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Wednesday, 14 December 2016

Le bore out : mourir d’ennui, ou presque


 Klara a dû arrêter de travailler. Diagnostic : bore out. Le bore out, c’est ce « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui ». Le travail est tellement inintéressant, ou rare, qu’on s’ennuie, on ne se sent pas valorisé, et donc, on perd toute estime de soi, rien n’a plus de sens, on déprime, on est fatigué, on devient irritable, on n’arrive plus à dormir… Evidemment, le corps envoie des signaux d’alarme par tous les côtés. A priori, le bore out est le contraire du burn out, où on a tellement à faire qu’on craque, mais la conséquence est semblable : pendant une longue période de temps, on n’est plus capable de travailler.

Un problème de management

Il semblerait que 15% des employés s’ennuient au bureau. Le Dr Luc Swinnen, qui est une autorité en matière de stress management et de bien-être au travail (www.stressmanagement.be) questionne (article dans Jobat) la responsabilité du management, qui ne prête pas suffisamment attention à ces signaux, et n’est pas attentif à déléguer des tâches intéressantes. Pour lui, un remède consiste dès lors, pour l’employé en bore out, à être assertif et à revendiquer du travail ou du travail plus intéressant. Le problème, c’est que l’énergie manque souvent pour ce faire. Et j’ajouterais que l’on est souvent confronté, en plus, à un conflit de personnes. Devenue « indésirable », la personne en bore out est tenue à l’écart par un responsable. J’en ai même connu à qui on disait de rester chez eux, tout en étant payés. Tout comme le Dr Swinnen, je pointerais d’abord du doigt le management car c’est un poste à responsabilités, y compris celle d’anticiper et de résoudre les problèmes, où que se trouve la « faute ».

Toutefois, la littérature professionnelle et l’expérience montrent qu’il y a peu de chance de faire bouger le management (le middle management représentant trèèèèèèès souvent la pire couche d’immobilisme en entreprise ou en institution). La meilleure solution consiste en fait à partir de là. C’est ce qu’a fait Klara.  Elle et son employeur se sont quittés, pour reprendre le ton souvent hypocrite des communications d’entreprise, « de commun accord » et elle est maintenant à la recherche « d’un nouveau défi ». Enfin, cela, justement, reste à voir.

Car, malgré tous les efforts qu’elle fait pour se remotiver et se remettre à la recherche d’un travail, Klara n’y arrive pas vraiment. Elle ne voit rien d’intéressant dans les annonces, ne voit d’ailleurs pas bien quoi faire et n’a pas d’énergie pour entreprendre grand-chose. De plus, elle subit la pression de son entourage qui trouve qu’elle est restée suffisamment longtemps à la maison, qu’elle n’est pas malade, et qu’il serait temps de s’y remettre.
Changer de vie

Parmi les personnes qui viennent en shiatsu, nous avons évidemment des personnes qui, comme Klara, et à des degrés divers, font face à un changement de vie. Ce que bore out et burn out viennent nous dire, généralement, c’est : il est temps de changer de vie. Sinon ? Il y a de fortes chances que de multiples maux vont se déclarer, ou que les symptômes vont s’aggraver. Quand on est en bore out, sans énergie, c’est d’ailleurs qu’on a déjà nié les premiers symptômes.

Souvent, le médecin, à juste titre, a donné plusieurs mois (reconductibles) à la maison et, parfois, ces personnes ont entamé une psychothérapie ou un travail sur soi leur permettant d’explorer ce qui est là. Il est clair que la première chose à faire, c’est l’éloignement d’un environnement devenu toxique. En parallèle, il y a la reconquête du temps pour soi. Avec tous les pièges d’être à la maison, quand il s’agit de femmes, qui redeviennent des mères au foyer. Ce job-là à temps plein ne leur permet justement pas de se retrouver. De plus, il y a la pression sociale, comme dans le cas de Klara, les amis ou la famille qui trouvent qu’il est temps de retourner travailler. Là aussi, il va falloir la force de dire non.
Les mesures d'urgence : faire le vide et éloigner les toxiques

Le problème, comme au travail, c’est que de la force, justement, il n’y en a plus dans ces moments-là, pour claquer la porte, prendre de la distance, mettre des barrières. Il faut absolument du temps, et du temps rien que pour soi. La personne en bore out est arrivée à un extrême, est envahie de partout, et il faut expulser les envahisseurs.
Je félicite toujours ceux et celles qui m’avouent leur préavis de façon un peu honteuse, et je m’en réjouis avec eux : c’est sans doute une des plus belles années de leur vie. Payés pour se reconvertir, magnifique ! Ces derniers temps, il y a en plus cette autre pression politique de l’obligation de travailler, toujours plus, toujours plus longtemps et pour moins d’argent. Actuellement, il ne surgit plus que des politiciens en costume et à la mine sombres pour nous dire de travailler et de consommer en oubliant de vivre. Il est urgent de dire que non merci, et de travailler non pas à la survie d’un système qui coince de tous les côtés, mais à l’émergence d’un nouveau système. On me rétorque déjà : il faut bien avoir de l’argent. Exact, et on attend que se lèvent les vrais réformateurs qui mettront fin au non-sens ambiant et rendront à l’homme sa dignité, avec la satisfaction de faire des choses bien rémunérées qui font vraiment progresser l’humanité tout en préservant la planète.

Il y a nécessité donc de faire le vide, de se tenir à l’écart d’environnements et de personnes toxiques. Il vaudrait mieux partir seul(e), un certain temps. Quand on crée de l’espace en soi, uniquement, quelque chose de nouveau peut surgir. Jamais là où les décombres d’une ancienne vie encombrent.
Voilà pour les mesures d’urgence.

Libérer et reconstruire, avec l'aide du shiatsu

Plus qu'un traitement, le shiatsu est un art de vivre. En pratiquant ou simplement en recevant le shiatsu, la façon de vivre évolue, on comprend les choses autrement.
Il suffit de bien regarder le corps pour se rendre compte que nous ne sommes pas faits pour vivre de façon confinée, assis devant un écran, les sens émoussés, à faire des choses dont le sens souvent nous échappe. Nous sommes des coureurs des bois, cela n’a pas changé depuis la Préhistoire, nous avons besoin d’air, de mouvement. Plus nous sommes sédentaires, plus nous nous affaiblissons. Nous mangeons trop, et n’importe quoi, cela n’arrange rien.  Et nous sommes perpétuellement bombardés d’informations inutiles, angoissantes, avec la peur du lendemain.

Pour le bore out comme pour tout, si l’on considère les flux d’énergie, rien ne sert de s’obstiner dans ce qui bloque. Le perpétuel balancement du Yin et du Yang vient nous l’apprendre. Lorsqu’une polarité est à son maximum, l’autre est déjà présente et grandit. Il importe de discerner ce qui est déjà là et réclame de grandir. Jung parlait déjà de ce type de crise, qui arrive souvent vers la quarantaine. Il est temps de regarder l’autre versant et de se demander s’il n’est pas temps de faire autre chose, de faire moins, de faire autrement ou… de ne plus rien faire (de semblable).

Venir en shiatsu va permettre de libérer et de reconstruire. Il y aura sans doute un nécessaire passage par le lâcher-prise. On constatera peut-être que le « kikai », mer d’énergie vitale, est faible, tandis que le plexus est trop tendu. En d’autres termes, il y a déséquilibre, tensions, l’énergie est trop haut.  

Un bon travail de fond, sur Reins, Foie sera sans doute à sa place. Et nous n’oublierons pas l’énergie des Poumons, souvent perturbée, à cause de l’envahissement, parfois même la peau montre des rougeurs.  Ce sont des considérations générales, car chaque personne est différente et on ne peut vraiment juger que sur place.

Tout dépendra aussi du moment. Quand Klara me dit, en décembre, qu’elle a envie de rester chez elle et pas de courir les entretiens d’embauche, elle est 100 % à l’écoute de son corps et en harmonie avec l’énergie ambiante. On n’entreprend pas de grandes choses en hiver, on laisse monter les idées pour dans quelques mois, quand l’énergie reviendra. Le shiatsu permet de débloquer, et de déculpabiliser, aussi.

Je n’hésite pas non plus à conseiller de regarder ce qu’on a laissé de côté dans sa vie : un talent artistique, une activité manuelle, une aptitude sacrifiée à son métier et à la nécessité de gagner sa vie. C’est le moment de laisser surgir tout cela. Les longues promenades dans la nature seront également bénéfiques, par le travail qu’elles accomplissent toutes seules sur les poumons, les intestins, l’espacement des pensées…  

Le shiatsu offre donc une large palette  de solutions et permet toute une série de choses : écoute, lâcher-prise, soin de soi, relaxation, centrage, stimulation de l’énergie. On met littéralement le doigt sur ce qui ne va pas, et comme dit Kishi Sensei on enlève les pierres au milieu du ruisseau.

Même si il eût été préférable, dans ce cas comme dans tout autre, d’avoir commencé le shiatsu « quand tout va bien », car cela aurait sans doute permis d’éviter la cassure et d’assurer une transition plus en douceur.

Wednesday, 5 October 2016

L’esprit, ce grand malade (et ce que le shiatsu peut y faire)


Le dernier article partait de la constatation « les corps sont malades ». Nous avons pu en tirer certaines conclusions pour notre vie. Dans la logique de ce qui précède, me revient cette autre idée à laquelle je réfléchis souvent : l’esprit est un grand malade.
Pour bien nous accorder sur les concepts, j’entends ici par esprit : nos pensées, notre aspect intellectuel, dit « rationnel » qui raisonne (résonne), réfléchit, ordonne, perçoit et décide…
Cet esprit-là est un grand malade, parce qu’il est responsable des pires idées que nous ayons pu avoir au cours de l’histoire. C’est lui qui a décidé que nous étions séparés de la Nature, c’est lui qui nous a mis en tête ces idées de progrès, de perfection, d’ordre du monde, de croissance, de conquête, de domination, de puissance, de haine et on en passe…. C’est lui qui filtre la réalité et exclut tout ce qui ne passe pas par sa vision réductrice.
Je n’hésite pas à dire « grand malade », pas seulement malade, à l’image des points dits « raku » en shiatsu, qui témoignent de la lente incrustation d’un déséquilibre. La répétition d’idées et de pratiques néfastes de génération en génération implique que le sillon dans lequel nous sommes tombés est profond.
Et attention, qui suis-je pour critiquer ? Il est clair que chaque humain, du fait d’être humain, a ces tendances en lui, à des degrés divers. Moi pareil. En tant qu’humain, je ne fais que constater, en quelque sorte, de l’intérieur et de l’extérieur, les dégâts à l’échelle macro et micro que certaines de mes pensées peuvent provoquer.
Un de mes anciens professeurs n’hésitait pas à affirmer que l’homme est décidément une erreur de l’évolution. Et c’est vrai que nous nous comportons, en règle générale et par la loi du nombre maintenant, comme un parasite à la surface de la planète. Un parasite, c’est ce qui exploite et finalement fait mourir l’organisme porteur, et ne rend rien en échange.
Il suffit de prendre conscience  de quelques exploits de nos pensées et pratiques connexes pour s’en rendre compte :
·         Nous sommes apparus sur une planète vierge et pleine d’énergie et nous sommes en train de la souiller et de l’exploiter sans mesure ;
·         Nous sommes apparus sur une planète remplie d’une magnifique diversité de créatures animales et végétales et nous les exterminons ou les asservissons sans pitié ;
·         Nous sommes apparus sur une planète riche et nous l’appauvrissons ;
·         Nous sommes apparus sur une planète incroyablement belle et nous l’enlaidissons avec nos constructions et nos villes ;
·         Nous nous entêtons à tracer partout des lignes droites, alors qu’il y en a peu ou pas dans la nature ;
·         Nous passons notre temps à exterminer d’autres humains, physiquement ou économiquement,  et nous gaspillons les ressources pour ce faire ;
·         Nous sommes apparus sur une planète libre et ouverte, et nous plaçons partout des barrières, des frontières, des limites ;
·         Nous sommes apparus sur une planète où le jour alterne avec la nuit, mais nous avons relégué le calme, la poésie et la profondeur de la nuit au rang de nos peurs et de nos insomnies, au point de ne même plus pouvoir voir les étoiles;
·         Nous sommes apparus sur une planète innocente, mais nous avons inventé le Bien et le Mal, défini le Mal selon l’air du temps et tenté de l’exterminer ; 
·         Nous sommes apparus sur une planète où tout le monde pouvait trouver sa subsistance et nous avons créé les riches et les pauvres ;
·         Nous sommes apparus sur une planète où tout se recyclait et nous avons produit des choses non- recyclables et polluantes ;
·         Nous sommes les derniers à être apparus sur cette planète et, normalement, les derniers arrivés se font discrets et tentent de se faire accepter, mais nous nous sommes arrogés le droit de tout voler et avons pensé que les autres créatures devaient s’adapter à nous.
Vous pourrez compléter la liste de milliers d’exemples, à l’échelon planétaire ou même dans votre vie de tous les jours. Alors, à lire  tout cela, sommes-nous une erreur de l’évolution ? L’évolution décidera. Elle n’a pas hésité, par le passé, à réaliser plusieurs extinctions, pour tout recommencer. C’est clair que s’il y a un jour un tribunal cosmique, nous risquons d’être condamnés à errer dans le Vide Absolu pendant quelques éternités pour notre mauvaise conduite et mauvaise gestion.
Que nous devons, en grande partie, aux lumineuses idées qui hantent notre cerveau : puissance, domination, exclusion, profit, séparation, destruction, peurs, analyse, ligne droite, peur du manque, obsessions… Le tout formulé en archétypes, religions, philosophies, sciences clamées par nos grands penseurs. Car nous avons inventé des histoires  et nous avons tenté de légitimer notre inconduite, voire de rejeter la responsabilité sur d’autres forces, dites maléfiques.
D’autre part, l’humain a quand même d’autres qualités, que l’on décrit plus volontiers comme des qualités du cœur : amour, douceur, compassion, respect, gentillesse, protection, attention… Et tous, également, nous nourrissons et pratiquons ces qualités à certains moments plus que d’autres. Il y a également eu, tout au long des derniers millénaires, des esprits éclairés qui ont bien tenté de nous retenir ou de nous montrer autre chose. Ce sont les grands sages, les grands artistes, les visionnaires… Mais on ne peut que constater que – quand ils n’ont pas été carrément ignorés ou éliminés - leur influence – réelle – est restée limitée.
Se battre contre la pensée ambiante avec des raisonnements, c’est se battre à un contre cent. Même les plus braves succombent sous la loi du nombre. C’est peut-être pour cela que la croissance globale en humanité de celle qui se nomme elle-même l’humanité est dérisoire depuis que nous conservons la mémoire de notre histoire. Il ne semble y avoir d’issue que dans le ressenti.
Alors, l’esprit, ce grand malade ? Bien entendu. Il ne faut pas être « bien dans sa tête » pour gérer si mal la planète et les relations entre les gens.
Mais que faire ? Si je regarde tout cela avec ce que m’a déjà appris la pratique du shiatsu, je peux en tirer certaines conclusions :
-          La maladie est le signe d’un déséquilibre, en l’occurrence profond. Ce déséquilibre consiste à accorder la primauté à cette partie destructrice / hyperactive de nous-mêmes et à refouler la partie créatrice / réceptive. Il faut rééquilibrer, c’est-à-dire permettre l’auto-guérison, en favorisant les énergies créatrices, positives et en atténuant les tensions.  

-          En termes imagés et très généraux, nous sommes « trop hauts ». L’énergie est en haut, non ancrée, décollée de la Terre. Le point d’équilibre du corps ne peut pas être dans la tête. Les pratiquants d’arts martiaux le savent bien. Test : poussez quelqu’un. S’il perd l’équilibre, son énergie est trop haut, il n’est pas ancré.

-          Eliminer le symptôme ne permet pas d’éliminer la cause de la maladie. Heureusement, car vu le nombre de symptômes décrits ci-dessus, on n’y arrivera pas tout seul. Enormément d’humains sont actifs sur le plan des symptômes, où ils font un travail remarquable, énergétique, scientifique, économique, écologique… Notre travail, en shiatsu, s’adresse à la racine des symptômes.

-          En prenant du recul, si l’on veut lire tout cela à la lumière des deux grands principes d’énergie Yin et Yang, on constate que le Yang est beaucoup trop fort. Les dégâts décrits ci-dessus sont des effets du Yang, qui suragit. Le Yin, réceptif et ouvert, ne trouve pas à s’exprimer de façon suffisamment visible. « Yang can be very stupid », disait Ohashi Sensei lors d’un récent stage. Indeed. Plutôt que de s’opposer frontalement au Yang, avec le risque de perdre, il vaut mieux nourrir le Yin en nous. La tension n’est là que parce qu’il n’y a pas assez de tension en face. Kawada Sensei préconisait également, lors de ses cours, de ne pas affronter le Yang, mais de toujours nourrir l’énergie vitale en nous, en premier lieu.

-          Si nous reprenons l’idéogramme « HITO », évoqué dans l’article précédent, nous constatons qu’effectivement, et à nouveau, le travail consiste à reprendre notre juste place, entre Ciel et Terre. Accueillir en nous, et faire le lien entre le Yin et le Yang, permet de laisser s’exprimer leurs qualités positives.

-          A chaque organe sont associés, en MTC, une psychologie, une attitude, une aptitude mentale. Ce sont les entités viscérales. L’entité viscérale « I » , rattachée à Rate Pancréas,  gère tout ce qui touche à la pensée, à la mémorisation, à la réflexion. En excès, « I » donne l’obsession du passé, le ressassement des idées, les idées fixes. « I » est généralement en excès.  Il est certain que notre mode de vie et notre alimentation sur-sollicitent « I ». Tellement de clients se plaignent du carrousel dans leur tête, qui ne peut plus s’empêcher de tourner, même quand ils veulent se reposer. Il s’agira donc de diminuer la part accordée à cette fonction, au profit d’activités non-intellectuelles, par exemple, et non-connectées via le monde virtuel. Il est clair aussi que la mauvaise alimentation, essentiellement sucrée, vient nourrir le carrousel en question.

-          Une autre entité viscérale « Shin » (Shen) ne peut, du coup, pas faire son travail correctement. Shin est lié au cœur et gère la capacité de juger sainement, le discernement. Le méridien du Cœur a la charge du cerveau et est sur-sollicité. Shin ne peut réaliser son travail d’harmonisation globale quand les autres entités viscérales font n’importe quoi. Michel Odoul voit ici un rôle majeur de la pratique du Shiatsu : réaliser un travail d’harmonisation globale, rééquilibrer Shin, et donc notre gestion énergétique et émotionnelle du monde.
 

 
Seuls les idiots scient la branche sur laquelle ils sont assis. Si nous ne sommes pas idiots, il faut d’abord  reprendre conscience que nous sommes assis sur cette branche, en corrigeant notre vision du monde et en reconnectant à la fameuse « interrelation » des Bouddhistes. Si je détruis le monde, je me détruis. Je ne suis pas séparé.
La pratique du shiatsu n’est pas la panacée qui va résoudre tous les problèmes de l’humanité. Mais je suis convaincu que le travail sur le corps est la porte d’entrée vers tous les plans, physiologiques, psychologiques, émotionnels, spirituels. Au-delà des demandes spécifiques qui nous sont faites en séance et que nous prenons en compte, il est clair que nous travaillons en même temps sur l’empathie, l’interrelation, la connexion au Ciel et à la Terre, la communication entre les hommes et les femmes, l’harmonie, la détente. Et que donc nous contribuons, en nous et autour de nous, à un monde plus viable. Au fur et à mesure que le corps s’harmonise, que nous devenons plus conscients de et dans notre corps, notre façon de vivre et de penser se met à changer et nous devenons, nous-mêmes, acteurs du changement autour de nous.