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Tuesday, 10 March 2020

Le salaire de la peur - Article de Jean Pelissier

Je relaie ici intégralement un bon article de Jean Pélissier, praticien bien connu de Médecine Chinoise, écrivain, conférencier...

Il y analyse la peur ambiante, suscitée par le coronavirus et les communications surabondantes à son sujet, dans la perspective des 5 mouvements, cycles d'engendrement et de contrôle. Avoir peur a un impact négatif sur le fonctionnement de tous les organes et ne mène à rien, sinon à nourrir des tendances d'auto-destruction. Bien des choses sont, de plus, à relativiser et remettre en perspective.

Une des grandes règles est de toujours revenir aux Reins, de toujours travailler les Reins. En ces temps troublés, en séance, c'est sûr que j'y accorde une attention toute particulière. Avec puissance.

Continuons à célébrer la Vie et la Joie. "Cela nous a fait du bien de vous voir", m'a dit une cliente ce matin. Mais oui.

Continuons à vivre bien, avec l'attention à ce qui est là.

Bonne lecture. Et merci à Jean Pélissier pour cette belle analyse.

Le salaire de la peur




"Averroès, philosophe du 12e disait : « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la
haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation ». Et j’aimerais rajouter : à l’autodestruction
!

La Peur, la grande Peur mondiale est le reflet d’une grande souffrance mentale et émotionnelle,
la conséquence de la perte de point de repères pour une majorité d’individus sur cette
terre.

Vous n’êtes pas sans savoir que la médecine chinoise explique de manière on ne peut
plus claire les différentes interrelations existant entre les émotions, le déroulement de la pensée
et le fonctionnement énergétique entre les organes. Comme les organes sont interdépendants,
les émotions le sont aussi.

Allons plus loin. La peur est à mettre en relation avec l’énergie des Reins, là où se situent
les défenses immunitaires, les facultés d’adaptation, l’incroyable pouvoir d’auto guérison de l’organisme. La peur auto entretenue en boucle via les réseaux médiatiques avec comme vecteur
le « principe de précaution » finit par mettre à bas toutes nos barrières protectrices.

Il existe un cycle en médecine chinoise où l’énergie de chaque organe est le fils de celui
qui le précède, et la mère de celui qui le suit. Plus la peur s’insinue au plus profond de vos entrailles, plus vous affaiblissez la mère des Reins à savoir le Poumon selon le célèbre cycle des Cinq éléments. Or le Poumon, c’est « l’arbre respiratoire », mais c’est aussi la peau qui respire et qui se défend, empêchant la pénétration des intrus. Vous vous donnez alors toutes les armes pour attirer les « agents pervers ».

Ce serait aller beaucoup trop loin dans ce propos que de dire qu’à ce niveau, se trouve « logée », une entité plus que subtile, une partie de l’âme que nous appelons « Po » en MTC. Quand le Yin du Poumon s’épuise à aider le Rein affaibli par la peur chronique, le Yang augmente. Le Po devient excessif et c’est l’autodestruction qui prend le dessus. C’est à ce moment-là que les cancers flambent, que les décompensations se produisent. C’est à cette phase que les individus se suicident. Pour information, le suicide est la première cause de mortalité dans le monde avant les grippes. 800 000 suicides l’année dernière dans le monde, un toutes les 40 secondes !

Reporté à l’égrégore humain, n’assistons-nous pas à un début d’auto suicide généralisé?

Preuve en est l’effondrement des économies, le repli sur soi, l’amplification de la peur de l’autre,
les quarantaines de la peur !!!

Les Reins sont la mère du Foie, là où se loge l’émotion colère, mais aussi les troubles
obsessionnels compulsifs et les états de dépendance. Le Foie n’est plus nourri par sa mère. Le
Yang s’échappe. La grande peur génère violence, colère, paranoïa et dans certains cas « folie
hystérique ». Nous sommes en plein dedans.

Il existe aussi entre les cinq organes, un cycle de contrôle mutuel. Ainsi, l’énergie de la
Rate dont le rôle est de contrôler les pensées, de « digérer » les informations est en relation directe
avec l’énergie des Reins. Plus l’énergie de la peur s’insinue dans le subconscient le plus
profond, plus l’énergie de la Rate s’affaiblit. La manipulation de vos pensées, de votre manière
d’appréhender les événements, de diriger vos réactions devient un jeu d’enfant pour ceux qui
ont la connaissance et qui veulent vous asservir. La peur fait alors perdre toute objectivité et
toute vision profonde.

Plus grave encore. L’énergie des Reins contrôle le Coeur, là où les textes fondateurs de
la MTC disent que se trouvent « logés » le mental et les émotions. Un corps bien équilibré avec
une énergie des Reins puissante permet au Coeur de « s’ouvrir », d’émettre de l’Amour, de la
Paix, de la Joie. Nous appelons cela le « sourire du Coeur ». Mais si l’énergie des Reins est
malmenée par le virus de la peur, le Coeur « s’enflamme » et ce « Feu du Coeur » nous fait
plonger dans une sorte de spirale dévastatrice. En effet, il est dit : « Ce que le Coeur émet, il le
reçoit ». Or s’il émet l’énergie de la peur en continu, il va s’attirer obligatoirement des situations
où cette peur pourra être assouvie, vécue.

Bref, la Peur est l’arme fatale qui favorise l’autodestruction d’un corps (baisse des défenses
immunitaires d’un individu), d’un pays (mise en quarantaine), d’un monde (préeffondrement
économique).

Et tout cela pourquoi ? Je ne rappellerai pas ici les statistiques, mais cette grippe est loin
d’être le fléau mondial tant redouté. Après plus de deux mois et demi, elle est à l’origine de
quelque 4000 décès sur sept milliards d’habitants. Je reviens de Ouagadougou. Leur problématique
est tout autre. Chaque jour 1000 enfants meurent du paludisme, soit 350 000 enfants
par an, alors que les traitements naturels sont à portée de main !

Mais revenons à la Peur. Le matérialisme ambiant a érigé la science au cénacle de « nouveau Dieu ». Elle émet ses propres « Fatwas », ses « bulles du pape » infaillibles. Mais ce nouveau dieu a les pieds d’argile et la perte de confiance s’insinue en chacun d’entre nous. Or, le plus grave dans une société est la perte de confiance. Perte de croyance au Ciel, perte de confiance au « dieu science », intuition d’une grande manipulation. Or, la croyance en quoi que ce soit (de positif, évidemment) est l’élément essentiel pour booster la batterie des Reins et rendre le corps invulnérable. Si vous pensez que la pierre que vous portez peut guérir vos maux, en tant qu’objet de transfert elle va jouer son rôle de catalyseur d’autoguérison.

Nous pouvons aussi nous poser la question suivante : quel est le flux d’énergie continue
qui en arrière-plan alimente cette émotion dévastatrice ? Il s’agit de la peur de la mort. Mais
l’analyse de cette problématique dépasserait le cadre de mon propos.

Alors, une seule solution : reprenons confiance !

La MTC, avant d’être une médecine curative est une médecine préventive, selon l’adage
bien connu : « il vaut mieux prévenir que guérir ».

Réapprenez à respirer, à bien dormir, à bien manger, à bien rythmer votre vie, à bien bouger, à bien « penser », à vous remettre à l’écoute de votre âme, de vos intuitions, à méditer. C’est ce que nous enseigne le Nei Jing dans ses méthodes dites « Yang Sheng Fa », « nourrir la vitalité ». (Si ce livre avait été écrit dans les temps modernes, il aurait rajouté comme méthode de prévention : éteindre radio et TV ! ).

L’ensemble de ces pratiques ont la capacité de restaurer la confiance en soi, d’augmenter les
défenses immunitaires qui vous mettront à l’abri de la pénétration de toute attaque externe,
qu’elle soit virale ou médiatique.

Et après la pluie vient le beau temps !"



Wednesday, 5 October 2016

L’esprit, ce grand malade (et ce que le shiatsu peut y faire)


Le dernier article partait de la constatation « les corps sont malades ». Nous avons pu en tirer certaines conclusions pour notre vie. Dans la logique de ce qui précède, me revient cette autre idée à laquelle je réfléchis souvent : l’esprit est un grand malade.
Pour bien nous accorder sur les concepts, j’entends ici par esprit : nos pensées, notre aspect intellectuel, dit « rationnel » qui raisonne (résonne), réfléchit, ordonne, perçoit et décide…
Cet esprit-là est un grand malade, parce qu’il est responsable des pires idées que nous ayons pu avoir au cours de l’histoire. C’est lui qui a décidé que nous étions séparés de la Nature, c’est lui qui nous a mis en tête ces idées de progrès, de perfection, d’ordre du monde, de croissance, de conquête, de domination, de puissance, de haine et on en passe…. C’est lui qui filtre la réalité et exclut tout ce qui ne passe pas par sa vision réductrice.
Je n’hésite pas à dire « grand malade », pas seulement malade, à l’image des points dits « raku » en shiatsu, qui témoignent de la lente incrustation d’un déséquilibre. La répétition d’idées et de pratiques néfastes de génération en génération implique que le sillon dans lequel nous sommes tombés est profond.
Et attention, qui suis-je pour critiquer ? Il est clair que chaque humain, du fait d’être humain, a ces tendances en lui, à des degrés divers. Moi pareil. En tant qu’humain, je ne fais que constater, en quelque sorte, de l’intérieur et de l’extérieur, les dégâts à l’échelle macro et micro que certaines de mes pensées peuvent provoquer.
Un de mes anciens professeurs n’hésitait pas à affirmer que l’homme est décidément une erreur de l’évolution. Et c’est vrai que nous nous comportons, en règle générale et par la loi du nombre maintenant, comme un parasite à la surface de la planète. Un parasite, c’est ce qui exploite et finalement fait mourir l’organisme porteur, et ne rend rien en échange.
Il suffit de prendre conscience  de quelques exploits de nos pensées et pratiques connexes pour s’en rendre compte :
·         Nous sommes apparus sur une planète vierge et pleine d’énergie et nous sommes en train de la souiller et de l’exploiter sans mesure ;
·         Nous sommes apparus sur une planète remplie d’une magnifique diversité de créatures animales et végétales et nous les exterminons ou les asservissons sans pitié ;
·         Nous sommes apparus sur une planète riche et nous l’appauvrissons ;
·         Nous sommes apparus sur une planète incroyablement belle et nous l’enlaidissons avec nos constructions et nos villes ;
·         Nous nous entêtons à tracer partout des lignes droites, alors qu’il y en a peu ou pas dans la nature ;
·         Nous passons notre temps à exterminer d’autres humains, physiquement ou économiquement,  et nous gaspillons les ressources pour ce faire ;
·         Nous sommes apparus sur une planète libre et ouverte, et nous plaçons partout des barrières, des frontières, des limites ;
·         Nous sommes apparus sur une planète où le jour alterne avec la nuit, mais nous avons relégué le calme, la poésie et la profondeur de la nuit au rang de nos peurs et de nos insomnies, au point de ne même plus pouvoir voir les étoiles;
·         Nous sommes apparus sur une planète innocente, mais nous avons inventé le Bien et le Mal, défini le Mal selon l’air du temps et tenté de l’exterminer ; 
·         Nous sommes apparus sur une planète où tout le monde pouvait trouver sa subsistance et nous avons créé les riches et les pauvres ;
·         Nous sommes apparus sur une planète où tout se recyclait et nous avons produit des choses non- recyclables et polluantes ;
·         Nous sommes les derniers à être apparus sur cette planète et, normalement, les derniers arrivés se font discrets et tentent de se faire accepter, mais nous nous sommes arrogés le droit de tout voler et avons pensé que les autres créatures devaient s’adapter à nous.
Vous pourrez compléter la liste de milliers d’exemples, à l’échelon planétaire ou même dans votre vie de tous les jours. Alors, à lire  tout cela, sommes-nous une erreur de l’évolution ? L’évolution décidera. Elle n’a pas hésité, par le passé, à réaliser plusieurs extinctions, pour tout recommencer. C’est clair que s’il y a un jour un tribunal cosmique, nous risquons d’être condamnés à errer dans le Vide Absolu pendant quelques éternités pour notre mauvaise conduite et mauvaise gestion.
Que nous devons, en grande partie, aux lumineuses idées qui hantent notre cerveau : puissance, domination, exclusion, profit, séparation, destruction, peurs, analyse, ligne droite, peur du manque, obsessions… Le tout formulé en archétypes, religions, philosophies, sciences clamées par nos grands penseurs. Car nous avons inventé des histoires  et nous avons tenté de légitimer notre inconduite, voire de rejeter la responsabilité sur d’autres forces, dites maléfiques.
D’autre part, l’humain a quand même d’autres qualités, que l’on décrit plus volontiers comme des qualités du cœur : amour, douceur, compassion, respect, gentillesse, protection, attention… Et tous, également, nous nourrissons et pratiquons ces qualités à certains moments plus que d’autres. Il y a également eu, tout au long des derniers millénaires, des esprits éclairés qui ont bien tenté de nous retenir ou de nous montrer autre chose. Ce sont les grands sages, les grands artistes, les visionnaires… Mais on ne peut que constater que – quand ils n’ont pas été carrément ignorés ou éliminés - leur influence – réelle – est restée limitée.
Se battre contre la pensée ambiante avec des raisonnements, c’est se battre à un contre cent. Même les plus braves succombent sous la loi du nombre. C’est peut-être pour cela que la croissance globale en humanité de celle qui se nomme elle-même l’humanité est dérisoire depuis que nous conservons la mémoire de notre histoire. Il ne semble y avoir d’issue que dans le ressenti.
Alors, l’esprit, ce grand malade ? Bien entendu. Il ne faut pas être « bien dans sa tête » pour gérer si mal la planète et les relations entre les gens.
Mais que faire ? Si je regarde tout cela avec ce que m’a déjà appris la pratique du shiatsu, je peux en tirer certaines conclusions :
-          La maladie est le signe d’un déséquilibre, en l’occurrence profond. Ce déséquilibre consiste à accorder la primauté à cette partie destructrice / hyperactive de nous-mêmes et à refouler la partie créatrice / réceptive. Il faut rééquilibrer, c’est-à-dire permettre l’auto-guérison, en favorisant les énergies créatrices, positives et en atténuant les tensions.  

-          En termes imagés et très généraux, nous sommes « trop hauts ». L’énergie est en haut, non ancrée, décollée de la Terre. Le point d’équilibre du corps ne peut pas être dans la tête. Les pratiquants d’arts martiaux le savent bien. Test : poussez quelqu’un. S’il perd l’équilibre, son énergie est trop haut, il n’est pas ancré.

-          Eliminer le symptôme ne permet pas d’éliminer la cause de la maladie. Heureusement, car vu le nombre de symptômes décrits ci-dessus, on n’y arrivera pas tout seul. Enormément d’humains sont actifs sur le plan des symptômes, où ils font un travail remarquable, énergétique, scientifique, économique, écologique… Notre travail, en shiatsu, s’adresse à la racine des symptômes.

-          En prenant du recul, si l’on veut lire tout cela à la lumière des deux grands principes d’énergie Yin et Yang, on constate que le Yang est beaucoup trop fort. Les dégâts décrits ci-dessus sont des effets du Yang, qui suragit. Le Yin, réceptif et ouvert, ne trouve pas à s’exprimer de façon suffisamment visible. « Yang can be very stupid », disait Ohashi Sensei lors d’un récent stage. Indeed. Plutôt que de s’opposer frontalement au Yang, avec le risque de perdre, il vaut mieux nourrir le Yin en nous. La tension n’est là que parce qu’il n’y a pas assez de tension en face. Kawada Sensei préconisait également, lors de ses cours, de ne pas affronter le Yang, mais de toujours nourrir l’énergie vitale en nous, en premier lieu.

-          Si nous reprenons l’idéogramme « HITO », évoqué dans l’article précédent, nous constatons qu’effectivement, et à nouveau, le travail consiste à reprendre notre juste place, entre Ciel et Terre. Accueillir en nous, et faire le lien entre le Yin et le Yang, permet de laisser s’exprimer leurs qualités positives.

-          A chaque organe sont associés, en MTC, une psychologie, une attitude, une aptitude mentale. Ce sont les entités viscérales. L’entité viscérale « I » , rattachée à Rate Pancréas,  gère tout ce qui touche à la pensée, à la mémorisation, à la réflexion. En excès, « I » donne l’obsession du passé, le ressassement des idées, les idées fixes. « I » est généralement en excès.  Il est certain que notre mode de vie et notre alimentation sur-sollicitent « I ». Tellement de clients se plaignent du carrousel dans leur tête, qui ne peut plus s’empêcher de tourner, même quand ils veulent se reposer. Il s’agira donc de diminuer la part accordée à cette fonction, au profit d’activités non-intellectuelles, par exemple, et non-connectées via le monde virtuel. Il est clair aussi que la mauvaise alimentation, essentiellement sucrée, vient nourrir le carrousel en question.

-          Une autre entité viscérale « Shin » (Shen) ne peut, du coup, pas faire son travail correctement. Shin est lié au cœur et gère la capacité de juger sainement, le discernement. Le méridien du Cœur a la charge du cerveau et est sur-sollicité. Shin ne peut réaliser son travail d’harmonisation globale quand les autres entités viscérales font n’importe quoi. Michel Odoul voit ici un rôle majeur de la pratique du Shiatsu : réaliser un travail d’harmonisation globale, rééquilibrer Shin, et donc notre gestion énergétique et émotionnelle du monde.
 

 
Seuls les idiots scient la branche sur laquelle ils sont assis. Si nous ne sommes pas idiots, il faut d’abord  reprendre conscience que nous sommes assis sur cette branche, en corrigeant notre vision du monde et en reconnectant à la fameuse « interrelation » des Bouddhistes. Si je détruis le monde, je me détruis. Je ne suis pas séparé.
La pratique du shiatsu n’est pas la panacée qui va résoudre tous les problèmes de l’humanité. Mais je suis convaincu que le travail sur le corps est la porte d’entrée vers tous les plans, physiologiques, psychologiques, émotionnels, spirituels. Au-delà des demandes spécifiques qui nous sont faites en séance et que nous prenons en compte, il est clair que nous travaillons en même temps sur l’empathie, l’interrelation, la connexion au Ciel et à la Terre, la communication entre les hommes et les femmes, l’harmonie, la détente. Et que donc nous contribuons, en nous et autour de nous, à un monde plus viable. Au fur et à mesure que le corps s’harmonise, que nous devenons plus conscients de et dans notre corps, notre façon de vivre et de penser se met à changer et nous devenons, nous-mêmes, acteurs du changement autour de nous.