Thursday, 26 May 2016

Shiatsu et condition physique

Avec le printemps, viennent les travaux au jardin. Je m’installe en seiza sur le sol, saisis la bêche et désherbe en poussant l’outil une bonne vingtaine de mètres sous une haie. Cela fera 6 bonnes brouettes de hautes herbes à charger et transporter à l’autre bout du jardin. Tout en travaillant, je sais que le lendemain, je n’aurai ni mal au dos, ni même la plus petite raideur à un muscle ou une articulation.

Pourtant, ce n’était pas gagné au départ. De constitution plutôt frêle, de prédisposition plutôt intellectuelle, et nous ne parlerons même pas de souplesse, je n’étais pas attiré par le travail physique ou la gym. Mais voilà, pratiquer le shiatsu, a changé beaucoup de choses.

Le shiatsu nourrit l'énergie vitale

Un des fruits du shiatsu est en effet de rétablir et d’entretenir une bonne énergie vitale et donc de faire des choses dont on ne se croirait pas capable au départ. Le shiatsu est un art oriental, et on peut trouver des analogies dans d’autres arts, martiaux par exemple. Sans vouloir comparer, me revient à l’esprit l’exemple d’O Sensei, le fondateur de l’aikido, de constitution très fragile au départ et qui, pendant une partie de sa vie, s’astreignit à de très lourds travaux, avec des résultats étonnants. Cette activité ne nourrissait pas que son physique, elle renforçait aussi un mental hors du commun.

Car cela fonctionne dans les deux sens. L’art que l’on pratique donne une grande énergie, et le travail physique régulier fait circuler cette énergie. J’insiste sur la régularité et sur le fait que cela ne doive en aucun cas être dans la performance. Je ne parle donc pas ici d’aller courir le marathon dans 2 mois. Une de mes clientes, Katrien, me le confirmait d’ailleurs hier encore : affligée d’une très grande fatigue « d’origine inconnue », elle s’offrait de temps à autre des séances de shiatsu. Elle me dit que cela l’a aidée à reconnecter à son énergie et elle se lance maintenant progressivement dans des programmes « Start to run ». On peut considérer qu’elle est à nouveau dans une spirale ascendante. Vive le shiatsu. Mais une fois que l’énergie circule bien, il faut que le corps soit lui-même en mouvement.
Tous fatigués ?

Il y a là une technique et un enseignement extrêmement simples, accessibles à tout un chacun. Je m’étonne toujours du nombre ahurissant de mes contemporains qui ne souffrent de rien de particulier mais qui ont besoin à tout bout de champ de se reposer. Je ne vois pas là tellement de fatigue, mais plutôt de la lassitude, due à un cocktail toxique d’hyper-sédentarité, de dégoût de l’effort, de limites que l’on se fixe, de manque de confiance dans ses capacités, de stress, d’intellect en surchauffe, d’émotions volatiles, d’alimentation intoxicante et que sais-je encore…

Notre existence hyper-sédentaire est un sérieux problème.  Depuis que la technologie existe, celle-ci ne semble avoir d’autre but que de « ne pas nous fatiguer », faire le plus gros travail au moindre effort. Ainsi, on ne se baisse plus, on ne balaie plus, on ne frotte plus, on ne ratisse plus, on ne lave plus, on ne marche plus… On pousse sur un bouton. L’énergie électrique a remplacé l’énergie humaine. Or, moins on se fatigue, plus on est fatigué. Il vaudrait mieux continuer à faire le travail physique, mais en apprenant les techniques permettant de s’économiser, de faire les mouvements efficacement sans s’épuiser. 
Mon client le plus âgé a 91 ans et a passé son enfance à couper du bois (sans outil électrique ou autre, cela va de soi). Il est dans une forme mentale et physique éclatante. Dans cette vitalité, il y a sans doute une part héréditaire, mais aussi beaucoup de travail et un « moto perpetuo » : tout le temps en mouvement.

Soit dit en passant, ce qui est en haut étant comme ce qui est en bas, la fameuse agilité (« agility ») prônée par certains consultants en entreprise est vaine si elle ne s’accompagne pas de souplesse et de résistance physique.
Paradoxalement, plus on en fait, moins on est fatigué, car le corps retrouve ses capacités d’origine. La fatigue qui s’installe en fin de journée est alors saine et annonciatrice d’un sommeil profond. La petite sieste est excellente pour qui se remue dès les aurores. N’oublions pas qu’au regard de l’évolution, nous sommes toujours bâtis comme des hommes des bois et que l’homo informaticus est une accentuation nouvelle de la séparation d’avec la Nature. Il n’est pas mauvais ou inutile d’aller se promener dans la virtualité à l’occasion, mais là n’est pas la Vie.

Reconnecter à l'élan vital
Le shiatsu vient rééquilibrer tout cela. Le pratiquer, sur les autres ou sur soi-même, au travers d’étirements, par exemple, ou simplement le recevoir, reconnecte à cette fabuleuse énergie du corps. L’impossible d’aujourd’hui est le possible de demain et le chemin est progressif. Cela vaut pour tout le monde. Ainsi pour Arlette, une autre de mes clientes qui n’a plus aucun équilibre et ne peut plus marcher sans assistance. Quand elle me dit « tous vos exercices, là, ce n’est pas pour moi », c’est exact. Elle ne va pas faire le Makko Ho demain. Mais dans son lit ou dans son fauteuil, elle peut étirer ses extrémités et faire des mouvements qui acquerront avec le temps une plus grande amplitude et permettront d’autres choses.

Un seul secret : le faire tous les jours. La régularité.

Soyons donc notre énergie, c’est-à-dire sans cesse en mouvement, souples et tranquilles. Les bienfaits du shiatsu vont au-delà d’une simple séance, il nous revient ensuite de sentir l’élan vital retrouvé et de nous laisser couler sur la vague de la Vie.
En savoir plus sur le shiatsu : www.shinmon-shiatsu.be

Wednesday, 13 April 2016

Attentat terroriste, et après ?

Les attentats de Bruxelles, c'est clair, n'ont pas amélioré l'énergie ambiante. Déjà que l'on vivait à Bruxelles dans un climat morose, que les politiques s'emploient à saper conscienscieusement toute envie d'entreprendre voire de travailler, et que la joie de vivre n'est visiblement pas l'émotion la plus visible sur les visages, voilà que la peur, ressassée à l'infini et ruminée quotidiennement, est venue s'ajouter.

Parmi tous les prophètes de malheur, les désinformateurs de tout poil et les stressés/stressants, il y a quand même des gens qui travaillent consciencieusement et constructivement.

Je relèverai ainsi la brochure éditée par le SPF Santé Publique "Attentat terroriste et après ?" qui reprend des conseils pertinents pour faire face au climat ambiant.

Le lien est ici.

On y lit, notamment, la nécessité de continuer ses activités, le besoin de couper les media et le flux d'infos, ce que l'on peut faire pour aider un proche, l'expression de son ressenti... Et aussi ceci :

"Prenez soin de vous: mangez sainement, essayez de vous reposer suffisamment. Prenez du temps pour bouger et vous détendre. Peut-être pouvez-vous faire quelque chose pour d’autres personnes ?"

Nous sommes bien d'accord sur celui-ci. Donc bravo Mesdames et Messieurs du SPF Santé Publique pour ce geste constructif qui devrait faire la une des journaux.

Et nous, les thérapeutes qui répétons sans cesse ce genre de conseils en tout temps, sommes sans doute particulièrement à même d'aider dans les temps difficiles.

Une cliente me disait tout à l'heure qu'elle était très affectée par les événements. Après une bonne détente en profondeur, nous sommes arrivés à la conclusion que chacun peut contrebalancer le climat ambiant en travaillant sur soi et en aidant autour de soi. Modeste, mais efficace, quand on n'a pas la vocation ou l'impact d'un super-héros devant sauver le monde.

Quant au shiatsu, qui soigne l'Etre dans sa totalité, il s'avère, en circonstances pénibles comme en circonstances joyeuses, particulièrement indiqué pour se reconnecter à sa joie de vivre.





Wednesday, 6 April 2016

Shiatsu et burn out

Cet après-midi, j'ai traité quelqu'un qui vient depuis un bon moment déjà suite à un burn out.

Le shiatsu, dit-elle, lui fait énormément de bien et elle attend chaque semaine ce moment devenu tout à fait particulier. Le burn out a fait entrer le shiatsu dans sa vie, et sa vie est en train de changer complètement.

Pour traiter un burn out, il faut du temps et le shiatsu seul ne pourrait sans doute en venir à bout. Cette personne bénéficie des conseils avisés de son médecin, qui la comprend et laisse le temps au temps de faire son oeuvre. Heureusement. Car j'entends que ce n'est pas toujours le cas.

Quand on a un burn out, on n'est pas "malade", au sens où il faudrait prendre une médication, mais le corps n'en peut plus. J'ai demandé à une consultante RH bien établie dans son métier si on pouvait associer d'une façon ou d'une autre le burn out à la dépression. Elle m'a dit que le burn out était en fait le corps qui lâchait complètement, de sorte que les gestes les plus simples deviennent impossibles à effectuer. On n'arrive plus à rien faire, et on n'a plus envie, d'ailleurs. Mais c'est bien le corps qui dit d'arrêter, et le mental va suivre.

En ce sens, le shiatsu peut s'avérer une aide puissante en cas de burn out, puisqu'il s'adresse en premier lieu au corps, tout en travaillant en même temps sur les niveaux mentaux, émotionnels, spirituels... On constatera souvent un grand épuisement. Dans ce cas précis, la personne me demande de toucher toutes les parties du corps jusqu'aux extrémités. Elle le ressent comme un besoin. Je le comprends comme : "tout est atteint". C'est la totalité de l'être qui réclame des soins.

En cas de burn out, il est impératif d'arrêter toute activité. Le corps entre comme dans une période hivernale, où il faut prendre tout le temps pour soi, ne rien entreprendre, ne rien vouloir faire... Certains jours, on a un peu d'énergie et d'autres pas du tout... Il faut accepter cela, jusqu'à ce que l'équilibre se rétablisse. Cela peut prendre des mois. L'erreur serait de présumer de ses forces et de reprendre ses activités. Lorsqu'il y a reprise, elle ne peut être que partielle et progressive. Et il y aura certainement des mini rechutes.

Je me suis demandé ce qu'il pouvait y avoir dans le shiatsu qui fasse tellement de bien dans les cas de burn out. Il y a l'écoute et le toucher, certainement, devenus trop rares dans beaucoup de traitements. Il y a aussi le fait que le shiatsu permet de reconstituer l'énergie vitale, de rééquilibrer et réharmoniser en profondeur. Chaque cas est différent, mais on travaillera clairement sur la circulation d'énergie, la réactivation de l'énergie vitale, la gestion des émotions, le lâcher-prise, la qualité du sommeil.... Toutes choses permettant à la personne de faire ce "retour à soi", en son centre et de ne pas se laisser épuiser par les circonstances de l'existence. 

On peut se dire que c'est dommage d'avoir laissé aller les choses si loin. C'est vrai : si on prend du temps pour soi, que l'on travaille la prévention quand tout va bien, on risquera moins de glisser dans un burn out ou toute autre maladie. C'est le Credo du shiatsu, mais il faudra encore beaucoup le répéter dans un monde qui l'entend difficilement.

Mais, quelque part, si cela arrive, mieux vaut le prendre comme un sérieux signal du corps, qui ne ment jamais et ne s'illusionne pas, et qui vient nous dire qu'il est temps de s'arrêter et de reconsidérer sa vie complètement, voire de la changer. Et autant le prendre alors comme une chance, une période où il n'y a rien d'autre à faire que de s'occuper de soi et de regarder "l'autre versant de la montagne", le paysage d'une vie différente qui se profile à l'horizon..

Saturday, 26 March 2016

Faits et méfaits de l'heure d'été, et son impact sur notre santé


Ce weekend, nous repassons à l’heure d’été. Un système adopté dans les années ‘70, visant à faire des économies d’énergie. Je ne me prononcerai pas sur le fait de savoir si cet objectif a été atteint, mais je m’interrogerai plutôt sur notre conception du temps et son impact sur notre santé (au sens large).

Il y a très longtemps que l’homme essaye de mesurer le temps, les jours d’une année et les heures d’une journée. Question d’organisation et d’optimisation des cultures et du travail. Déjà ! Tout est parti de l’idée de planter un bâton dans le sol. Lorsque le soleil est à la verticale, l’ombre projetée est à son minimum et il est donc midi. Ce point de repère ne change pas aujourd’hui : il est midi quand le soleil est au zénith, pas quand l’horloge indique midi.  Jusqu’au 19ème siècle,  la plupart des pays n’avait pas adopté d’heure légale, la même pour tous. Le méridien de Greenwich n’a été officialisé qu’en 1880. Avant cela,  le clocher de l’église de chaque village sonnait midi quand le soleil passait à la verticale. Selon l’endroit du pays, ce n’était donc jamais tout à fait au même moment

Il a fallu rationaliser tout cela avec le développement de transports rapides, plus particulièrement avec les horaires de trains. Chaque compagnie de chemin de fer utilisant l’heure de son siège social comme référence pour ses horaires, les choses étaient un peu compliquées.

En Belgique, nous sommes à GMT +1 et à midi heure légale, il est plus ou moins midi heure solaire.   Ce « plus ou moins » devient toutefois franchement décalé en été, lorsque « par convention » nous avançons de deux heures sur le soleil.

Il n’y a pas grand-chose d’immuable sur Terre, sauf peut-être le rythme astronomique des saisons. Quand la Terre amorce son basculement vers le Soleil, le printemps commence pour l’hémisphère concerné. Peu importe la manifestation de la saison, c’est-à-dire s’il fait froid, il neige, ou il fait trop chaud. Le printemps est bel et bien là. La médecine traditionnelle chinoise et les arts qui en découlent, comme le shiatsu, sont bien d’accord : la  vie en adéquation avec le rythme des saisons est une des conditions fondamentales pour être en bonne santé. Il est évident qu’on n’a pas la même énergie en été qu’en hiver, et notre mode de vie doit donc s’adapter à l’énergie ambiante, si nous voulons éviter les ennuis de santé.

Cette constatation peut également se rapporter au rythme d’une journée. En gros : la nuit, je dors. Le jour, je m’active. Je me lève avec le jour et me couche avec lui.  Mon activité culmine vers midi. . Après quoi, mon énergie décline et je peux me consacrer à des activités plus calmes.

Les heures attribuées aux méridiens soulignent ce fait : 3h (Poumons), je prends un bon inspir et commence la journée. 5h (Gros Intestin), j’évacue. 7h, Estomac : je me nourris. Et ainsi de suite jusqu’aux méridiens de la nuit, Vésicule Biliaire et Foie, ayant pour tâche de nettoyer les toxines de la journée. Beaucoup d’entre nous ne sont pas en forme le matin, parce que le nettoyage des toxines ne s’est pas fait correctement.

Difficile, évidemment, dans la vie professionnelle d’avoir un rythme de moine Zen. La norme de 8 heures de travail, quelle que soit la saison, est la même toute l’année. Il n’en a pas toujours été ainsi. Ainsi, au Moyen-Age, on respectait le calendrier romain : 12 heures de jour, 12 heures de nuit. Par conséquent, les heures de jour étaient plus courtes en hiver. Cela ne plaisait pas aux premiers employeurs, qui ne voulaient pas payer le même salaire pour des heures plus courtes. Au moins, c’était plus naturel.

Mais il y a toujours moyen de composer avec les obstacles que l’homme se met lui-même dans le chemin pour mal vivre et se couper de la nature.

Ainsi, en vacances ou en weekend, nul ne nous oblige à respecter l’heure légale. Nous pouvons vivre plus en accord avec le temps solaire.

En d’autres temps, le  matin est le moment d’accomplir les tâches compliquées, de tenir les réunions… Personnellement, je retarde le repas de midi jusque vers 13 heures, afin de profiter au maximum de l’énergie sans que la digestion ne vienne la perturber. Une petite sieste s’imposerait même après. La fin de la journée peut être consacrée à des tâches plus faciles, pour décompresser petit à petit et préparer au sommeil.

Quand le soleil est au zénith, notre énergie est au zénith. Et tout point maximum atteint implique un repli. Observer ce mouvement et s’accorder est bon sens et sagesse.

L’heure d’été (soleil + 2) a pour effet que nous nous levons bien plus tôt pendant 6 mois par an, en décalage avec notre rythme naturel. La tentation est grande de se coucher tard, vu qu’il fait clair. Nous nous fatiguons donc chaque jour sans le remarquer, au lieu de vivre en plénitude, comme l’exigerait l’été. Les animaux, plus sensibles que nous, ou plus connectés aux cycles naturels ne s’y habituent jamais, par exemple les vaches.

Alors, abandonner l’heure d’été ? Pour soi-même, certainement, le plus possible. D’ailleurs, je laisse l’heure d’hiver dans la voiture pour me rappeler quelle heure il est vraiment «environ ». Sociétalement, on entend d’ici les discussions interminables. Encore que, en Russie, Vladimir Poutine ait signé le retour permanent à l’heure d’hiver et que la Chine ait abandonné tout changement d’heure dans les années ’90.

Le Shiatsu, en tant qu’art de vivre, et en tant que technique d’harmonisation, se révèle utile pour rétablir les  déséquilibres, quels qu’ils soient. Il améliore déjà la qualité du sommeil et favorise la faculté de récupération de l’organisme, tout en renforçant le système immunitaire. Dans un monde où nous vivons tant de déséquilibres imposés de l’extérieur, nous nous déplaçons sans cesse comme des funambules, et nous avons bien besoin d’un balancier. Pour moi, le shiatsu satisfait parfaitement ce besoin. 

 

Tuesday, 22 March 2016

Les trois mois du printemps

En ce jour des attentats de Bruxelles, l'Empereur jaune, par delà les siècles, nous rappelle le mouvement immuable de la planète. Mort et violence n'en viendront pas à bout.

Deuil, silence et compassion viennent  en premier lieu pour ceux et celles qui ont perdu la vie ou leur intégrité, à cause d' idées humaines en totale rupture avec la Vie.

Dans ce "combat de la Mort et de la Vie", nous sommes, avec le shiatsu, du côté de la Vie, que nous contribuons, à notre façon, à faire jaillir librement.

Les trois mois du printemps sont appelés jaillir et déployer; Ciel et Terre ensemble produisent la Vie, les dix-mille êtres en resplendissent. A la nuit, on se couche, à l'aube, on se lève; on arpente la cour à grandes enjambées, cheveux dénoués, le corps à l'aise.

On exerce son vouloir pour la poussée de la vie ; faire vivre et ne pas tuer, donner, ne pas ôter; récompenser, ne pas punir.

Ainsi se conforme-t-on aux souffles du printemps, la voie pour l'entretien de la poussée de la vie. Aller à contre-courant porterait atteinte au foie, causant, à l'été, des altérations dues au froid, par insuffisance de l'apport à la croissance.

Su Wen - Classique de l'Empereur Jaune, chapitre II

En savoir plus sur le shiatsu : consultez mon site www.shinmon-shiatsu.be

Wednesday, 16 March 2016

Conseils de printemps


Si, Si, il est là, le printemps, même si la froide météo semble nous dire que non. Tout est prêt à exploser au moindre redoux. Les anciens Chinois ont fixé le début du printemps au 4 février, avec le Nouvel-An (chinois). Ils ont divisé l’année en périodes de 15 jours, et chaque période porte un joli nom. La période avant le 21 mars s’appelle « Réveil des vers et des microbes » et le 21 mars est évidemment l’équinoxe.
Gare aux microbes, justement, à la sortie d’un hiver humide et fatigant, où notre immunité a été mise à rude épreuve. Les fortes variations de température que nous connaissons en Belgique sont également redoutables pour notre santé et la bonne circulation de notre énergie. Donc : prenons soin de nous, et pas d’excès, sortons couverts, restons prudents.
C’est un peu le conseil général que donnent les vieux textes orientaux : le printemps est la montée de l’énergie Yang, et donc un nouvel élan, c’est entendu, mais allons-y prudemment. Si nous avons suivi un peu le rythme des saisons, nous nous sommes reposés en hiver, maintenant, l’image est celle du chat qui s’étire après une bonne sieste.

Dès lors, le DO IN (étirements des méridiens que l'ont peut pratiquer, à la demande chez Shinmon) s’avère idéal pour remettre notre énergie en route.  Comme en massage shiatsu, nous serons plus particulièrement attentifs à l’énergie du Foie, qui est l’organe dominant au printemps. Le Foie évacue les toxines du corps, fait le grand nettoyage, nous donne la capacité de réaliser et l’endurance. Il peut aussi, s’il est trop fort, nous procurer de soudains accès de colère ou un sentiment de frustration.
Nous pouvons également prendre soin de notre Foie en lui offrant une cure de désintoxication de toutes les toxines accumulées en hiver. Il existe d’excellentes cures chez les herboristes (notamment la sève de bouleau). Et le jus matinal de citron chaud est excellent.
Puisqu’au printemps l’énergie se remet en mouvement, nous aussi. La marche quotidienne s’avère un excellent moyen de rester en bonne santé. Trop peu de mouvement affaiblit non seulement les jambes, mais cause aussi des problèmes d’évacuation.  Marchons, donc, mais sans pour autant courir le marathon. Les textes anciens disent « allons marcher dans la cour ».

Pour vivre en harmonie, il est bon d’être conséquent, au-dedans comme au-dehors. Le grand nettoyage printanier de notre lieu de vie et de tout ce qui nous encombre nous aidera à laisser notre créativité s’épanouir. C’est le moment de mettre en œuvre nos projets, nos élans, nos nouvelles aspirations.
Sur le plan de l’alimentation, enfin, mangeons de saison et local. Bonne nouvelle, après la relative disette et monotonie de l’hiver, les jeunes pousses printanières, feuilles et racines, garniront bientôt à nouveau notre assiette. C’est la fête du Vert, la couleur dominante, qui nous repose et nous inspire.
Je vous souhaite de beaux moments printaniers. Et pour recevoir un shiatsu de printemps, contactez-moi.
Je vous souhaite de beaux moments printaniers.

Offrez un shiatsu de printemps

Le printemps arrive et avec lui les shiatsu de printemps. Un bon moyen de relancer l'énergie au sortir de l'hiver, prêt à mettre en place tous vos projets.

Offrez-en un à ceux et celles qui vous sont chers, ou qui semblent en avoir besoin. Ou à vous-même.

Bons-cadeaux disponibles chez Shinmon Shiatsu au prix de 60 EUR.

Pour commander : info@shinmon-shiatsu.be