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Wednesday, 10 July 2019

Travailler sur votre corps, changer votre vie, changer le monde



Les effets du shiatsu dans l’espace-temps


Dans cette vidéo, j’évoque rapidement les changements que la pratique régulière du shiatsu peut apporter dans votre corps et, par la suite, dans votre vie, notamment en matière alimentaire.

En effet, si le rééquilibrage énergétique se ressent en tout premier lieu par l’installation d’une détente, la disparition d’une tension, l’allègement d’un symptôme, un sentiment de bien-être... un autre travail se fait graduellement en profondeur. 




Comme toujours, recevoir régulièrement un shiatsu est la meilleure façon d’expérimenter des changements à tous les niveaux, sur vous-même et même… autour de vous.

Non pas que ce soit systématique, ou un but en soi, mais si ces changements sont nécessaires, ils apparaîtront au grand jour et vous trouverez la force de les réaliser.

L’image pourrait être celle d’un caillou jeté dans un étang. Le caillou va faire jaillir de l’eau avant de remuer les profondeurs d’habitude immobiles (axe vertical), voire soulever un peu de vase, tandis que des ondes concentriques se propagent, de plus en plus larges (axe horizontal). Ces axes verticaux et horizontaux se retrouvent à la base même, dans l’étymologie du  mot « shiatsu » - voir article précédent « Ce que peut vouloir dire shiatsu » .

Développons donc l’analogie (manière très chinoise de penser, je vous rappelle) entre un traitement shiatsu et un caillou jeté dans un étang et suivons son mouvement vertical, tout en tentant d’identifier la nature des cercles concentriques qu’il propage horizontalement autour de lui.



Déjà avant de commencer la séance…


Nous parlons de shiatsu, donc nous sommes clairement dans la matière et en même temps, nous touchons à des énergies bien plus subtiles.  L’image du caillou qui crée des ondes en rappelle une autre, plus immatérielle, celle du champ gravitationnel, tel que décrit par la théorie de la relativité générale d’Einstein.

Aurélien Barrau sera ici un bon guide. Cet astrophysicien est justement célèbre par sa capacité à expliquer clairement les théories les plus abstraites.

En préparant cet article, je suis tombé sur une de ses conférences sur le Temps (vous pouvez la regarder, mais elle nous entraîne loin du shiatsu).


Il y explique ceci, qui va bien nous intéresser pour nos shiatsu : l’espace et le temps se distordent eu égard à la présence des corps. On ne peut plus penser comme si les corps étaient plongés dans l’espace et le temps (vision Newtonienne), car Einstein nous a appris il y a un peu plus d’un siècle que l’espace et le temps sont en interaction avec les corps. La manière dont ceux-ci varient dépend donc de ma présence. Il y a interaction réciproque. 

L’espace-temps est un raz-de-marée, nous sommes des vaguelettes sur ce raz-de-marée, et nous avons une maigre influence sur sa structure. Quant au champ gravitationnel de la Terre, il est plus intense au niveau des pieds que de la tête et donc, les pieds vieillissent moins vite. La présence d’un objet massif, la Terre, influe sur l’écoulement du temps (et il paraît même que nos GPS incluent ce paramètre pour une localisation précise). 

Il y a ici deux idées intéressantes pour nous :

  1. La seule présence d’un corps tord l’espace-temps, donc, même à notre petit niveau, s’installer à côté de notre client va modifier immédiatement les paramètres de son existence ;
  2. Le temps s’écoule moins vite plus on se rapproche du sol. Se coucher par terre donne d’office une pulsation plus lente.

On savait que la séance commence dès la prise de contact, mais la science nous explique donc ce qui se passe dans l’espace-temps. 

Notre seule présence va influencer, d’où l’importance de la qualité de la présence, tranquille et aimante, et qui par moments sera même effacement et absence. Travailler sur les autres, c’est d’abord beaucoup travailler sur soi !

Quant au travail au sol, il n’est plus seulement une tradition japonaise ou une manière d’ancrer dans la Terre, la science nous dit qu’il ralentit (infinitésimalement, mais quand même) l’écoulement du Temps.

Voilà pour l’image globale (the big picture) et vous remarquerez l’analogie de la courbure de l'espace-temps avec la photo de la pierre qui vient de tomber dans l’étang.

Et maintenant, passons au toucher.



Les effets immédiats du toucher


Le toucher, c’est la porte d’entrée et la signature du shiatsu. Il y a l’effet immédiat, le caillou touche la surface de l’eau. Et des choses bougent.

Parfois, poser les mains suffit déjà pour sentir. Le corps se détend, un soupir s’exhale, la respiration s’amplifie, les yeux se ferment. On peut même sentir comme une plongée, effectivement.

Même pour quelqu’un dont c’est le premier shiatsu, il y a un effet immédiat. Souvent, en fin de séance, la personne reste tranquille, n’a pas envie de bouger, reste allongée les yeux fermés. Rester dans le ressenti et goûter à l’instant : c’est parfait.   

Je laisse un peu de temps entre deux séances pour ne pas, justement, devoir se jeter à nouveau trop vite dans le flux du temps linéaire. Je finirai par installer un deuxième futon, de sorte que ceux et celles qui le souhaitent n’auront pas besoin de se lever et de partir tout de suite pour laisser la place au suivant.

La détente induite semble bien effacer toutes contraintes de temps : je n’ai encore jamais vu quelqu’un sauter sur sa montre en fin de séance. 

Le visage parle. Il faudrait prendre une photo à l’entrée et à la sortie de la séance. Je dis souvent, au moment de se lever du futon : ah bien, ce n’est plus la (le) même.

C’est important de rester dans le ressenti goûté en séance. J’attire l’attention là-dessus, car après, c’est possible de le retrouver. Même si, souvent, il faudra plus qu’une séance…



Les effets à long terme du toucher



Quand on a pu être présent dans son corps et dans l’instant, le corps reprend peu à peu la place qui est la sienne, au quotidien. Le vortex créé par le caillou descend dans les profondeurs.

Je dis toujours à mes clients de s’observer au cours des jours qui suivent la séance : tout changement, par rapport à ce qu’on a voulu traiter, ou de toute autre nature est en effet intéressant à noter. Il peut y avoir une intensification temporaire des douleurs, nécessaire à une amélioration durable (le dit « effet Menken »). Mais pas systématiquement, uniquement quand quelque chose doit être évacué.

Les personnes qui ont pris l’habitude de venir régulièrement disent toutes qu’elles vont bien de façon générale. Non pas que le travail soit terminé, il y a toujours bien des déséquilibres. Mais le shiatsu retrouve son sens premier : ne plus tomber malade.

La répétition des séances amènera un effet à long terme, une espèce de consolidation, d’inscription dans la durée. Le corps sait, reconnaît. Il existe de nombreuses visions du corps, avec des niveaux d’énergie, du plus dense au plus subtil, du purement physiologique aux vibrations spirituelles de l’aura et au-delà. Un Oriental, de toute façon, considère la globalité. Et donc, les pressions sur les points travaillent bel et bien en même temps les aspects physiologique, émotionnel, psychique, spirituel… 

Les émotions sont un aspect important. L’émotion est un ressenti qui pointe toujours vers la plénitude, vers le contentement, dit Eric Baret. 

Et nous savons que le Shen seul ressent les émotions, même si celles-ci agissent sur les organes. 

L’Emotion première et ultime, dont les autres ne sont que des altérations, c’est la Joie de vivre. Et très souvent, au long des séances, l’humeur s’améliore : les séances de shiatsu deviennent des échanges joyeux. Des choses lâchent. Les nuages qui cachaient la lumière s’estompent et le soleil réapparaît. Sol Invictus. Shen = Ciel = Joie = Empereur.

Voilà que l’axe vertical créé par notre caillou part du fond de l’Eau symbole de l’Inconscient et rejoint le Soleil, pas seulement celui qui se reflète dans l’Eau. Nous sommes à nouveau, par le toucher, dans l’axe vertical Ciel/Homme/Terre.


Au-delà du corps : la prise de substances


Intéressons-nous maintenant aux effets horizontaux, ces cercles concentriques qui s’élargissent jusqu’à toucher les bords visibles de l’étang. C’est-à-dire : à distance toujours plus grande du point d’impact. Et d’abord, ce que j’absorbe de l’extérieur.

Puisque le corps reprend la direction des opérations, le ressenti va devenir plus présent. En matière alimentaire, notamment, ou de façon plus générale, dans la prise de substances, comme l’alcool, le tabac…

La sensibilité à « ce qui ne me fait pas de bien » prend le dessus sur les addictions, les assuétudes comme on dit, qui résultent d’un déséquilibre à compenser, généralement un manque affectif ou une fascination du mental.

Le corps réagit, mal, à ce dont il n’a pas besoin.  Ici, la norme est différente pour chacun. Et il faut évacuer la culpabilité : simplement savoir, que, si je cède à un besoin nocif pour moi, je ne serai pas bien, après. Cela permet d’espacer les excès, sans les supprimer. 

Face à la prolifération de régimes alimentaires frustrants et culpabilisants, tous contradictoires, je teste et ne garde que trois règles : je prends ce qui me fait du bien, en quantité raisonnable et je fais un « excès » de temps en temps. En la matière, la diététique chinoise expliquée par Jean Pélissier et adaptée à nos contrées me semble un bon guide. Le point étant que, devenu attentif à mon corps, je n’ai qu’à l’écouter pour savoir ce qui me fait du bien.



Au-delà du corps : la relation aux autres


Puisque nous sommes dans le Ciel Postérieur (énergie acquise), examinons la respiration. Les Poumons gouvernent le Qi, ils contrôlent le Qi protecteur (Wei Qi).  De façon générale, avec la vie sédentaire que nous menons, nous respirons mal. La pratique du Shiatsu vient peu à peu corriger cela, les personnes se redressent, les poitrines s’ouvrent et… l’interaction avec les autres peut changer.
C’est un paradoxe : ouvrir la poitrine nous rend moins vulnérables. C’est l’image des poumons comme les boucliers du corps : des boucliers, on met ça devant.

La pratique du shiatsu peut ainsi amener des changements de comportement, et dans les relations. 

C’est parfois étonnant. Ainsi, une cliente me confia récemment avoir arrêté de faire des achats compulsifs. Elle enchaîna dans la foulée qu’elle avait pris ses distances par rapport à un excès de travail et qu’elle avait pu exposer clairement à son mari les choses qui coincent dans son couple ! « Depuis que je viens… », c-à-d quelques mois.

C’est chacun son rythme, évidemment… Et en fonction des besoins. Prendre du temps pour soi, se centrer, se rééquilibrer, s’ouvrir… Tout cela donne une vision plus claire et peut changer la nature des relations aux autres. Si vous changez, les autres le sentent et s’adaptent.

La relation d’alliance avec le thérapeute


De même, la relation avec le thérapeute peut changer. Jean-Marc Weill appelle cela la relation d’alliance, égalitaire et non thérapeutique au sens habituel, où deux humains partagent un espace de dialogue, avec des contenus verbalisés ou non. On peut dire des choses qu’on ne pourrait pas dire dans un autre cadre. Il y a résonance des deux côtés, en liberté. Pas d’a priori et pas de jugement.

Une cliente m’a dit récemment : il y a le shiatsu, et il y a le fait qu’ici je parle de choses dont je ne peux parler avec personne d’autre.


Nous voilà déjà quelques cercles concentriques plus loin que l’épicentre de notre pouce qui fait des pressions.

Dans la lignée



Il reste à évoquer un dernier effet possible, à la fois dans la verticalité et l’horizontalité, car touchant à la lignée, représentée par l’arbre généalogique.

Le travail de nettoyage psycho-émotionnel au travers des Vaisseaux Curieux, tel qu’il peut avoir lieu à la demande lors d’une relation d’alliance, pourra également bénéficier à la lignée descendante. Je pense qu’on peut considérer également la ligne ascendante, suite à ce que nous apprend par exemple le travail systémique en Constellations Familiales.

Il y aura bien d’autres effets, autant que de personnes, autant que de besoins… Il y a les cercles concentriques que l’on voit et tout l’espace des possibles entre les cercles.


On peut décrire le processus : tout part du moment où client et praticien rapprochent leurs « champs gravitationnels » et où les mains se posent. Ensuite, le corps se rééquilibre, il retrouve sa pleine présence et sa prééminence, la respiration se remet en place, les habitudes néfastes s’estompent ou disparaissent, la relation aux autres devient différente, l’attitude face à la Vie évolue, les « casseroles » sont nettoyées, la Joie réapparaît : on devient un Soleil pour le monde. Une présence rayonnante. Sois le changement que tu veux voir dans le monde, a dit Gandhi.

Tout ceci uniquement selon ce que vous décidez pour votre vie, évidemment… mais ce monde de possibles existe bien, grâce au shiatsu.

Pas mal au départ d’une toute petite pression… ne dis-je pas à chaque fois que le shiatsu est un art merveilleux ?

Et vous, avez-vous, dans votre pratique (donner ou recevoir) constaté des effets étonnants, des changements de vie suite à un traitement ?

C’est ici l’endroit de les partager.


Dans la légèreté :

Tu commenças ta vie
tout au bord d'un ruisseau
tu vécus de ces bruits
qui courent dans les roseaux
qui montent des chemins
que filtrent les taillis
les ailes du moulin
les cloches de midi
soulignant d'un sourire
la chanson d'un oiseau
tu prenais des plaisirs
à faire des ronds dans l'eau


Wednesday, 31 October 2018

Combien de fois venir en shiatsu ?


Nous poursuivons notre exploration de différents aspects du shiatsu avec une nouvelle vidéo, consacrée à la question souvent entendue « combien de fois dois-je venir ? ».

A l’issue d’une séance, il arrive en effet que nos clients soit reprennent rendez-vous, soit décident de nous rappeler plus tard, soit nous demandent notre avis sous la forme « combien de fois dois-je venir ? ».



Essayons, comme d’habitude, d’aller au-delà des quelques réflexions générales émises dans la vidéo.

Nous avons discuté dans l’article précédent le fait que rien ne doive et que l’obligation de quoi que ce soit n’est pas pertinente dès que l’on fait du shiatsu.

Il semble toutefois naturel de poser la question de la fréquence des séances. Je me souviens de ma toute première séance de shiatsu chez un thérapeute trèèèèèèès connu à Bruxelles. Au moment de le quitter, et comme il ne disait rien, j’osai lui demander quand je devais revenir, pour m’entendre congédier sèchement sur un « vous n’avez rien ! ». Du coup, cela a pris quelques années avant d’y retourner (mais je n’ai pas été perdu pour le shiatsu).

Ce qui se cache derrière la question « combien de fois dois-je venir ? », c’est la question de la régularité, qui n’est pas propre au shiatsu. 

La régularité, mot-clé de la longévité…


… comme l’exprime Jean Pélissier. L’Univers est régularité, succession de cycles, et notre organisme n’est fait que de cycles (circulation, digestion, sommeil…). Une certaine régularité dans la planification et l’enchaînement de ces cycles est souhaitable, sans tomber pour autant dans l’insupportable habitude. Car, nous dit Jean Pélissier, trop de régularité tue la régularité. Et il importe de garder la notion de « jouissance ». 

Comme discuté dans les précédents articles, nous aligner sur les grands cycles de la Terre et du Ciel nous offre effectivement les meilleures garanties d’une vie longue et harmonieuse.

C’est pareil pour toute discipline que nous pratiquons (physique, intellectuelle, spirituelle…). Nous savons bien que seule la régularité offre les meilleures chances de résultat. Nous le savons bien, mais nous ne le mettons pas en pratique.

C’est clair qu’il vaut mieux méditer 5 minutes chaque jour qu’une heure d’un seul coup une fois de temps en temps, s’entraîner un peu tous les jours à la course ou au vélo plutôt que de se lancer sans préparation dans un marathon dominical, pratiquer tous les jours quelques étirements plutôt qu’à l’occasion…

Les effets d’une pratique régulière


Ainsi du shiatsu : il vaut mieux en recevoir régulièrement plutôt que d’y penser quand c’est trop tard. La régularité est même en fait inhérente à notre art, en tout premier lieu axé sur la  prévention des problèmes.

Ainsi, les receveurs et receveuses qui viennent régulièrement me confirment-ils /elles tous (toutes) que, depuis que cette régularité est installée :

  1. Ils se sentent mieux (la réponse à la banale question « comment ça va » ? est, spontanément, « je me sens bien »)
  2. Certains maux récurrents dans leur corps ont disparu ou se sont allégés
  3. Ils ont une meilleure énergie et un état d’esprit plutôt optimiste. Ce qui confirme bien l’intérêt de faire du shiatsu régulièrement et sans attendre de souffrir de quelque chose.

A quel rythme pratiquer le shiatsu ?


Il n’y a donc certainement pas de « vous devez », pas de règle concernant la fréquence à observer, au demeurant différente pour chacun. Mais le bon sens et l’expérience permettent de dire que :
  • faire du shiatsu une ou deux-trois fois par an ne permet pas d’installer une régularité. Une séance offre des bienfaits à court terme (on se sent détendu, par exemple) et à plus long terme (travail sur l’énergie vitale ou sur un problème donné). Une séance de temps en temps n’offre pas ces bénéfices à long terme, qui se consolident en quelque sorte de séance en séance.
  • Faire du shiatsu une fois par mois environ (même si ce n’est pas une norme absolue) permet par contre déjà de mettre en place les bénéfices à court terme et à long terme. Cela peut être un peu plus ou moins souvent. Il n’est par contre pas nécessaire de venir toutes les semaines.
  • Il peut toutefois être opportun de venir plusieurs fois sur un court intervalle, et ensuite d’espacer les séances. C’est le cas pour les problèmes aigus, survenus récemment, mais aussi pour les problèmes anciens, bien incrustés, mais qui ont besoin d’une forte stimulation pour pouvoir être évacués.



Personnellement, je reçois un shiatsu environ deux fois par mois et m’en trouve fort bien. Pour un praticien, il est impératif de recevoir régulièrement pour pouvoir donner à son tour. Et de ressentir dans notre corps ce que nous faisons, de nous connecter à notre propre ressenti, de nous confier à des mains expertes… J’ai ce bonheur de connaître les bonnes personnes qui me ramènent en mon centre énergétique. Hommage soit ici rendu à ces belles collègues ! Ressenti et délectation, disions-nous, dans un article précédent.

Donc, lorsqu’on me pose la question « combien de fois dois-je venir ? » ou « quand nous revoyons-nous ?  », je ne suis pas trop directif, mais j’explique généralement ces différentes possibilités. Il faut bien dire quelque chose, car « rappelez-moi quand vous voulez » est trop aléatoire. Tant que cela reste au niveau du mental…

Sortir du mental, sinon on n'en sort pas



Car notre mental est ainsi fait que, si on lui confie l’organisation de notre bien-être, il n’en résultera pas grand-chose, voire rien du tout. Le besoin doit, en effet, venir du corps, et alors, c’est gagné.

Constatons simplement comment nous repoussons sans cesse les échéances qui concernent notre santé, voire simplement notre détente ou notre bien-être. Que ce soit un simple rendez-vous chez le dentiste, un check up, une intervention médicale… Ou que ce soit un moment pour soi qui va faire du bien à notre corps (une activité physique, un massage, un shiatsu…), notre mental trouve mille et une raisons de remettre à plus tard, arguant que nous n’avons pas le temps ou que nous nous en occuperons demain, c’est-à-dire jamais.

Il s’agit peut-être, à la base, d’un reliquat de mauvaise éducation qui nous a enseigné que l’effort était une plus grande valeur que le plaisir, qu’il fallait d’abord travailler dur avant de profiter de la vie et qu’il était égoïste de penser à soi. Idioties… Toujours est-il que c’est ancré quelque part en nous.

Le mental n’écoute donc généralement pas les signaux du corps (sauf si on arrive à lui faire très peur) et, à force de remettre à plus tard, il peut arriver que ce soit trop tard, auquel cas le corps manifeste sa désapprobation par une bonne maladie, un épuisement, un burn out, un accident… imposant ainsi l’arrêt des activités.

Il va donc falloir ruser et passer outre aux mille prétextes du mental pour ne pas nous faire du bien, notamment en installant cette fameuse régularité parce que le corps la demande.

Les quatre étapes de tout apprentissage


Il y a tout d’abord, pour les férus d’explications, la prise de conscience de la façon dont nous fonctionnons.

Ainsi y a-t-il quatre étapes à tout processus d’apprentissage :

  1. Incompétence inconsciente : je ne sais pas que je ne sais pas. Je ne suis absolument pas conscient des besoins de mon corps, et donc je ne fais rien pour.
  2. Incompétence consciente : je sais que je ne sais pas. Je suis conscient des besoins de mon corps, mais je sais que je ne fais rien pour.
  3. Compétence consciente : je sais que je sais. Je suis conscient des besoins de mon corps, et j’y travaille consciemment tous les jours. Pour cela, je suis obligé d’y penser, ou je m’y oblige.
  4. Compétence inconsciente : je ne sais plus que je sais. Je n’ai plus besoin de m’appliquer pour prendre soin de moi, cela vient naturellement.

Le quatrième stade est en fait le stade du corps, lorsqu’il reprend sa place, exprime ses besoins et que nous sommes à l’écoute. La régularité est le fait du corps, la pratique régulière nous amène à ce stade.

Donc, plus on fait du shiatsu, plus on en ressent les bienfaits, plus il y a de chances que le corps reprenne sa place. Dès ce moment, la régularité de la pratique s’impose et la prise de rendez-vous devient entièrement autonome. Ce que certains clients expriment en disant « je sentais qu’il était temps de revenir ».


Ainsi par exemple de la pratique du Do In (étirements propres au shiatsu), qui se fait, idéalement, au quotidien. Au début, il a fallu m’obliger à les faire. Ensuite, la pratique est venue naturellement. Maintenant, quand il m’arrive de ne pas pouvoir les faire, la journée n’est pas pareille, je sens dans mon corps qu’il manque quelque chose, il réclame son dû.


Pratiquer et observer : la régularité pour les praticiens aussi 


Et si nous devions trouver un conseil qui soit tout aussi valable pour le praticien que pour les receveurs, ce serait celui entendu récemment d’un ami moine bouddhiste, lors d’une intéressante discussion sur son expérience de la méditation.

Il n’y a que deux choses à faire : pratiquer, et observer.

Cela vaut pour tous les arts, pour notre santé, pour notre développement personnel…

  • Pratiquer, pratiquer et encore pratiquer (donner et recevoir) : c’est l’art.
     
  • Observer ce qui se passe dans son corps pendant et après la pratique, devenir conscient, rendre sa place au corps : c’est le ressenti. 
Comme le dit Eric Baret (« De l’abandon »), il y a encore plus vrai que la conceptualisation, c’est le ressenti. « Revenir à ce ressenti, humblement, simplement, et vous rendre compte que c’est ce qu’il y a de plus haut ».  Peu importe donc ce que disent les livres, les belles théories profondes, « restez tranquille, car il n’y a rien à comprendre ».

Dès que ces deux choses simples cessent d’être compliquées, la vie change. « Bingo », comme disait Maître Kawada.


Et une dernière pour la route… Une cliente a complété la liste la semaine passée par un « je dois » inédit : « dois-je dormir ? ». Inattendu, celui-là, quand même...

Monday, 29 January 2018

L'art du shiatsu ou la voie de la guérison ce soir à la TV Belge


Ce soir à 21 h15 sur La Trois TV - Chaîne belge -  aura lieu la diffusion du film de Guy Maezelle - Vertigo asbl sur Maître Kawada, "l'art du shiatsu ou la voie de la guérison".

Maître Kawada a étudié avec les grands maîtres du 20ème siècle au Japon (Namikoshi et Masunaga, notamment), avant de voyager dans le monde pour s'installer finalement à Bruxelles, à une époque où personne ne parlait encore de shiatsu.

Il a formé de nombreux praticiens, dont votre serviteur.

Le film vous permettra de voir Maître Kawada à l'oeuvre et de l'entendre parler de shiatsu et de philosophie orientale. Une partie du documentaire est consacrée au travail accompli avec l'Hôpital Saint-Luc, département oncologie, où le shiatsu est dorénavant utilisé (et apprécié !) en soutien des patients en chimiothérapie.

Ce travail se fait également dans d'autres pays (France, avec Bernard Bouheret) et nous ne pouvons qu'appeler de tous nos voeux une collaboration régulière avec des hôpitaux et des médecins, car il est clair que le shiatsu a véritablement bien des choses à apporter aux patients, en parallèle avec de nombreux traitements, sur la voie de leur guérison.

Le titre du film est particulièrement pertinent, à ce sujet : le shiatsu est un art (basé sur une technique) et, à l'image de tant d'arts - martiaux ou non - orientaux, il peut également être une voie "dô", sur laquelle notre vie peut s'épanouir. Recevoir un shiatsu est donc certes synonyme de Bien-Etre, mais à prendre au sens le plus littéral : ETRE - profondément -  BIEN, à tout moment de notre vie.

Shiatsu-Dô ! 指圧道


Voici le lien pour regarder en streaming ce soir et, si vous n'avez pas le temps, il sera possible de revoir le programme sur le site de la TV.


https://www.rtbf.be/tv/guide-tv/detail_l-art-du-shiatsu-ou-la-voie-de-la-guerison?uid=1612735916668&idschedule=5ed6fb4bc6202c0412ad40fe16098047






Tuesday, 14 March 2017

Conseils pour votre énergie vitale : vidéo et texte pratique

Aujourd’hui, je vous parle de vitalité, à la demande de Laurence Fischer et Céline Toucanne, co-créatrices de JeClicNaturel (http://www.jeclicnaturel.be/) qui ont réalisé la belle vidéo ci-dessous.

Avec Jeclicnaturel, Laurence Fischer et Céline Toucanne aident les gens épuisés, fatigués, stressés, inconfortables dans leur corps, à réveiller leur vitalité ! Le site est un "guide en ligne" dans lequel vous pouvez puiser des conseils simples et naturels sous forme de vidéos, d'accompagnement en ligne, d'articles et un annuaire de bonnes adresses du secteur du naturel (restaurants, producteurs, cosmétiques...).
 
Shiatsu et alimentation saine : un cocktail puissant pour se sentir bien. Alors... 
  • Regardez
  • Puis...  lisez les conseils sous la vidéo.
  • Et puis... pratiquez ! 

Ca y est : vous travaillez à votre bien-être.




Vitalité

On parle beaucoup de la nécessité d’avoir une bonne énergie vitale. De quoi s’agit-il vraiment et comment faire ?

Dans la conception que nous en avons en shiatsu, l’énergie vitale est ce capital d’énergie dont nous disposons à la naissance, auquel s’ajoute l’énergie dont nous avons besoin quotidiennement pour vivre.

C’est ainsi que l’on distingue l’énergie innée et l’énergie acquise.


L’inné

L’énergie innée est l’énergie résultant de la conception (énergie des deux parents) et de la période de grossesse (nourriture, attention…). A la naissance, nous disposons donc d’un capital-énergie qui peut être très variable, en fonction de notre hérédité et de notre vie intra-utérine. Certains ont reçu beaucoup et peuvent, en apparence se permettre tous les excès. Ils ne sont jamais malades, récupèrent très vite. D’autres ont reçu très peu et sont fragiles, doivent faire attention à tout et s’économiser.  On verra, une fois 50-60 ans ce qu’il en est. 

Car l’énergie innée, une fois dépensée, ne se reconstitue pas, il faut la maintenir à niveau. Une maladie grave, de lourdes épreuves, une vie difficile, de grands problèmes émotionnels, des pensées négatives à répétition, une alimentation désastreuse… viendront puiser dans ce capital d’énergie. C’est pourquoi la prévention, à la base du shiatsu, est tellement importante. Non pas en permanence « nihil nimium », rien de trop, mais une claire connaissance de soi et des capacités de son corps, en étant à son écoute. Car le corps nous envoie de multiples signaux quand nous exagérons.

L’acquis

A partir de la naissance, il nous faut en outre nourrir notre énergie au quotidien. Cette énergie acquise, nous la prenons essentiellement de deux façons : par la nourriture et par la respiration.

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Il s’agit somme toute du même processus. En respirant et en nous alimentant, nous prenons de la nourriture et nous évacuons des toxines. La respiration est en rapport avec une qualité de Ki-énergie plus subtile et l’alimentation concerne une énergie clairement matérielle. Respiration et alimentation représentent chacune 50% de notre énergie acquise. Si donc, nous nous alimentons mal, nous ne prenons pas assez d’énergie au quotidien. Et si nous respirons mal, idem. Or on constate que la plupart d’entre nous s’alimentent mal, et que très peu sont conscients de la nécessité de bien respirer. Nous atteignons donc rarement notre quota d’énergie quotidien nécessaire à une bonne vie. Et nous puisons dans nos réserves qui, elles, ne se reconstituent pas.

Ajoutons à cela le fait que nous sommes sollicités de toutes parts et à tout moment : vie stressante, obligations diverses, prestations sur tous les fronts, ambiance générale négative, surinformation… Il faut être solide. Que faire pour être, et rester bien ? 

Suivre les cycles naturels

Un premier point très important est de s’harmoniser le mieux possible à l’énergie de l’univers autour de nous, dont nous ne sommes pas séparés. Ainsi, la période de l’hiver ne correspond pas à un moment de grande énergie. Inutile donc de prester 12 heures par jour sur un nouveau projet. C’est le printemps qui correspondra mieux à l’élan créateur, à un démarrage modeste au départ et qui pourra prendre de l’ampleur jusqu’à l’été, sommet de l’énergie. L’automne sera le moment de la récolte suite aux efforts accomplis.  En apparence, nous faisons tout à l’envers, puisque nous prenons nos vacances en été, au moment où il y a le plus d’énergie. Mais au départ, les vacances d’été étaient faites pour que les enfants puissent aller aider aux champs, un moment de grande dépense d’énergie physique. Même en étant ‘urbains’, il est important de tenir compte de l’énergie saisonnière et d’essayer d’y harmoniser sa vie.

Notons que ce cycle saisonnier se retrouve également sur une journée. Entre 1h et 3h du matin, l’énergie est au plus bas, elle redémarre vers 3h du matin et vers midi, elle est au plus haut. D’où l’importance de bien récupérer la nuit et d’être actif au moment où l’énergie monte, moins quand elle redescend. Pour ceux et celles qui ne sont pas « du matin », c’est un autre problème, de non-récupération et de mauvaise évacuation des toxines.

La vitalité est aussi une question de bien respecter les rythmes de son corps, à tout moment et en toutes circonstances.

Trois conseils

      On me demande de donner trois conseils pour une bonne vitalité. Ceux-ci sont totalement à la portée de tous et peuvent être mis en œuvre immédiatement.
  1. Créez du temps rien que pour vous
Si nous ne créons pas de temps, nous n’avons pas le temps. Nous sommes soumis à trop d’obligations. Prendre 10 minutes, un quart d’heure, voire une demi-heure pour soi chaque jour est essentiel pour se recentrer. Il est important que ce ne soit du temps que pour soi, sans interaction avec d’autres. Ce n’est pas de l’égoïsme. De cette façon, on aura plus d’énergie et on sera plus disponible par après. Peu importe ce que l’on fait : la lecture, un bain chaud, une promenade, une méditation… Il ne FAUT rien faire, sinon, on se met la pression.

De mon expérience, les étirements du DO IN et quelques points d’auto-shiatsu sont très bénéfiques dès le matin. La journée est différente par après. Lorsque la technique est intégrée au corps, c’est gagné, le corps réclame et on n’écoute plus la petite voix qui nous susurre que nous n’avons pas le temps.

A l’image de l’eau, l’énergie, pour être bonne, doit toujours être en mouvement. Rester en mouvement est capital. La stagnation n’est pas bonne. La vie que nous menons dans les bureaux, dans des positions statiques et tassées n’est pas bonne. Au regard de l’évolution, nous sommes toujours des coureurs des bois, avec une constitution faite pour la vie au grand air. Au diable donc la frilosité et l’enfermement, et bougeons.

Cela ne sous-entend pas la nécessité de performance. Tant mieux si vous aimez suer et repousser vos limites, mais ce n’est pas nécessaire et en tout cas pas à la portée de tout le monde. Par contre, une promenade d’une demi-heure par jour (au grand air, s’entend) va déjà travailler sur beaucoup de choses : respiration, intestins, articulations… et mental. Très vite, une relaxation s’installe.

Ce « moto perpetuo » est également mental. Le mental ne peut être souple et agile si le corps ne l’est pas.

Le corps est la porte d’accès à tous les autres niveaux qui nous constituent : mental, émotionnel, spirituel, voire au-delà, si l’on en croit les théories des corps subtils. En travaillant sur le corps, on se sent plus grand, on repousse ses limites, on prend sa place.

Cela vaut aussi pour les personnes complètement bloquées suite à un accident, une maladie, une opération… Même dans son lit, il y a moyen de bouger l’une ou l’autre partie du corps, de remettre le mouvement, et de se voir, très vite, progresser.

2.      Remettez de la qualité dans votre vie

Un de mes anciens professeurs disait « le seul investissement qui rapporte vraiment, c’est d’investir dans sa vie ». C’est tout à fait vrai. On ne parle pas seulement d’investissement financier, mais de faire en sorte, à tous niveaux, que notre vie soit de qualité. Nous sommes confrontés en permanence à des choses non-qualitatives, en grande quantité. Il est dès lors difficile d’instaurer et de maintenir cette qualité de vie.

Une vie de meilleure qualité signifie une vie de moindres quantités : en faire moins, limiter ses activités, éviter de se disperser, placer le niveau pour soi-même en tout.

Et puisque nous sommes attentifs à l’alimentation, il va de soi que manger moins, mais que du meilleur, amène le mieux-être. On s’aperçoit d’ailleurs qu’on a besoin de moins de choses quand on ne prend que de bonnes choses. La frugalité procure de l’énergie, tandis que la saturation induit la lourdeur, l’assoupissement et … l’égoïsme, l’organisme étant exclusivement tourné vers lui-même et son processus de digestion. Jean Rofidal recommande ainsi d’avoir toujours un peu faim, car cela donne de l’énergie, éclaircit l’esprit et ouvre à l’autre.

3.      Pratiquez une discipline corporelle


L’offre est pléthorique. Que choisir ? Celle qui vous convient, en ce moment de votre vie. Je conseille toujours d’essayer plusieurs disciplines et de se concentrer ensuite sur celle qui convient le mieux. Peut-être pratiquerez-vous la même toute votre vie et peut-être pas. Ce n’est pas important. Deux choses sont importantes, et constituent la base du bien-être et de la bonne santé.

Cette discipline doit être corporelle, physique. Le Yoga, Le Qi Gong, le Tai Chi,  tous les arts martiaux, le Do In, le shiatsu, toutes les techniques de massage, la méditation, le Pilates … peuvent être pratiqués pour soi-même. Le jardinage, ou le travail au grand air, sont des activités très ancrantes et le contact avec la Terre est de toute façon bénéfique. Les activités artistiques, la peinture, la sculpture, la poterie, la musique sont en fait très physiques. Je connais un grand musicien qui met la posture correcte en toute première place, comme préalable à toute exécution musicale et avant le talent.

Une fois que vous avez trouvé votre Voie, l’essentiel est la régularité. Il n’est pas profitable de papillonner ou de faire du zapping. Les personnes qui viennent régulièrement en shiatsu me disent qu’elles se sentent bien. Il est certain que la régularité y est pour quelque chose. A chacun son rythme, mais il faut du rythme.

Quelques points-vitalité

Terminons par quelques points. Votre corps vous offre à tout moment, à portée de la main, des points bienfaisants. Vous pouvez les stimuler à vos moments perdus : en réunion, dans un embouteillage, dans votre canapé, le matin au réveil... Plusieurs sites ou livres vous montrent leur emplacement exact. N’ayez pas peur d’être à côté, cherchez et faites confiance à votre ressenti : appuyez là où cela vous fait du bien.

Il n’y a bien entendu rien de magique ou d’instantané là-dedans, comme quand on pousse sur l’interrupteur et on allume d’un coup la lumière. Une stimulation régulière « apprête » le point, qui s’ouvre alors d’autant plus facilement s’il est bloqué.

MC 8 -  Le « Laogong » - Le Palais du Labeur




Dans la vidéo, je montre sur Céline ce point situé au centre de la paume de la main, au bout du medius quand on fléchit les doigts. Il renforce le corps dans son activité et permet de récupérer rapidement.





 
ES36 -  « SANRI » - Trois Lieues


A 3 pouces au-dessous de la rotule, sur l’extérieur de la jambe. Il ravive le Yang et fortifie l’Estomac, il favorise donc une bonne assimilation de l’énergie acquise. Sanri agit en cas de fatigue et est un point tonifiant pour tout l’organisme. C’est un point fameux des marcheurs, qui se le stimulaient toutes les trois lieues pour retrouver des forces et alléger les jambes.



VC6 – « KIKAI » – Mer d’énergie





Sur le ventre, un pouce et demi sous le nombril. Kikai tonifie le Ki, ancre, recentre… C’est le point central. Kikai doit être ferme et le plexus solaire détendu. Quand la base est solide, le reste peut se détendre. Très souvent, on observe le contraire. 





VG 4 – « MEIMON » – Porte de la Vie



Sur le dos, au dessous de l’apophyse épineuse de la 2e vertèbre lombaire. C’est le grand point de l’énergie vitale, au niveau des Reins. On peut le stimuler en frottant doucement et souplement cette zone avec les mains, sur toute la ligne horizontale. On peut aussi  frotter les surrénales, situées plus haut dans le dos. Toujours garder le bas du dos au chaud !





R 1- « YUSEN » – Fontaine jaillissante

Sur la plante des pieds, dans le creux qui se forme quand on fléchit les orteils. Premier point des Reins (et seul point de shiatsu sur la plante des pieds), c’est la « prise de terre ». Du temps où nous marchions pieds nus, il était stimulé en permanence. Une pression bien profonde à cet endroit réveillera votre énergie vitale. Et, le plus possible, marchez pieds nus.







Quand vous pratiquez, pratiquez toujours les deux côtés gauche/droit.

On se surprend parfois à avoir envie de masser ou de presser telle ou telle zone du corps. Ne réfrénez surtout pas cette envie. Même si vous ne connaissez pas les points, votre corps vous indique ses besoins !

Bonne vitalité !


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