le goût salé, les épices, les légumes racines et saumurés. Face au manque de lumière, manger ce qui se conserve sous terre, ou vit dans l’eau et qui, donc, vient de l’obscurité va nous renforcer. Manger ce qui vient de pays où c’est maintenant l’été va nous refroidir et nous affaiblir. Il y a toujours une logique.

Je ne suis pas sûr non plus qu’un séjour dans l’hémisphère Sud apporte la solution. Le choc au retour est puissant et le corps doit encaisser. Mentalement, partir au soleil fait du bien, évidemment. Attention à respecter l’alternance Yin/Yang. Il faut passer par le Yin pour arriver au Yang, on ne peut pas vivre sur un « hype » permanent, cela aussi finit par épuiser.

-         Enfin, la nuit, le sombre, ont de bons côtés. Ils permettent  de dormir. C’est le moment de récupérer sous la couette en attendant des jours meilleurs. Naturellement, le corps se réveille avec la lumière et donc, nous devrions dormir plus longtemps en hiver. 

Les points de shiatsu associés à la lumière

Enfin, les noms des points en shiatsu ne sont jamais innocents et il ne me semblait pas qu’il y en avait tellement qui nous parlent de lumière.  Effectivement, j’en ai trouvé 4 seulement.
Le plus évident est sans doute Vessie 1 , SEIMEI, prunelles claires, qui traite les maux d’yeux. Il n’y a lumière que parce que nous la voyons comme telle et la clarté provient de notre vision. C’est vrai qu’en appuyant sur SEIMEI, des fulgurances lumineuses peuvent apparaître.
JITSUGETSU, VB 24, Soleil et Lune est le point BO de la Vésicule Biliaire à la verticale des mamelons  et sert pour hépatites, hoquet, gastralgie…
KOMEI, Lumière, VB 37, sur l’extérieur de la jambe, traite les douleurs de jambe.
Ces trois points s’écrivent avec les kanji du Soleil et de la Lune 日月indiquant par là la réunion, et non l’opposition des aspects diurnes/nocturnes, deux aspects de la lumière, directe et indirecte, le Yang diurne et le Yin nocturne. La Lumière n’est donc pas dissociable de l’obscurité, il n’y a lumière que parce qu’il y a obscurité, et l’inverse.
Il y a encore le très utile et polyvalent Rein 6, SHOKAI, Mer lumineuse, point sous la malléole interne, en rapport avec les Vaisseaux curieux (Equilibre Yin), l’équilibre du corps, le dos, le sommeil, l’énergie vitale, etc.
Enfin, il ne nous parle pas de lumière, mais nous évoque le ciel : UNMON, P2, la Porte des Nuages, très bon point pour dégager les poumons, toux, asthme, douleurs dorsales… Une porte est un lieu d’échange, entrée et sortie, passage… On se renouvelle.
Voilà pour ce qui est des points associés à la lumière, pour des raisons pas toujours très .. . claires. Le Ciel, par contre, est bien représenté, et c’est plus évident.
Si vous venez faire un shiatsu en cette période, nous ne chercherons donc pas la lumière. Mais le shiatsu vous rééquilibrera, vous détendra et vous aidera à chasser la morosité ambiante. Quand les organes fonctionnent correctement, le Cœur Empereur peut prendre sa place et la joie de vivre rayonne à travers vous.

Notre lumière intérieure

Pour terminer, la quête de lumière est associée à bon nombre de spiritualités. L’homme a toujours pressenti que la lumière est source de vie.
Pour Patrick Burensteinas, alchimiste moderne, les ténèbres / la matière sont de la Lumière agitée et la Lumière, de la lumière immobile. Il s’agit donc bien de deux aspects de la même chose. Pour trouver la lumière, il s’agit de rester immobile et aligné.
On peut toujours puiser en soi ce que l’on ne voit pas à l’extérieur, car tout est là. L’hiver est une bonne période pour méditer devant la flamme d’une bougie et se nourrir ainsi de notre lumière intérieure, en attendant des jours plus lumineux.

Tuesday, 26 December 2017

Nouveautés 2018 chez Shinmon Shiatsu : du shiatsu tous les jours et bientôt... ailleurs


Depuis 2011, Shinmon Shiatsu vous a proposé des massages shiatsu à certains moments de la semaine. Il est temps maintenant de donner toute sa place au shiatsu.

Dès à présent, je vous propose donc de venir vous faire du bien à tout moment, puisque Shinmon Shiatsu est maintenant ouvert du lundi matin au vendredi soir, entre 9h00 et 20h00 … toujours sur rendez-vous, bien entendu.

Et ce n’est pas tout… Dans le courant du mois de janvier 2018, Shinmon Shiatsu déménagera  et vous accueillera dans le quartier Schuman, à 2 minutes à pied de toutes les connexions métro/train.

Quand, et où, exactement, et avec qui ? Suivez les prochaines nouvelles. D’ici là, vous pouvez continuer à recevoir un shiatsu à Schaerbeek, Boulevard Lambermont.

Nouvelle année, nouveau rythme, nouveau lieu, nouvelle énergie… Que 2018 vous apporte la joie de vivre chaque instant, la joie qui surgit inépuisablement quand corps et cœur sont en harmonie… Plus que jamais, je m’engage à y travailler avec vous.